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France : Politique en France

Fromantin : à gauche la centralisation, à droite la subsidiarité

Vendredi, Jean-Christophe Fromantin a tenu son premier meeting de son parti politique, Territoires en mouvement (TeM). Une trentaine d'élus locaux étaient présents. Maire "divers droite" de Neuilly depuis 2008, contre l'UMP, qu'il a également battu aux cantonales, il souhaite promouvoir la "défense des territoires" dans la campagne présidentielle. Il juge que la droite paye son abandon d'une logique de proximité. Candidat aux législatives dans la neuvième circonscription des Hauts-de-Seine, Fromantin n'a, pour l'instant, pas de candidat UMP en face de lui. Il répond au Point :

F"Je pense que la création de richesses et de valeurs doit procéder d'une logique territoriale et de proximité. La compétitivité se joue à cette échelle. Je prône une régénération de la politique, car nous avons un système trop centralisateur, qui plus est handicapé par une perte de confiance dans la classe politique et des marges de manoeuvre budgétaires trop faibles pour les collectivités locales. […]

Il y a un quiproquo sur la culture politique de la droite, qui devrait être celle de la subsidiarité, de l'initiative. Elle porte la responsabilité de développer ces valeurs de proximité, alors que la gauche a plutôt un tropisme centralisateur. À force de se perdre dans des parachutages absurdes, la droite a perdu beaucoup de terrain, qu'on va payer cher au moment des législatives. C'est pourquoi il est urgent d'avoir une ambition pour nos territoires.

Il y a quelques mois, vous disiez espérer que ces thématiques soient prises en compte dans la présidentielle. Trouvez-vous que cela en prenne la direction ?

Non. Pourtant, je pense que ces problématiques intéressent. […] Selon moi, le problème est plutôt dans le train de vie de l'État. La quote-part des collectivités locales dans la dette est de l'ordre de 8 %, et de 7 à 8 % dans le déficit. […] Si l'État avait le même ratio que les collectivités locales, nous n'en serions pas là…

Qui allez-vous soutenir en 2012 ?

Ce que je veux, c'est que le candidat socialiste soit battu par celui de ma famille politique. Et Nicolas Sarkozy est, aujourd'hui, le mieux placé. Je crois aussi qu'il vaut mieux ne pas changer de capitaine dans la tempête. Plus tard, nous verrons. Pour l'instant, il me semble que le véritable enjeu, ce sont les législatives."

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4 commentaires

  1. Idées très intéressantes sur le développement des territoires.
    Mais ”oublis” énormes :
    1/ l’endettement des collectivités locales est masqué par le fait que l’Etat central les finance, et que dans la dette de l’Etat, il y a aussi les conséquences de la fuite en avant dans l’endettement des collectivités locales.
    2/ M. FROMENTIN n’est pas candidat UMP aux législatives, mais l’UMP ne présente personne contre lui et il soutient N. SARKOZY : cela laisse un doute sur son degré de liberté personnelle.
    3/ Enfin, comment croire que son candidat qui n’a rien fait pour le désendettement de l’Etat, bien au contraire, soit crédible sur ce point, et à plus forte raison sur la subsidiarité ?
    M. FROMENTIN est très certainement un homme de droite. Mais comme tant d’autres, issus de ou dans l’UMP ou ailleurs, il est victime du mode de scrutin : si la proportionnelle intégrale existait, il pourrait se libérer de la dictature UMP/PS.
    C’est pourquoi, pour débloquer la société française, parmi les candidats issus du système politicien, l’élection de F. Hollande (une dose de proportionnelle) ou de BAYROU (proportionnelle intégrale à toutes les élections) seraient très supérieures à celle de N. SARKOZY.
    Y compris pour les PNN : car toutes les sensibilités, à partir de qq pourcentages de voix, auraient des représentants dans de nombreuses instances représentatives, obligeant la droite UMP, qui n’a plus de majorité électorale dans le pays depuis 1984, à choisir son camp.
    Et des hommes comme M. FROMENTIN et d’autres issus de l’UMP et du FN, et d’autres petits partis ou sensibilités, dont une frange ”chrétienne”, pourraient rebâtir la droite face à la gauche et la fausse droite.
    En ce sens souhaiter la victoire de SARKOZY c’est souhaiter la continuation de la cohabitation idéologique qui a commencé en 1958 entre droite pseudo conservatrice, et marxisme, féminisme, racisme anti français,étatisme socialisant, culture de mort etc…..

  2. enfin la droite qui s’assume. C’est lui que l’UMP devrait présenter aux présidentielles. Mais au lieu de cela, dès que l’UMP en aura l’occasion, elle lui fera la peau.
    S’il pouvait être l’embryon d’un vrai parti de droite conservatrice, c’est là mon plus grand souhait.

  3. Tout cela mériterait d’être débattue….
    Pourquoi s’opposer aux “parachutages” pour les élections législatives ? Les législatives sont des élections nationales, un député n’est pas un élu local !
    Et puis, la proximité… La vraie proximité, c’est celle du maire. Est-on plus proche de son président de conseil général ou régional que d’un ministre ? ça se discute, quand on voit que beaucoup de français serait incapable de dire qui est à la tête de leur conseil général ou régional…

  4. bravo ; du bon sens ; pas de culte de la personnalité ; pas de violence contre le candidat autre ; j’espère que beaucoup apprécieront. Il me semble que c’est ainsi qu’il faut réfléchir. Cela parait sain.

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