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après la manif

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Ce sujet a 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour par  PM2019, il y a 4 semaines.

2 sujets de 1 à 2 (sur un total de 2)
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  • #206922

    Id18
    Participant

    bonjour

    Je n’ai pas trop l’habitude de m’exprimer sur les réseaux sociaux mais il me semble qu’aucune discussion n’ait été lancée après l’article de Guillaume de THIEULLOY sur l’après manif…
    Je suis entièrement d’accord avec Mr de Thieulloy sur ce qui n’est jamais nommé et qui pourtant discrébilise totalement tous nos arguments contre la PMA si nous n’en parlons pas : la loi naquet autorisant le divorce… le divorce fait des enfants sans père (parfois sans mère) avec tous les drames qui vont avec! car quand le père disparaît de la vie de l’enfant au final il n’aura été rien de plus qu’un géniteur. Mais peut-être les divorce est-il trop présent dans les rang de la manif pour tous pour être attaqué…
    Donc loi Naquet, loi Taubira et loi sur la PMA je suis d’accord pour combattre les 3 d’un même front…
    OK pour le local même si des idées d’actions POSITIVES et UTILES me manquent (toute monde n’est pas fait pour être veilleur par exemple)
    et il faudrait que ce que vous appelez avec humour une sortie de messe de Versailles apprenne un peu l’humilité et ne se croie pas au dessus de tout le monde… Nous sommes (notre famille) ce que nous appelons catho tradis et notre participation au mouvement des gilets jaunes (manifs etc, notre gilet est toujours sur notre pare brise actuellement) ne nous a pas valu beaucoup de soutien dans nos chapelles. Oui avec les gilets jaunes nous côtoyons des gens bien différents de nous avec des idées ou des faits qui peuvent sacrément nous agacer (odeur omniprésente du pétard dans les manifs pour donner un exemple) mais ne sommes nous pas la pour apporter nos idées et tout ce que nous avons reçu là où parfois ( ouf ce n’est pas non plus tous les gilets jaunes) la misère culturelle, éducative etc se fait sentir?
    c’est trop facile de refaire le monde de son salon, c’est sacrément plus courageux de sacrifier son oeil , son bras, son avenir professionnel … en manif pour demander un monde meilleur!
    Si la gauche a infiltré à ce point les gilets jaunes il faudrait se demander si ce n’est pas de notre faute!!!! PAR NOTRE ABSENCE NOUS LEUR AVONS LAISSE LA PLACE!!!! nous sommes capable d’être 600 000 et même 1 million… nous serions autant pour dénoncer dans la rue ce que nous dénonçons depuis des années de chez nous les gilets jaunes n’auraient pas le même visage aujourd’hui.

    #207089

    PM2019
    Participant

    Bonjour.
    Guillaume de Thieulloy a publié le 15 octobre un texte dans lequel il soumet trois réflexions après la manifestation du 6 octobre :
    – il faut passer de la défensive à l’offensive,
    – il est impératif d’élargir la base sociologique de l’opposition à ce système totalitaire,
    – la force des manifestants réside dans leur implantation locale.

    Voici quelques éléments et quelques suggestions pour contribuer au débat.

    A propos du premier point, il s’agit moins de passer à l’offensive que d’être plus efficaces pour promouvoir nos idées. Ce qui implique de se poser la question des idées à promouvoir, et de la façon de les promouvoir.
    Concernant le second point, c’est vrai que pour être efficace, en démocratie, il faut être nombreux. Mais il faut être en démocratie, ou y revenir si on n’y est plus.
    Le troisième point est plus un constat qu’une réflexion. Reste à savoir comment on peut utiliser l’implantation locale.

    Les trois questions fondamentales sont donc :
    – quelles idées promouvoir, et sous quelle forme ?
    – et si nous ne sommes plus en démocratie, comment y revenir ?
    – si on arrive à augmenter le nombre de ceux qui partagent nos idées, comment utiliser cette force ?

