Bannière Salon Beige

Partager cet article

Pays : Italie / Pro-vie

Forum et marche pour la vie à Rome

Le Forum romain pour la vie – Rome Life Forums’est tenu les 17 et 18 mai à l’Université pontificale Angelicum sur le thème de la conscience : les interventions du cardinal Raymond Burke, de Mgr Athanasius Schneider et de Stéphane Mercier ont particulièrement retenu l’attention de l’auditoire.

Mgr Schneider a développé l’idée selon laquelle l’Eglise ne se réduit pas au pontife romain, mais qu’elle est une réalité « plus vaste » que lui. A ce titre, un pape a « le même devoir qui incombe à tous les fidèles : celui de renoncer à Satan et de confesser la foi », a déclaré le prélat. Pour l’évêque auxiliaire d’Astana, la conduite à tenir si un pape ne confessait plus pleinement la foi, est celle-ci : « il faudrait l’aider, mais non pas porter des attaques à son encontre ». « Répondre à un pasteur qui soutient une hérésie », a conclu le prélat, doit se faire « avec respect, en opposant l’enseignement constant et inchangé de l’Eglise ».

Au second jour du Forum, le cardinal Raymond Burke a rappelé que les catholiques devaient résolument se mettre « sous la bannière de la Royauté sociale du Christ » afin de contrer les ennemis de l’Eglise qui tentent de « l’infiltrer et de corrompre l’Epouse du Christ par l’apostasie ».

« La conscience ne consiste pas dans la somme des pensées et des désirs que ressent un individu, mais elle s’enracine dans la Vérité qui seule peut purifier nos aspirations et les rendre conformes au commandement divin de l’amour de Dieu et du prochain ».

Le même jour, le professeur Stéphane Mercier – renvoyé de l’Université catholique de Louvain pour avoir défendu la vie contre l'avortement – a réfléchi sur le compromis avec l’esprit du monde qui gagne l’Eglise.

« Le règne du ‘politiquement correct’, l'idéologie du ‘genre’ et les lobbys libéraux ont désormais gangrené les universités partout dans le monde, interdisant le recours à un discours fondé sur la raison naturelle ».

Stéphane Mercier déplore aussi que « même les institutions catholiques abandonnent leurs principes pour faire bonne figure aux yeux du monde ». Dans ce contexte, il n'est guère étonnant de voir « les responsables ecclésiastiques et les pasteurs emboîter le pas en sacrifiant une foi sans compromis sur l'autel de la mondanité et de la sentimentalité ». « Se tenir debout pour la Vérité avec un grand ‘V' a un prix, mais il faut plus que jamais demeurer ferme, car ‘si le sel perd sa saveur, avec quoi l’assaisonnera-t-on’ ? »

Rome18mvieafiche-750x420Des dizaines des milliers de marcheurs étaient présents samedi 19 mai pour défendre la vie, 40 ans après la légalisation de l’avortement en Italie. Au départ de la piazza de la Repubblica, le cortège a traversé le centre de la ville éternelle et est arrivé vers 17h à la piazza Venezia église della Madona de Loreto. Plus de 20 pays étrangers étaient représentés, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, l’Irlande, l’Espagne, la Lituanie, le Portugal, les Etats Unis, le Canada, l’Argentine, le Pérou, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, l’Inde, la Belgique avec le prof Stéphane Mercier et bien sûr la France avec la présence de Jeanne Smits, d’Olivier Figueras et d’une délégation de Droit de Naître.

Parmi les interventions des délégations étrangères, on retiendra celle de la mère de Vincent Lambert, Viviane Lambert, qui, très digne, a dénoncé avec force la volonté de l’hôpital de faire mourir son fils, lourdement handicapé mais nullement en fin de vie. Se sont joints à la Marche de nombreux ecclésiastiques, le cardinal Raymond Leo Burke, Mons. Carlo Maria Viganò, Nonce apostolique émérite des Etat Unis d’Amérique, Mons. Luigi Negri, Archevêque émérite di Ferrara-Comacchio, et des religieuses, des élus et beaucoup de familles avec leurs enfants portant dont les ballons colorés ont marqué d’une empreinte joyeuse la ville.

Virginia Coda Nunziante, Présidente de la Marche pour la vie, a clôturé rappelant que cette année est marqué par le tragique anniversaire en Italie ou les quarante années sont passé depuis l’introduction de la loi 194 sur l’avortement: ” Il y a un livre de vie et il y a un livre de la mort. Dans ce livre de la mort daté du 22 mai 1978 est écrit avec des caractères de sang, le sang de près de 6 millions des victimes « auxquelles il faut ajouter les 50 millions d’enfants meurent chaque année dans le monde».

Nous ne voulons pas passer cet anniversaire sans demander l’abrogation de la loi 194 et, en attendant, supprimer immédiatement des dépenses publiques les 2 ou 3 milliards d’euros consacrés chaque année à tuer nos enfants. Dénonçant une crise de santé publique, elle a déclaré que l’avortement reste de la responsabilité incroyablement unique de l’Etat, donc tous les contribuables: » Notre société est très hypocrite, avec maintenant l’eugénisme et l’infanticide d’État, dont nous avons eu un exemple dramatique en Grande-Bretagne avec le meurtre du petit Alfie Evans». Et une figure humaine a été dédiée au petit Alfie, composée par des jeunes venus sur scène, et le lancement final de nombreux ballons vers le ciel.

Le rendez-vous pour la vie est pris pour la prochaine édition de la Marche nationale pour la Vie sera le prochain 18 mai 2019 toujours à Rome.

Partager cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services