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Homosexualité : revendication du lobby gay / Valeurs chrétiennes : Education / Valeurs chrétiennes : Famille

Fonction maternelle, fonction paternelle : toute une histoire !

Pour ceux qui cherchent à savoir comment "on" a pu préparer l'opinion à accepter la dénaturation du mariage et sa légalisation, pour ceux qui cherchent des causes à la déchéance à laquelle nous nous opposons aujourd'hui, cette conférence d'un pédiatre apporte des éléments de réponse. Elle se conclue ainsi :

"Reste encore à savoir comment cela s’est produit ?

Le processus évolutif qui a toujours été fort lent, s’est brutalement
accéléré, me semble-t-il, à partir de la fin de la seconde guerre mondiale.

Quand j’évoque un processus évolutif lent, je fais allusion aux
changements qui ont affecté depuis toujours les sociétés sous l’impulsion de
quantité de facteurs qui vont des discours philosophiques jusqu’aux progrès
techniques, en passant par les facteurs économiques aussi bien que par les
orientations politiques.

Je soutiens donc, pour ma part que la seconde Guerre mondiale, celle de
39/45, a constitué la charnière à partir de laquelle s’est produite la bascule
dont nous vivons les conséquences
.

Je pense que l’hécatombe qu’a constituée la guerre de 39/45 n’a pas pu
avoir d’autre résultat que de faire réinvestir, d’une façon massive et
jusque-là inédite, la vie qui avait été foulée aux pieds.

Pourquoi cette hécatombe-là, me dira-t-on, et pas celle, guère moindre,
de la Guerre de 14/18 ?

La question est d’autant plus pertinente que Freud écrivait déjà en
1929 : « Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des
forces de la nature qu’avec l’aide de celles-ci il leur est facile de
s’exterminer les uns les autres ; il le savent, d’où une bonne part de leur
inquiétude, de leur malheur et de leur angoisse. »

Pourquoi alors 39/45 tout de même et plus que 14/18 ?

D’abord parce que la Guerre de 14/18 a été une guerre du XIXème siècle
et que le contexte religieux et social favorisait encore la cellule familiale
classique
. Et ensuite parce que l’hécatombe de 39/45 a comporté deux facteurs
dont on ne mesure toujours pas assez les conséquences :

  • La shoa – parfait exemple de l’extermination de masse : gigantesque,
    délibérée et gratuite …
  • et l’usage de la bombe atomique : un mode d’extermination qui a si bien
    fait ses preuves que, loin de le condamner ou de le fuir, nombre de pays en
    sont fascinés.

Jamais jusque-là, la mort n’avait à ce point envahi le quotidien de
chacun, bouleversant insidieusement tous les modes de penser.
Jamais jusque-là,
la mort n’avait été perçue comme imminente et faisant partie d’un processus
suicidaire qui pouvait très sérieusement constituer une option de l’espèce.

Jusque-là, la mort était pensée comme une ponctuation du règne de la
vie. À partir de là, la vie a été pensée comme une ponctuation miraculeuse dans
le 
règne de la mort. Il fallait donc en profiter et la remplir en
particulier… de plaisir !  

Ce qui s’est manifesté par un investissement massif et obsessionnel de
tout ce qui pouvait témoigner de cet objectif hédoniste !

Et quel a pu être le signifiant majeur accessible de cet objectif sinon
l’appétence au plaisir qui se manifeste de façon éclatante chez le tout petit ?

Ça a été l’époque du fameux baby-boom.

Ça a aussi été, sous l’effet du plan Marshall, le passage de la société
de pénurie à la société d’abondance, le début de ce qu’on a appelé les « trente
glorieuses ».

Et les enfants se sont mis à être gâtés et satisfaits infiniment plus
que ne l’ont jamais été leurs ancêtres et encore moins leurs parents. Ce n’est donc pas par hasard qu’on verra ces mêmes tout-petits,
quelques décennies plus tard, produire Mai 68. Et quels sont les mots d’ordre qu’ils martèleront en Mai 68 ?

  • « Tout tout de suite »
  • « Il est interdit d’interdire » et
  • « Jouir sans entrave »

Manifeste dans lequel on peut reconnaître sans conteste :

  • le credo de la toute puissance infantile,
  • comme celui des mères rétives à la Loi de l’espèce,
  • les uns et les autres désireux de demeurer indéfiniment dans le plaisir
    qu’ils se donnent mutuellement et déterminés à y parvenir en rejetant toute référence au
    père et en dénonçant véhémentement toute notion de contrainte ou de limite !

Manifeste qui dit on ne peut plus clairement :

  • qu’il n’est pas question d’intervenir sur la relation qui unit naturellement
    mère et enfant dès la naissance,
  • pas plus qu’il n’est question de continuer à supporter l’existence dérangeante
    de l’autorité d’un père.

Manifeste dont l’énoncé, encore une fois on ne peut plus clair, est
ouvertement destiné à évacuer, outre toute forme d’autorité, la contention
générée par l’éducation.
Puisque, comme je l’ai développé dans tout un ouvrage,
l’éducation

  • procède d’abord et avant tout de la mise en place d’interdits,
  • et qu’elle fait reporter dans le temps la satisfaction des besoins.

On sait que ces mots d’ordre ont été relayés par les mouvements
extrémistes luttant contre toutes les formes d’autorité et toutes les limites
qu’elles mettent en place.

Comme pour se donner bonne conscience, nos sociétés ont lâché du lest :
elles ont définitivement supprimé le soutien qu’elles avaient apporté depuis
des millénaires au père.

Exit donc le « chef de famille ».

Exit aussi le respect de la différence sexuelle, réduite à sa seule
signification biologique !