    Voici quelques suggestions :
    – quelles idées promouvoir, et sous quelle forme ?
    Il faut admettre que les arguments chrétiens ne doivent pas être les seuls à être utilisés ou mis en avant : certes les chrétiens sont (ou devraient être) « le sel de la terre », mais a-t-on jamais vu un restaurant fonder sa publicité sur le fait qu’il met du sel dans sa cuisine ?
    Si la Manif pour tous est de fait une manifestation de catholiques, avec uniquement des arguments pour catholiques, peut-on sérieusement imaginer qu’un musulman ou un juif, tout aussi désireux de défendre la famille dans la société française, puisse facilement s’y rallier ? Imagine-t-on que des catholiques rallient en masse une manifestation organisée par des musulmans pour protester contre toute forme de discrimination ? Et pourtant, il y a bien matière à protester contre les discriminations à l’égard de la famille, du catholicisme, des handicapés, et j’en passe…
    Soyons donc lucides : « le sel de la terre » peut – et doit – promouvoir et défendre sa vision des choses, mais si les idées sont bonnes, elles peuvent forcément être présentées avec des arguments universels, que les tenants d’autres religions tout comme les athées convaincus pourront admettre si d’une certaine manière ils reconnaissent la loi naturelle inscrite au cœur de chacun.
    L’argument chrétien est sans doute plus facile à trouver dans certains cas, mais si nous croyons que chacun est créé à l’image de Dieu, alors il y a forcément un argument de portée universelle qui correspond à l’argument « chrétien ». Et c’est cet argument de portée universelle qui nous gagnera des alliés.

    – et si nous ne sommes plus en démocratie, comment y revenir ?
    Notre pays est une république, dont le principe est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » (art. 3 de la Constitution). Et on voit bien dans des exemples plus ou moins récents que le peuple est souvent mis en position d’accepter ce qui a été décidé pour lui.
    Au passage, il faut comprendre que dans le langage actuel, la démocratie consiste à prendre en considération les idées du peuple qui correspondent aux miennes, alors que le populisme consiste à prendre en compte les idées du peuple que je ne partage pas. Ce qui montre que ceux qui accusent les autres de populisme ne sont pas vraiment des démocrates.

    La crise des Gilets Jaunes a clairement montré que même pour le gouvernement, les députés ne représentent pas le peuple, puisque le président de la république a voulu discuter directement avec le peuple…
    Deux siècles après la Révolution, la mentalité française est encore telle que le Roi Président est l’interlocuteur normal du peuple.
    D’où l’idée de remettre le peuple au centre du dispositif politique. Et le seul moyen d’y arriver, c’est de modifier la Constitution pour instaurer d’une part le référendum d’initiative populaire, et la responsabilité personnelle de ceux qui détiennent une parcelle de l’autorité de l’Etat d’autre part.
    Pour parvenir à ce résultat, il faut passer par l’élection présidentielle : là, pas d’intermédiaire entre le citoyen et le président. On ne vote pas pour un appareil politique mais pour une personne clairement identifiée, avec un programme.
    Un candidat qui fonderait son programme électoral sur le respect de la Constitution, et donc sur la souveraineté du peuple, devrait recueillir facilement une majorité de suffrages, peut-être même dès le premier tour. En effet, il pourrait rassembler tous les opposants à des lois et autres réglementations très diverses, qui dans des domaines variés, vont à l’encontre du bien commun, ou ont démontré à l’usage leur caractère néfaste ou inutile.

    L’article 5 de la Constitution prévoit : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’État. »
    Notons que l’article 20 prévoit que «  le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation », ce même gouvernement étant responsable devant le Parlement…
    Il est flagrant que depuis le début de la 5ème république, la Constitution n’a jamais été appliquée correctement, puis que jusqu’à présent c’est le Président qui détermine la politique, le gouvernement et l’Assemblée nationale (du moins la « majorité présidentielle ») se contentant de suivre…

