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France : Société

Fofana : Convergences nationales pour la peine de mort

Communiqué :

"Pour Convergences Nationales, la condamnation de Fofana à la « réclusion à perpétuité », assortie d'une « période de sûreté de 22 ans » apparaît comme bien légère, compte tenu de la torture longuement infligée à la victime par son bourreau. L'assassin, qui continuait à fanfaronner et à narguer la cour à l'énoncé du verdict, sera à nouveau en liberté dans 20 ans et cette perspective apparaît insupportable.

En réalité, c'est bien la mort qu'il méritait, comme cela devrait être le cas également pour les assassins d'enfants. Pour Convergences Nationales, le rétablissement de la peine de mort dans certains cas, est indispensable et elle devrait redevenir la clef de voûte de notre système pénal. Car dans ces cas, ignobles, c'est la seule peine réparatrice possible, au-delà de son aspect dissuasif".

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13 commentaires

  1. Cette question est traité par “le Bon Larron” crucifié en même temps que Jésus: lui même déclare: c’est juste ce qui nous arrive, après ce que nous avons fait, mais Lui , Il n’a rien fait de mal…
    en y réfléchissant, pour moi la condamnation du larron est justement sa planche de salut (éternel , bien entendu) car elle le conduit à reconnaître la gravité de son péché , et du même coup ouvre la porte à la Miséricorde Divine qui lui donne de reconnaître l’Innocence et la Royauté de Jésus, pourtant cachées au regard des hommes. Souviens toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne. si il n’avait pas été condamné à la peine capitale , voire excusé au pire cas, aurait-il été sauvé? repensons à Pranzini condamné à mort et qui embrasse la croix suite aux prières de Thérèse, juste avant son exécution. Voyons Jacques Fesch, lumières sur l’échafaud, si lui aussi avait eu une peine légère, il aurait été épargné pour un temps mais après…quelle éternité? je pense à ces lectures que parfois la peine capitale est une planche de salut pour ceux qui savent la saisir à temps , après ce qu’ils ont fait.

  2. Tiens donc…
    Finalement, cela ne m’étonne pas : il est maintenant tacitement convenu que la vie humaine ne vaut rien. On n’est plus à ça près, n’est-ce pas ?
    La Charité chrétienne, la possibilité de la repentance… tout cela n’a évidemment plus aucun sens, puisque seule compte l’émotion instantanée. Il faut croire fermement en la grâce pour espérer la conversion et le repentir d’un homme, au lieu de réclamer vengeance…

  3. si les moyens non sanglants suffisent a défendre les vies humaines contre l’agresseur et à protéger l’ordre public et la sécurité des personnes ,l’autorité s’en tiendra à ces moyens ,parce que ceux ci correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun et sont plus conformes à la dignité de la personne humaine .(ref :2267 /catechisme catho.)

  4. @ Gilles :
    Les exemples que vous citez font état d’une peine de mort rédemptrice, car agissant comme une juste pénitence…
    Mais qu’en est-il des “erreurs de casting” ? Imaginez un Patrick Dils à l’ère de la peine de mort…
    N’est-ce pas pour cette raison que la peine de mort a été supprimée ? Pour conserver la possibilité de corriger les erreurs judiciaires ?

  5. Fofana passera donc 20 ans en prison, où il sera traité en héros par ses condisciples en tant que tueur de blanc et de juif, fera écrire ses mémoires, ou un roman policier, sortira dans 20 ans et tuera à nouveau.
    Je suis d’accord avec le fait que la peine de mort ne devrait être appliqué que dans des cas exceptionnels (légitime défense de l’Etat, crimes infâmes sans la moindre possibilité de réhabilitation (qui commence par le repentir, évidemment complètement absent en l’espèce, aujourd’hui et dans 20 ans). Mais sombrer dans l’angélisme ne servira à rien (si au moins on additionnait les peines : meurtre infâme sans le moindre repentir (60 ans) + torture (25 ans) + enlèvement (15 ans) + etc = environ 150 ans de prison incompressibles).
    Toute vie humaine est sacrée.
    La vie humaine innocente est inviolable par définition.
    La vie d’un dingue qui menace de détruire des vies innocentes peut être supprimée par la puissance publique sans que cela constitue un crime.