La parenté a cédé le pas à la parentalité, laquelle a mis en place le
couple le plus inégalitaire qui ait jamais existé.

On a invité le père a être une « mère de substitution » et on lui a
même offert un « congé de paternité »
destiné à le formater au strapontin de la
nouvelle assise qu’on lui a concoctée en guise de consolation !

Et est-ce étonnant qu’on ait vu, depuis le milieu des années 1970, se
multiplier, comme je l’ai déjà dit, le nombre de femmes faisant seules des
enfants?

Est-ce étonnant qu’on ait vu l’institution du mariage désinvestie et
les divorces se multiplier pour donner naissance aux familles recomposées avant
de se décomposer à nouveau ?

1968 a préparé 1975 et la maîtrise totale de la contraception.

À partir de cette date, l’enfant qui vient par l’effet d’une volonté
capable de censurer le désir, est récupéré par ses parents, et par sa mère en
particulier, comme un objet narcissisant avant tout et auquel rien ne doit être
refusé parce qu’il ne doit pas connaître la moindre frustration.

Le règne du « oui à tout » est advenu et définitivement adopté comme le
seul valable.

C’est ainsi qu’a été plus encore abandonnée l’éducation !

C’est ainsi que nos sociétés ont fabriqué des pervers à tour de bras !

Sur fond d’applaudissements de la société de consommation.

La désintégration de l’institution familiale et l’abandon de
l’éducation vont en effet totalement dans le sens des ses objectifs
: il n’ y
aura plus de frein à la satisfaction des besoins comme des caprices. Et si cela
entraîne la fracture du couple, ce n’est pas plus mal : on aura deux adultes
consommateurs au lieu d’un couple !

Sur fond d’applaudissements du cheval de Troie que constituent les mouvements
féministes
qui n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer et stigmatiser
l’oppression dont les femmes ont depuis toujours été l’objet.

Sur fond d’applaudissements enfin des homosexuels pour lesquels la
différence sexuelle n’existe pas et qui sont parvenus à promouvoir la théorie
du genre et à en imposer l’enseignement comme matière scientifique
".

(Merci à VR)

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8 commentaires

  1. Sans parler non plus de la morale laïque pour bien enfoncer le clou le matraquage idéologique de notre temps à nos jeunes bambins…

  2. Il faudrait remonter à 1789,me semble t-il.
    Nous vivons sous la “terreur révolutionnaire” depuis cette époque.Rappellons que la révolution s’est inscrite dans le sang versé d’innocents.Je pense à nos religieux massacrés et à la famille royale en particulier à Louis XVII.
    Dans ce contexte,tant qu’un Roi ne reviendra pas,nous sommes cuits!
    Nous avons heureusement Dieu pour garder l’Espérance

  3. L’analyse est pertinente, exceptée en ce qui concerne la guerre de 1914-18. En effet, il n’est pas exact d’écrire que cette guerre est une guerre du XIXe siècle, car c’est sans compter sur la profonde métamorphose qui s’est opéré durant toute la durée du conflit. Si, en effet, le combattant de 1914 appartient au XIXe siècle, celui de 1918, au contraire, appartient au XXe siècle. Le combattant de 1918, c’est déjà celui de 1939-40.

  4. Je “plussoie” plum : la guerre mécanique de la fin de 14/18 a déjà imprégné les esprits de la notion de mort automatique, sans cause naturelle, ce qui entraînera les “années folles” et leur débridement en tous genres. Le cortège d’horreurs était dans les têtes bien avant la shoah, exprimé par le “plus jamais ça !” de tous les anciens combattants et la guerre de tranchées a provoqué une répulsion de la mort que la guerre de mouvement de 39/45, aussi absurde que la précédente, n’a pu qu’amplifier.
    Ajoutons que l’hécatombe des hommes a donné aux femmes une forme de pouvoir inhabituelle dont certaines ont profité outrageusement pour au moins tenter de faire basculer l’équilibre psychologique du pays, ce que démontre en filigrane, l’article.

  5. Je pense que bien plutôt, c’est la sécularisation qui a apporté cette évolution. La religion catholique, c’est le Nord. Nous avons volontairement cassé la boussole, nous avons perdu le nord. Il faut dire qu’une grande partie du clergé y a aidé toute la société. Quand l’abbé de la Mrorandais milite ouvertement pour le prétendu “mariage homosexuel”, comment voulez-vous que le peuple ne perde pas le nord ?
    Le culte du Christ-Roi fondé sur la liberté religieuse française est la seule solution, mais pour cela il nous faut nous boucher les oreilles à certains discours ecclésiastiques et invoquer les droits de l’homme, donc les droits des Français, contre un certain clergé. Et je ne suis ni lefebvriste, ni sédévacantiste…

  6. “on aura deux adultes consommateurs au lieu d’un couple !”
    Remarque très pertinente, le divorce coûte très cher car il faut doubler les équipements d’une famille éclatée en vue de la garde alternée, maison, voiture, chambre des enfants, jouets, etc…

  7. C’est une erreur majeure de dire que la guerre 14-18 etait une guerre du 19° siecle, il s’agissait de la premiere guerre industrielle avec les premieres armes de destruction massive telles que la mitrailleuse.
    De ce fait, pour la premiere fois, le courage du combattant ne comptait plus guere, la victoire revenait au camp capable de produire le plus grand nombre d’armes; à cet egard les historiens savent que les premisses etaient visibles lors de la guerre de secession.
    Les allemands y avaient des observateurs, les français non…

  8. De fil en aiguille on est loin du problème énoncé.
    La toute-puissance infantile ? Elle n’empêche pas les 200 000 avortements annuels en France !
    On n’est pas vraiment dans le cas de ce qui est pensé clairement est exposé aisément.

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