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Avortement – débat

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Ce sujet a 2 réponses, 3 participants et a été mis à jour par  Nizet, il y a 5 mois et 3 semaines.

3 sujets de 1 à 3 (sur un total de 3)
  • Auteur
    Messages
  • #178571

    Mariano
    Participant

    Bonjour à tous.

    Je vous propose de débattre dans ce sujet à propos de la place de l’avortement dans la société. Faut-il l’interdire? Ou au contraire, l’autoriser?

    Venez proposer vos arguments, et essayons de débattre sans insultes, en respectant l’avis des autres. Je veux encore rappeler que les hommes ont parfaitement le droit d’exprimer leur opinion sur la question, et que tout argument du type “vous êtes un homme, votre avis ne compte pas” me paraîtra absolument nul.

    #181099

    Bernie
    Participant

    Bonjour,

    Je dirais que l’avortement n’a pas sa place dans une société civilisée.
    D’un point de vue catholique, tout d’abord, la question ne se pose pas, Dieu est seul maître de la vie.

    D’un point de vue laïc, accepter l’avortement revient
    – soit à considérer que le meurtre (tuer volontairement un être humain) d’innocents incapable de se défendre est une chose acceptable sous certaines conditions
    – soit à une définition de l’être humain excluant totalement ou jusqu’à un certain âge le fœtus.

    Si l’avortement n’est pas tuer un être humain, comment expliquer qu’il ait la même conséquence ?
    Si être un être humain requiert la conscience de soi, qui est à même d’affirmer à quel stade de développement le fœtus acquiert cette conscience ? Dans ce cas le risque est-il acceptable ?
    Si le meurtre d’un enfant est acceptable dans certaines conditions, alors pourquoi tout autre meurtre ne le serait-il pas ?

    #191806

    Nizet
    Participant

    Bonjour,

    L’avortement en soi n’est pas le problème de fond puisqu’il est permis par l’Église Catholique dans les cas de danger de mort de la mère portant l’enfant.
    (Soit dit en passant, je ne comprends pas les positions catholiques qui consistent à affirmer une opposition absolue à l’avortement, puisque ce serait alors anti-catholique.)

    Le problème de fond, c’est la politique pro-homicide, qui est la même que pour l’euthanasie ou le suicide assisté.

    Il y a une règle éthique de la protection de la vie qui est inévitable dans une civilisation (athée ou pas) attachée un minimum à sa survie ou à sa cohésion, et qui est impérieuse lorsqu’elle exprime un souci de prospérité sociale.
    Cette règle de bon sens n’a rien de religieux, c’est de la logique on-ne-peut-plus basique.
    Et cette règle n’a pour seule exception qu’elle-même, c’est-à-dire qu’elle n’autorise l’homicide que pour protéger plus de vies humaines.

    Au contraire, la politique pro-homicide est fondamentalement anti-sociale, et signe l’arrêt de mort d’une civilisation.
    Elle peut être motivée par une idéologie libertaire (être libre de sa vie implique d’avoir le choix d’y mettre fin sans entrave, y compris celle des autres si elle représente pour nous une contrainte), ou eugéniste (élimination des plus faibles), par exemple.

    C’est donc à cause de cette politique pro-homicide que rien n’est fait pour soutenir la vie dans les cadres de procréation problématiques, et qu’au contraire l’avortement soit considéré socialement comme le seul choix possible.
    Ce n’est pas parce que la législation est libertaire à propos de l’avortement que cela pose forcément un problème d’étique ou de civilisation. Si les maisons de planning familial apportait réellement un soutien pro-vie aux mères isolées et si les mesures sociales assuraient un avenir aux enfants issus d’une procréation problématique, l’avortement serait loin d’avoir une place de premier choix.

    Et pour terminer, il est une objection assez obscurantiste à laquelle il faut répondre lorsqu’on parle d’homicide à propos de l’avortement, et qui voudrait douter de la qualité d’être humain que dispose le fœtus.
    La science est implacable sur cette question. Le fœtus possède très tôt son propre système immunitaire, et marque par ce fait une indépendance irréfutable entre lui et la mère porteuse. Ce n’est donc pas une grossière protubérance charnue de la mère, mais bien un être vivant à part entière.

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