Bannière Salon Beige

Partager cet article

Culture de mort : Idéologie du genre / Homosexualité : revendication du lobby gay

Formation d’été : Caritas in veritate vs la théorie du genre

La période de l'été est souvent peu propice à une actualité fournie, même s'il faut rester vigilant face aux acteurs politiques qui profitent souvent des vacances pour avancer de noirs desseins comme c'est actuellement le cas pour la loi sur la suppression certes progressive du repos dominical.

Tdc   L'encyclique sociale de Benoît XVI, parue en ce début d'été, est l'objet de nombreuses analyses et parmi elles, celle de monseigneur Tony Anatrella revêt un caractère capital. Psychanaliste et spécialiste en psychiatrie sociale, consulteur du Conseil pontifical pour la famille et du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé (déjà cité ici), il enseigne la psychologie à Paris. Il vient de publier "la tentation de Capoue – Anthropologie du mariage et de la filiation" aux éditions Cujas. Il est une référence sur la question de la théorie du genre qui nous concerne tous.

En effet, l'application de cette théorie se retrouve dans tous les changements sociétaux actuels et particulièrement dans le milieu de l'éducation - surtout celle auto-proclamée nationale - et touche donc directement nos enfants sans que nous n'y prenions garde :

"La théorie du genre est ainsi à l'œuvre dans diverses directions : celui de la santé, de la famille et de l'éducation sans que les citoyens ne réalisent ce qui se passe et encore moins les enjeux quand on veut instituer des orientations sexuelles à la place des deux seules identités qui existent, celle de l'homme et celle de la femme. Il est pour le moins impertinent de faire passer une orientation sexuelle pour une identité. Nous ne sommes pas sur le même registre. (…)

Ainsi en France, la jurisprudence européenne oblige à réformer la majoration de durée d'assurance dont bénéficient les mères pour leur retraite. Deux ans de cotisations pour la retraite sont offerts aux mères à la naissance de chaque enfant. La Cour de cassation vient de reconnaître ce droit à un père qui a élevé ses enfants. Ce privilège réservé aux mères est maintenant remis en question au nom d'une vision égalitariste entre hommes et femmes pour répondre à l'idéologie du genre soutenue par Bruxelles. Nous sommes loin de ce que propose l'Église à travers la complémentarité réaliste des sexes".

Monseigneur Anatrella vient de donner à Zenit une analyse de cette théorie du genre à la lumière de caritas in veritate :

"Évidemment, il s'agit là d'un point particulier des propos du Saint-Père. Mais on perçoit tout au long de ce document une préoccupation intellectuelle qui vise à répondre à l'argumentaire de cette théorie du genre qui devient une norme internationale et pose de très nombreux problèmes anthropologiques. Une idéologie contraire au bien de l'humanité".

Mta Cette réflexion en trois volets de ce grand spécialiste permet d'une part de mieux connaître cette pieuvre qui étend ses tentacules à l'insu d'un grand nombre de citoyens et de mieux comprendre en quoi elle s'oppose à la vérité et donc à la vision chrétienne de l'homme, de la femme et de l'amour. Une première approche de cette théorie :

" La théorie du genre est hasardeuse dans le sens où elle établit et institue une lutte de pouvoir entre les hommes et les femmes, au mépris de leur complémentarité. Elle nie également le rôle structurant de la différence sexuelle pour laisser entendre que le masculin et le féminin ne sont que des réalités construites socialement et ne sont pas inhérents à la personne de l'homme ou de la femme. Une façon d'évacuer la singularité du sujet. Elle privilégie enfin les orientations sexuelles pour en faire diverses identités qui auraient toutes la même qualité et la même valeur. Autrement dit, nous sommes dans le déni de l'être de l'homme et de la femme au bénéfice d'une sorte d'asexualité qui débouche en même temps sur la légitimité de toutes les orientations sexuelles (…)

Dans cette idéologie du genre le primat est principalement mis sur la disparition des distinctions entre l'homme et la femme. Autrement dit, rien ne doit empêcher la femme de devenir l'égale de l'homme tout en dénonçant une domination et un pouvoir masculins. Judith Butler, philosophe de l'idéologie du genre, ne va-t-elle pas jusqu'à prescrire aux femmes, dans son livre Le trouble dans le genre, de refuser la pénétration sexuelle avec un homme qui est le signe de sa domination sur la femme. Cette opposition mais aussi ce refus dans la pensée de Butler de son désir de l'homme, dans lequel la plupart des femmes ne se reconnaîtront pas, sinon il y aurait de quoi s'inquiéter sur la santé mentale de l'humanité, est symptomatique du déni de la différence sexuelle qui structure la théorie du genre".

