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France : Politique en France

Fin des illusions : d’après le chef d’état-major des armées, la France n’a plus “d’armée de guerre”

Fin des illusions : d’après le chef d’état-major des armées, la France n’a plus “d’armée de guerre”

A l’assemblée nationale, la plus haute autorité militaire française dresse un état des lieux alarmant :

Calmement mais sans langue de bois, le général décrit ce qu’il appelle “l’ensauvagement du monde”. Le monde toujours plus instable à cause des tensions ethniques, religieuses, économiques, climatiques. L’armée française doit donc se préparer à faire face à quatre types de conflits ou de crises:

-Le terrorisme.

-L’effondrement d’un Etat: c’est ce qui avait failli se passer au Mali, lorsque la capitale allait être prise par des terroristes. Et ça peut se reproduire au Sahel.

-Un risque de guerre contre des puissances émergentes. Les anciens empires qui reviennent décomplexés comme l’Iran ou la Turquie.

-Une guerre classique, à l’ancienne, bloc contre bloc, avec des puissances qui y consacrent toute leur capacité et toute leur richesse. Le général ne cite personne mais on peut penser à la Chine ou à la Russie.

C’est là que le discours devient très inquiétant. D’après le patron des armées françaises, nous n’avons plus “d’armée de guerre”. Nous avons une armée pour gérer les crises, pas pour faire la guerre. Ce qui est embêtant pour la 5e puissance militaire mondiale. Notre armée a été déconstruite après la chute du mur de Berlin. On a touché les dividendes de la paix et coupé dans les budgets. “Il faut penser à reconstruire une armée capable de faire la guerre“, affirme le général Lecointre.

Il donne l’exemple de la Marine et explique qu’actuellement il est obligé d’avoir un destroyer en face de la Syrie, un dans le golfe persique, un en mer de Chine, un à Brest, un en face de la Russie dans l’Atlantique-nord, et il n’y a pas assez de frégates de premier rang pour faire face, alors que nous sommes en temps de paix. Imaginons en temps de guerre.

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11 commentaires

  1. En tant qu ancien transmetteur , j aurai tant de choses à dire … Mais j ai un devoir de reserve. Sursum corda quand même ! Notre coté ” debrouille” palie au manque de moyens , c est l adn de notre armée , qui fait l admiration des américains ( jusqu à un certain point) . Enfin là, on pousse fort l image d Epinal … RAF , ça ne m empêchera pas de retourner defendre ma France si , comme retraité actuellement, on faut appel à ma petite personne.

  2. Le Général a raison mais dans le domaine qui le concerne.

    Le citoyen, lui, peut servir de lanceur d’alerte et remettre les choses dans l’ordre : À quoi servirait une armée s’il n’y a plus de peuple uni à défendre, plus de frontières, plus de familles, plus de culture ni patrimoine millénaire à préserver, … ?

    A rien ! Au mieux, elle pourrait être confisquée par un ennemi de l’intérieur en cas de guerre civile… Y compris la dissuasion nucléaire…

    Alors, remettons les choses dans l’ordre et menons éventuellement des actions en parallèle. Reprenons notre destin à partir du peuple Français, donnons-lui davantage de pouvoir et une saine représentation. Contrôlons nos frontières et identifions d’éventuels ennemis de l’intérieur.

    Relançons une politique familiale (de natalité) et adoptons enfin un discours qui dit pourquoi il faut être fier d’être Français, loin des repentances injustes et mensongères d’aujourd’hui. Fiers d’être Français mais ouverts sur le monde.

    Relançons une politique industrielle bradée par nos prétendues élites politique depuis des décennies et arrêtons de prendre nos ordres à Davos.

    Reprenons nos distances vis-à-vis de l’OTAN et de l’UE. Coopérons avec les pays européens fiables ou qui comptent pour équiper nos armées nationales respectives.

    Mais tout ça, le Général ne peut pas le dire, devoir de réserve oblige. Et peut-être qu’un jour, claquant la porte, il dira « «Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face».

    Meltoisan
    26 janvier 2020

  3. Depuis plus de 30 ans, la règle de gestion de la Défense est simple : “Faire mieux avec des moyens resserrés”. Aucune loi de programmation n’a été exécutée depuis bientôt 40 ans, le budget de la Défense servant chaque année de poire pour la soif d’autres ministères plus “sociaux” : ministère des banlieues, de l’endoctrinement national, des assassinats prénataux,…
    Si les budgets de l’ensemble des ministères avaient été exécutés de la même façon que celui de la Défense depuis plus de 3 décennies, je pense que le déficit de la France serait beaucoup plus bas qu’aujourd’hui. Mais le seul budget que l’on peut amputer impunément est bien celui de la Défense, quitte à verser quelques larmes de crocodiles quand nos malheureux soldats se font assassiner à cause de matériels surannés et usés jusqu’à la corde…

  4. Comme je disais à un ancien camarade de promo quand j’étais d’active, en reprenant l’expression de monsieur Le Pen, on (Chirac) nous a vendu le concept d’une armée de métier, et on nous a fait une armée de moitié.
    Je passerai sous silence les innombrables stigmates que ce détricotage progressif mais incessant a creusé dans toutes les sphères de responsabilité de nos pauvres armées, en passant par la mise en place des catastrophiques bases de défense, la création de la DIRISI, ou celle du “Pentagone français” à Balard, Louvois ou CHORUS, le bradage du patrimoine foncier, mais il faut se rendre à l’évidence qu’aujourd’hui nous sommes arrivés à un point de non retour.
    Car il faudra au moins un quart de siècle pour remonter la pente, et notre représentation nationale, qui vote les budgets, ne montre aucun signe d’intention dans ce sens, comme si tout était fait pour livrer la France pieds et poings liés à ses futurs envahisseurs, qu’ils viennent de l’extérieur ou, plus probablement, de l’intérieur et même de nos propres rangs.
    Il suffit pour cela de relire le dernier discours du précédent CEMAT, le général Bosser, qui s’enorgueillissait de pouvoir recruter 1 soldat pour presque 2 candidats, aveu cinglant de l’état de décomposition de nos armées et de sa transformation en club de mercenaires.
    Ce constat n’est pas pessimiste, il est réaliste et la situation est encore pire qu’à la veille de la 2ème guerre mondiale. Ce qui est plus qu’alarmant.

  5. Entièrement d’accord avec vous, sauf pour la conclusion, car le général ne dira jamais rien! Formaté pour obéir et se taire, voyez Georgelin par exemple.

  6. Nous serons au moins 2 ! 😉

  7. En 1939, le Royaume-Uni avait l’armée la plus faible de son histoire, paraît-il. Ils ont plutôt bien réussi à se mettre à niveau dans les temps./ Vous me direz qu’ils avaient la Manche et l’Amérique…
    Mais plus globalement, si l’on doit se passer d’une armée, armons au moins les citoyens et formons-les à se battre pour qu’ils puissent se défendre !

  8. Son seul fait d armes , charger contre les Serbes , nos amis historiques pour se degager d un pont au Kosovo . Quand il raconte son fait , il a les larmes aux yeux , un émotif , un sentimental , ce ” chef” , quelle trempe d homme ….les communautés ennemis doivent trembler devant un tel charisme , mdr .

  9. Police exsangue, Gendarmerie exsangue, armée exsangue et dispersée hors du territoire…
    La République sera balayée à la première Révolution…

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