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France : L'Islam en France

François Grosdidier et l’Islam

Le député UMP de Woippy (Moselle), François Grosdidier, a annoncé avoir déposé deux propositions de loi
pour promouvoir l’égalité de culte entre l’islam et les autres
religions.

La première a pour objet de modifier la loi de 1905 pour permettre aux collectivités locales de construire des lieux de culte et la seconde d’intégrer l’Islam dans le droit concordataire d’Alsace et de Lorraine, comme le sont les religions juive et protestante.

Le député se questionne :

"Comment la République peut-elle exiger des musulmans de France le
respect des mêmes devoirs en leur refusant les mêmes droits qu’aux
pratiquants des autres grandes religions?"

La question est bien posée, mettant l’accent sur les inepties des relations entre l’Etat français et les religions. Elle montre aussi combien les droits sont devenus aujourd’hui premiers par rapport aux devoirs et met en exergue les contradictions profondes du système politique de la France qui s’est enferré depuis 1793 dans sa volonté de limiter, réglementer et contrôler les religions et la pratique religieuse.

La liberté religieuse n’est pas un droit accordé par l’Etat, mais un de ses devoirs.
"Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu" a dit le Christ après avoir avoir demandé "Cette effigie et cette légende, de qui sont-elle?". L’empereur y avait imposté le titre divin "auguste" et le droit de représentation accordé aux dieux. Le pouvoir temporel doit ainsi rendre à Dieu et à ses ministres les prérogatives religieuses qu’il prétend posséder en plus du culte qu’il doit à Dieu.

Lahire

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11 commentaires

  1. Ok pour que l’Islam ait les mêmes droits concordataires que les religions catholiques et juive en Alsace-Moselle.
    Mais si Grosdidier veut le concordat pour l’Islam sur l’ensemble de la France.
    Il faut qu’il en soit de-même pour l’Eglise et le Consistoire israélite (ce n’est pas le cas aujourd’hui).
    Et puis en 1805, les juifs ont par exemple renoncés à la répudiation et les catholiques ont été spoliés.
    A quoi les musulmans renoncent-ils eux? Apparement ni au moins au voile, ni au polygamisme.

  2. Ah bon, il faut aussi financer les bouddhistes, les scientologues, les satanistes, et les milliers d’autres religions, toutes les fausses mises sur le même pied d’égalité que la vraie. Comment voulez-vous que les gens s’y retouvent ?

  3. Mettre toutes les religions sur le même plan objectif, n’est-ce pas insulter le seul Dieu de la seule vraie religion?

  4. Un avis sur la liberté religieuse:
    « Il n’y a de liberté que de Dieu. La liberté humaine parfaite n’appartient qu’à Jésus-Christ et, dans le don divin qu’Il lui en a fait, à l’Église catholique. Elle seule est la religion véritable et la société parfaite dont les droits dominent tous pouvoirs et tous individus créés. C’est en vertu de leur appartenance à cette Église divine et vraie que tous les catholiques ont une pleine liberté de culte et d’apostolat en toute nation et tout État. C’est le fondement d’un droit familial, social, politique, international absolu et seul sacré. Les autres religions, étant dépourvues de toute preuve historique et de toute marque surnaturelle de vérité n’ont aucune autorité propre et ceux qui les pratiquent, même sincères, n’y ont aucun droit spécial autre que celui de la morale naturelle. Ni l’Église ni les États ne devront connaître de telles religions, ni leur accorder le moindre droit social, car l’erreur ne fonde aucun droit réel. Seules les exigences du bien commun et de la paix pourront amener une certaine tolérance qui, si vaste qu’elle soit, n’en sera pas moins un pis-aller, dangereux toujours pour la vraie foi, pour le bien surnaturel des sociétés et pour le salut des âmes.
    « Il ne faut donc parler de liberté qu’à propos des consciences particulières, qui ne peuvent être violentées : on ne peut en aucun cas contraindre personne à pratiquer une religion que sa conscience refuse comme mauvaise, invinciblement ; mais il ne s’ensuit pas que celle-ci puisse agir extérieurement selon son erreur. Bien plus, la société doit déployer tous ses efforts pour la ramener au vrai et la redresser selon le bien auquel Dieu l’appelle.
    « Déclarer violent que l’Église demande pour elle une liberté qu’elle refuse aux autres, c’est égarer les esprits, c’est renier le vrai Dieu, la vraie foi, l’unique Église de Jésus-Christ pour ne plus juger des choses que du point de vue de l’Homme, mis à la place de Dieu, autonome et absolu, libre de ses croyances et de ses actes sans restriction ! »

  5. Si on avait la liberté religieuse on aurait aussi le catholicisme religion d’Etat puisque ce sont ces catholiques qui ont fondé la nation française et fait la France.
    La liberté impose donc qu’on rende aux catholiques ce qu’on leur a volé en 1905, la justice qu’on rende aux catholiques ce qui leur appartient.
    Qu’ils rendent la France à la France !