  6. @AncillaDomini
    Les exemples que je cite de mémoire , de personnes condamnées à mort, ne nient pas leurs crimes.Ils reconnaissent par leur attitude , leurs paroles et leurs actes finaux , la responsabilité et la gravité de ce qu’ils ont commis. I n’y a pas de place pour l’erreur judiciaire. Mr Fofana n’a pas nié son acte. Tout est établit. A l’extrême , la condamnation à mort de Jésus Lui même ouvre les portes de la rédemption et Lui donne de venir nous rejoindre et nous chercher jusque dans notre mort. Là où il n’y avait pas de passage, une voie a été ouverte pour ne plus se refermer. Le Christ ressuscité ne meurt plus…Si il n’y a avait pas eu condamnation à mort du Christ, pas de rédemption non plus. Il le déclare Lui même: “c’est pour cette heure que je suis venu.”
    Il est certain que la société engage une responsabilité dramatique dans la possibilité d’une condamnation si radicale. Pas d’erreur possible. En fait il était plus simple de supprimer une telle possibilité.Quelque part on limite la porté de la condamnation car on reconnaît que l’erreur est toujours possible. Cependant tout homme meurt un jour ou l’autre et la question finale est bien la suivante: que sera notre éternité? les personnes qui se sont octroyées le droit d’ôter définitivement la vie de leur semblable dans cette vie présente ont bien commis un acte définitif. Ils ont posé un acte qui nécessite absolument une reconnaissance de gravité et dans certains cas la mort étaient alors une offrande réparatrice. “pour nous c’est juste” et ils sont alors justifiés. Leur vie d’éternité est rachetée à ce prix. Notre société relativiste ne comprend plus ou pas la rédemption et donc refuse d’entrer dans cette voie ultime.

  7. Au moins la prison à vie, sans sortie possible, dans les cas les plus monstrueux comme Fofana.

  8. Le monde carcéral n’incite pas à la repentance, il avilit encore plus les criminels de part la débauche qu’on y trouve.
    L’emprisonnement ne doit être qu’une sentence provisoire en attendant la condamnation définitive.
    La peine de mort en revanche donne l’occasion au coupable de se racheter par le regret de ses péchés et l’acceptation de cette juste sentence, car elle lui permet, voyant le mort venir, de s’interroger sur le sens de la vie qu’il a menée.
    Je trouve les exemples de Gilles très pertinents.
    Il faut bien distinguer le meurtre par vengeance qui est fermement condamné par le décalogue et par le loi du Christ (“tu ne tueras point”,”aimez vos ennemis”), et la juste sentence de mort appliquée au coupable par pure justice, détachée de tout esprit vengeur, et qui doit tenir son pouvoir de Dieu, afin de protéger la société, de dissuader les criminels potentiels, mais aussi de permettre au coupable de se racheter par l’acceptation de la sentence prononcée et le regret de ses péchés.Cette sentence est sans doute juste aux yeux de Dieu. Dieu continue d’aimer cette personne jusqu’à sa mort et lui donne le moyen de se convertir.
    Et en réponse à la servante du Seigneur, pensez bien que Dieu saura être indulgent envers quelqu’un qui aura été injustement condamné, et que ces cas très rares ne sauraient en aucun cas être un obstacle au bien fondé de la peine de mort.
    Il faut bien avoir à l’esprit que notre vraie vie n’est pas dans ce monde mais dans l’autre.
    Et il ne faut pas oublier que, si Dieu laisse les hommes libres, Sa divine Providence encadre tout les faits de ce monde et Dieu donne à tout homme à l’heure de la mort l’occasion de se racheter et de regretter ses péchés.

  9. bonjour
    concernant la peine de mort,il me semble que l’Eglise catholique s’y est opposée.Si cela est le cas il nous faut suivre cette voie qui est celle de l’obeisssance à notre très Sainte Eglise non?

  10. Oui, ce serait interressant de citer vos sources et d’apporter des précisions: quelles est la pensée de l’Eglise? comment s’est-elle exprimée sur ce sujet? qui en a parlé? est-ce l’avis d’une personne particulière ou général? quelles sont les raisons exprimées?
    est-ce de circonstances? la position de l’Eglise sur cette question a t-elle changée au cours du temps et des époques?
    mes commentaires ne répondent pas à la question par oui ou par non, c’est un sujet de réflexions car je trouve que des questions se posent sur ce sujet. François Coppée disait:”Sans Dieu,les progrès ,la civilisation, ne sont que des mots.Toujours la brute reparaît, toujours le droit du plus fort, tenant sous sa griffe de bête fauve,le cadavre de la justice.”