Voici donc un sujet de formation particulièrement d'actualité et que l'été nous permet de creuser. Il semble en effet urgent de l'approfondir pour mieux s'armer afin de mieux oeuvrer au bien commun et d'en préserver ceux qui peuvent l'être, à commencer par ceux que le Seigneur nous a confiés (Premier, deuxième et troisième volet).

Partager cet article

5 commentaires

  1. Ses ouvrages sont toujours très intéressants. Sa position ne m’étonne pas, lorsqu’on s’intéresse à la psychologie et à la psychanalyse. Le fait qu’il soit prêtre lui donne cette capacité de relier l’encyclique à la science, à lire donc !

  2. Voilà le genre de préoccupations que les passagers du Titanic tenaient dans leur salon quelques minutes avant de sombrer.La France coule à pic .. et “on s’occupe du sexe des anges”…!Désolant
    [Au vu de la pertinence habituelle de vos commentaires, je crois, cher Senex, que vous n’avez rien lu de ces articles, sinon vous ne remettriez pas ainsi en cause une des préoccupations majeures du Pape et l’analyse d’un de ses conseillers les plus chevronnés. Il ne s’agit pas du “sexe des anges”, mais d’une idéologie qui est un des icebergs de notre pays, de notre culture chrétienne et qui est à la base de tant de maux de la France en particulier :
    – destruction de la famille : filiation,
    – destructuration de la personne humaine,
    – négation de la nature humaine,
    – négation de la dignité de la personne (regardez les modes vestimentaires),
    – négation complète de l’intervention divine dans toute la vie,
    – culture de mort : avortement & euthanasie,
    – lobbies gays et propagande homosexuelle,
    – dénaturation du mariage et du rôle des époux,
    – etc.
    et vous appelez ça, le sexe des anges! Mais allez-y, lisez!
    C’est vrai que le but de cette idéologie est de détourner l’homme de son origine divine et de nier l’intervention de Dieu dans la Création. Et c’est bien parce que cette idéologie touche au sexe que ses défenseurs et propagandistes la savent ignorée et “snobée” par grand nombre de cathos trop complexés sur cette question et trop préoccupés à sauver leur face et leur réputation, héritage de la pudibonderie du XIX°. Et pendant ce temps, elle sape notre France, “pire que le communisme” : elle détruit l’Homme de l’intérieur, tandis que les “âmes pures” ne se saliront pas à combattre ce qu’ils considèrent comme un sale ennemi. Foutaise!
    L’idéologie du genre est sans doute le pire de nos ennemis aujourd’hui et doit être combattu.
    Lahire]

  3. Un bon petit livre à emporter sur la plage: “La femme éternelle” chef d’oeuvre de gertrude Von Lefort, femme de lettres allemande (1876-1971
    extrait: ” Seule une époque aussi défaillante sur le plan religieux ou naturel que la notre peut voir dans l’apostolat maternel une manière de déprécier la femme” c’était écrit en…1934

  4. L’idéologie du genre sera traitée par Yves Daoudal lors de l’UDT du Centre Charlier. Il reste encore quelques places : http://bernard-antony.blogspot.com/2009/05/xxxe-universite-dete-du-centre-charlier.html

  5. Merci très cher Lahire , toujours au créneau.Bravo ;Cette petite intervention de ma part ne visait que les “‘idéologues du genre”qui détournent notre attention des gravissimes problèmes de survie physique que nous connaissons en ces jours tragiques et qui demanderaient des réponses physiques d’urgence.Je vis avec des personnes qui ne savent pas comment ils vont nourrir, ce soir, leurs enfants, en France ,àvec des gens qui sont à l’extrême bord du gouffre, suicidaires et prêtes à tout simplement pour vivre PHYSIQUEMENT;alors vous comprendrez que les questions de “métaphysique” passent au second plan.Ce que j’appelle maladroitement certes “le sexe des anges”Primum vivere, dum philosophare”D’abord vivre, ensuite philosopher.”Il est urgent de défendre nos familles, physiquement, je le répète. Ventre affamé n’a pas d’oreilles. Des enfants pleurent, des familles sont en plein éclatement dans la “crise” qui n’est qu’une préface au désastre “titanique” qui se présente, comme un tsunami anarchique et violent qui va tout emporter.
    Alors vous comprendrez pourquoi il faut “sérier” les “urgences.”Mgr Ghika, mon maître, disait” Malheur à moi si pour mon prochain, le Ciel est seulement un endroit où l’on n’a plus faim”Lutter par tous moyens (légaux)spirituels et matériels contre la vague de désespoir qui submerge toutes les valeurs et restaurer le monde in Christo. La sainte Vierge nous en a donné depuis des siècles les ARMES : prière et pénitence. Nous sommes bien d’accord.
    Très cordialement .Merci de “votre bravoure”, terme que l’on emploie en tauromachie pour désigner un taureau qui est “brave”, combattif…Olé

Publier une réponse

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Privacy Settings saved!
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services