  6. En clair ce qu’il voudrait c’est que les contribuables Francais ( collectivités locales ce n’est rien d’autre) paient la construction de mosquées , alors que d’une part les quelques lieux de cultes chrétiens (ou autres d’ailleurs) construits depuis 1905 l’ont été uniquement avec des deniers privés, au moment ou Sarkozy va exonérer les immigrés de tout ou partie du paiement de l’impôt sur le revenu et quand les pays musulmans du Golfe deviennent de plus en plus riches grâce à l’argent du pétrole ?
    Tous les ans les musulmans de France participent à une évasion importante de capitaux vers leurs pays d’origine. A eux de se prendre en charge et sortir de l’assistanat permanent en finançant leurs propres lieux de culte.
    François Grosdidier vous n’êtes pas que didier ! la troisième lettre de l’alphabet suivie d’une voyelle et d’une consonne s’appliquerait parfaitement à la seconde partie de votre nom !
    Quant au Concordat, c’est un héritage historique qui pour des raisons historiques ne peut s’appliquer qu’à un nombre fini de religions. L’étendre à d’autres religions reviendrait alors à l’étendre nécessairement à tout le territoire car il n’y aurait aucune raison que ce statut particulier puisse évoluer et augmenter une situation d’inégalité.

  7. « La liberté religieuse n’est pas un droit accordé par l’Etat, mais un de ses devoirs. »
    Encore une fois ATTENTION aux termes employés, on ne peut pas dire ou écrire qqchose sur la question de la liberté religieuse sans se relire et y réfléchir plusieurs fois, SURTOUT DE NOS JOURS, il faut être TRES PRECIS.
    « Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur !  » (saint Augustin)
    Le devoir de l’Etat n’est certes pas de faire mourir les âmes de la façon la plus funeste qui soit.

  8. @ Ronan :
    Merci de laisser penser que j’écris sans me relire ou sans réflechir!
    Benoît XVI et Jean-Paul II, pour les papes que nous avons connus, ont rappelé que la liberté religieuse était un devoir pour les Etats. Ce n’est pas de moi : La phrase que vous relevez est la pensée exacte de l’Eglise.

  9. Je m’excuse, en fait je ne pensais pas que c’était l’idée que vous vouliez vraiment exprimer.
    Le terme « liberté religieuse » est très ambigu et très délicat, et peut-être vaut-il mieux éviter de l’utiliser.
    Quant à la pensée exacte de l’Eglise, sans vouloir me battre à coups de papes ;o), je cite Gregoire XVI dans Mirari Vos:
    « … cette maxime fausse et absurde ou plutôt ce délire : qu’on doit procurer et garantir à chacun la liberté de conscience ; erreur des plus contagieuses, à laquelle aplanit la voie cette liberté absolue et sans frein des opinions qui, pour la ruine de l’Église et de l’État, va se répandant de toutes parts, et que certains hommes, par un excès d’impudence, ne craignent pas de représenter comme avantageuse à la religion. Eh !  » Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur !  » disait Saint Augustin (S. Aug. Ep. CLXVI). En voyant ôter ainsi aux hommes tout frein capable de les retenir dans les
    sentiers de la vérité, entraînés qu’ils sont déjà à leur perte par un naturel enclin au mal, c’est en vérité que nous disons qu’il est ouvert ce  » puits de
    l’abîme  » (Apoc. IX, 3). »
    Après qu’est ce que la « liberté religieuse » et correspond-elle à ce texte ? vaste sujet…
    Merci pour votre blog de très haute qualité.

  10. @ Ronan :
    La liberté de conscience n’est pas la liberté religieuse, vous avez raison!
    Quant à la cette deernière, je suis d’accord avec vous quand vous dites que son sens a été galvaudé. Mais cela ne nous dispense pas d’utiliser cette expression à partir du moment où on en connaît la définition. Et je pense même que cela est un devoir car JPII et BXVI l’utilisant, nous devons chercher à comprendre ce qu’ils disent.
    « Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres ». (Dignitatis Humanae, n. 2)
    Pour aller plus loin : http://www.thesocialagenda.org/francais/article2.htm#5

  11. « La liberté de conscience n’est pas la liberté religieuse, vous avez raison! »
    Ziouf, le raccourci est rapide! ;o)
    Les expressions sont multiples, par exemple:
    « La liberté civile de tous les cultes propage la peste de l’indifférentisme » (Pie IX)
    On peut certes chercher toutes sortes de nuances derrière chaque appellation, elles seront toujours ambigues car paradoxales. La liberté ne se trouve que dans la vérité (« la vérite vous rendra libre »), donc la liberté de choisir entre le faux et le vrai n’est pas une liberté.
    Si quelqu’un affirme que 2+2=3, il ne vient pas à l’idée de dire qu’il exerce sa liberté…
    C’est pourquoi chacun a sa propre interprétation quand il lit ces expressions…

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