  11. Je ne crois pas que l’Eglise s’y oppose.
    Elle garde la neutralité dans le discours, car à notre époque cela serait dramatique pour l’Eglise d’annoncer publiquement qu’elle est pour la peine de mort.
    Mais comment pourrait-elle est contre une institution qui va dans le sens de la justice divine, puisqu’elle est sensée détenir son pouvoir de Dieu ?
    Comment pourrait-elle être contre une institution qu’elle a soutenue, approuvée, même dirigée pendant des siècles ?
    En revanche l’Eglise est sûrement, et il y a lieu de l’être, contre la peine de mort dans des cas où le délit commis ne mérite en aucun cas cette sentence, comme on peut le voir dans des pays barbares, souvent musulmans.
    Et Elle désire qu’il y ait un prêtre avant et à chaque exécution afin de convertir et de donner les sacrements au condamné si possible.

  12. Après vérification, l’Eglise n’est effectivement pas contre la peine de mort :
    http://www.salve-regina.com/Philosophie/Peine_de_mort.htm
    La doctrine de saint Thomas d’Aquin dans la Somme contre les Gentils : III CG qu.146.
    Ce texte comporte : un principe – une doctrine – une objection – une réponse.
    Saint Thomas légitime la peine de mort au regard du droit positif divin.
    Extraits :
    (…) La divine Providence a-t-elle disposé que sur terre des hommes imposeraient aux autres le respect de la justice par des peines sensibles et présentes (…).
    PRINCIPE : Le bien commun l’emporte sur le bien particulier, aussi convient-il de sacrifier celui-ci à celui-là. Puisque la paix entre les hommes est compromise par quelques hommes dangereux, il faut les retirer de la société des hommes.
    DOCTRINE : (…) le médecin ampute sagement et utilement un membre gangrené si, à cause de ce membre, tout le corps court le risque de la gangrène. Le chef de la cité met donc à mort justement et sans péché les hommes dangereux afin que la paix de la cité ne soit pas troublée (…).
    OBJECTION : Ainsi, on écarte de ceux qui prétendent de ceux qui prétendent que les punitions temporelles sont illicites. Ils trouvent un fondement à leur erreur dans ce mot : “Tu ne tueras pas” (…). “Laissez-les croître l’un (l’ivraie) et l’autre (le bon grain) jusqu’à la moisson” (…). Les méchants ne doivent donc pas être arrachés par la mort du milieu des bons. Ils disent encore que tant qu’il est en ce monde, l’homme est susceptible d’amendement.
    REPONSE : Ces raisons sont sans consistance. La loi qui dit “Tu ne tueras pas” ajoute un peu plus bas “Ne souffre pas que le malfaiteur vive”, ce qui laisse comprendre que l’on défend la mort injuste des hommes. (…) cette mort est injuste dont la cause serait la colère et non le zèle de la justice. La mort des méchants serait alors interdite, si les bons étaient de ce fait en péril : ce qui arrive souvent si des péchés manifestes ne distinguent les méchants d’avec les bons, ou s’il est à craindre que les mauvais n’entraînent après eux beaucoup de bons.
    Le fait enfin que tant qu’ils vivent, les méchants peuvent s’amender, n’empêche pas qu’ils puissent être mis justement à mort, car le risque que fait courir leur vie est plus grand et plus certain que le bien attendu de cet amendement.

  13. L’enseignement de l’Eglise est plus facile à trouver sur le net que l’adresse d’un bon restaurant. Concernant la peine de mort, l’Eglise a toujours considéré que, comme peine POSSIBLE ou sanction pénale, elle était du domaine du prudentiel, donc du discernement de ceux qui rendent la justice. Cependant, ôter la vie, don de Dieu, n’étant pas anodin, elle intervient pour délimiter le champs de cet acte prudentiel. On peut se référer pour cela au Compendium du catéchisme qui dit :
    “La peine infligée doit être proportionnée à la gravité du délit. Aujourd’hui, étant donné les possibilités dont l’État dispose pour réprimer le crime en rendant inoffensif le coupable, les cas d’absolue nécessité de la peine de mort « sont désormais très rares, sinon même pratiquement inexistants » (Evangelium vitæ). Quand les moyens non sanglants sont suffisants, l’autorité se limitera à ces moyens, parce qu’ils correspondent mieux aux conditions concrètes du bien commun, ils sont plus conformes à la dignité de la personne et n’enlèvent pas définitivement, pour le coupable, la possibilité de se racheter”.
    Source : http://www.vatican.va/archive/compendium_ccc/documents/archive_2005_compendium-ccc_fr.html
    A partir de cet enseignement, il convient de réfléchir au cas par cas et de chercher dans le Magistère – et non en soi pour fuir le relativisme – , les raisons profondes et spirituelles qui fondent cette autorisation tacite de l’Eglise; Le Magistère de l’Eglise, Mater et Magistra, n’étant pas une base de discussions mais un moule auquel doit se conformer notre personne dans sa totalité.
    Lahire

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