    L’élection présidentielle peut donc redonner le pouvoir au peuple, pour peu que le programme du Président soit de faire appliquer la Constitution, avec un moyen simple : dans les six mois suivants son élection, il soumet à un référendum une proposition de modification de la Constitution sur les points suivants :
    – seul le peuple, par référendum, peut modifier la Constitution (cela évitera les tripatouillages délestant les hommes politiques de toute responsabilité dans l’exécution de leur mandat) ;
    – tout détenteur d’une partie de l’autorité de l’Etat est personnellement responsable des décisions qu’il a prises : cette mesure ne vaudrait que passé un délai de cinq ans (terme d’un mandat) après ladite décision, pour éviter de déstabiliser le fonctionnement de l’État, mais ne serait pas sujette à prescription : la loi étant de portée permanente, la responsabilité correspondante doit l’être aussi ; l’objectif est que chaque détenteur d’une partie de l’autorité de l’Etat décide en fonction du bien commun, et non en fonction de son parti-pris politique ou de pressions émanant de lobbys ;
    – cette mesure s’appliquerait à :
    * tout homme politique (président, ministre, secrétaire d’État) qui aurait pris des décisions contraires au bien commun de la population française ;
    * tout député ou sénateur qui aurait voté une mesure qui à l’usage s’avère contraire au bien commun ;
    * tout haut fonctionnaire, dans l’administration nationale ou dans une administration internationale ou supranationale, qui aurait contribué à des décisions contraires au bien commun de la population française ;
    * tout magistrat, juge ou procureur, qui par ses décisions, aurait nui au bien commun de la population française.
    Pourquoi les catégories citées précédemment ?
    – les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires : parce qu’ils appartiennent au pouvoir exécutif, dont le rôle est de faire appliquer les lois. On pourrait y ajouter les élus et hauts fonctionnaires siégeant dans des organisations supranationales ou internationales : ils y ont été désignés pour représenter les intérêts de la France, pas ceux d’un parti, quel qu’il soit.
    – les élus au niveau national, parce qu’étant le pouvoir législatif, ils votent les lois au nom du peuple, et qu’ils sont tenus de travailler au bien commun.
    – les magistrats, parce que la justice est rendue au nom du peuple, et que le pouvoir judiciaire ne peut pas dire blanc à Paris et noir à Lyon.

    La modification de la Constitution pourrait être suivie d’une ordonnance qui, à l’exemple de celle du 9 août 1944, annule d’un coup de nombreuses mesures prises précédemment.

    On pourrait même proposer que les élus puissent être révoqués par les électeurs de leur circonscription (toujours avec un quota minimum) s’ils prennent des positions qui ne correspondent pas aux souhaits de leurs mandants. Après tout, dans la société civile, celui qui ne remplit pas correctement le mandat qui lui a été confié par son mandant peut se faire révoquer ; pourquoi en irait-il différemment dans la vie politique ? Un élu qui ne respecte pas ses engagements de campagne électorale ne peut plus avoir la confiance de ses mandant, et doit donc abandonner son mandat.

    – si on arrive à augmenter le nombre de ceux qui partagent nos idées, comment utiliser cette force ?
    M. Macron a brillamment démontré qu’on peut être élu à la magistrature suprême sans disposer au départ du soutien d’un parti politique, et qu’au contraire, ce sont les futurs députés qui ont besoin de l’appui du nouveau président. Mais il faut tout de même des électeurs… D’où le besoin d’une forte implantation locale, qui sera au moins aussi efficace que l’implantation des partis politiques décrédibilisés.

    Une fois la Constitution modifiée pour rendre au peuple sa souveraineté, et donc une fois la démocratie restaurée, il restera à trouver une majorité à l’Assemblée nationale pour constituer un gouvernement avec un programme politique donné.
    Certes, de nombreux députés pourront être élus avec l’appui du président de la république, mais il faudra qu’ils soient prêts à mettre en œuvre les idées qui font partie de leur programme électoral (il reviendra donc aux électeurs de choisir un représentant qui a des idées…)
    Qu’il s’agisse de faciliter l’élection d’un président qui veut restaurer la démocratie, ou celle de députés qui chercheront à mettre en œuvre certaines idées, l’implantation locale des soutiens actuels sera une force de mobilisation à utiliser autant que faire se peut : il est évident que tous ceux qui n’ont pas intérêt à ce que le système actuel soit remis en cause vont s’y opposer par tous les moyens (il suffit de voir comment ils pratiquent aux Etats-Unis contre M. Trump, qui n’est pas du sérail, ou au Royaume-Uni contre M. Johnson, qui veut le Brexit qu’a demandé le peuple britannique).

    Encore faut-il que les chrétiens, « le sel de la terre », aient la volonté et le courage de s’engager personnellement pour faire évoluer les choses. De même que la foi est une affaire personnelle, de même la vie civique doit aussi être une affaire personnelle.
    N’oublions pas la parabole du riche qui ignorait ce pauvre Lazare à sa porte. Œuvrer au bien commun commence dès qu’on franchit le seuil de sa maison.

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