Partager cet article

L'Eglise : Vie de l'Eglise

Fête du Sacré-Cœur de Jésus

Fête du Sacré-Cœur de Jésus

Comme celles de la Sainte-Trinité et du Saint-Sacrement que nous avons célébrées les deux précédents dimanches, la fête du Sacré-Cœur n’a pas pour but de commémorer un événement, mais de méditer sur un des grands mystères de notre foi, et cette fois-ci sur l’amour infini de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour tous les hommes.

On sait que cette fête a été demandée par Notre Seigneur lui-même à Sainte Marguerite Marie, religieuse visitandine de Paray-le-Monial qui vivait au XVIIe siècle. Elle est donc d’institution encore plus tardive que les deux précédentes, et ce n’est d’ailleurs qu’en 1856 qu’elle a été étendue à l’Église universelle. Elle a été fixée à la demande de Notre-Seigneur au vendredi qui suit l’octave de la fête du Saint- Sacrement, en souvenir du Vendredi saint, car c’est en mourant sur la croix que le Christ a donné la plus grande preuve de son amour pour nous. On en fait généralement la solennité le dimanche suivant, bien qu’elle ne soit pas obligatoire, et elle prend donc la place du troisième dimanche après la Pentecôte.

La fête du Sacré-Cœur a comporté plusieurs messes. Celle qui est célébrée actuellement date de 1929, et a été composée à l’occasion de la publication par le pape Pie XI de l’encyclique Miserentissimus sur la dévotion au Sacré-Cœur, grande dévotion des temps modernes. Il s’agit donc dans les chants de cette messe de grégorien récent ; ils sont à peu près contemporains de ceux de la fête du Christ-Roi.

Introït : Cogitationes

Le texte de l’Introït de la Fête du Sacré-Cœur de Jésus est tiré du psaume 32 Exultate justi in Domino, que nous avons déjà trouvé à l’Introït du deuxième dimanche après Pâques, le dimanche du Bon Pasteur qui donne sa vie pour ses brebis ; le rapprochement n’est pas fortuit. Nous avions vu alors que ce psaume est un chant de louange et d’actions de grâce à Dieu pour sa toute puissance et sa bonté, dont il énumère toutes les manifestations dans l’univers. Les deux versets qui ont été ici réunis ne se suivent pas dans le psaume. Ils ont été choisis pour l’application qui peut en être faite au Cœur de Jésus.

Cogitationes Cordis ejus in generatione et generationem, ut eruat a morte animas eorum et alat eos in fame.

Les pensées de son Cœur demeurent d’âge en âge ; ainsi il arrache leurs âmes à la mort et les nourrit pendant la famine.

Les pronoms de la deuxième phrase désignent dans le psaume (le contexte le montre) ceux qui craignent le Seigneur et se soumettent à sa volonté. Ils s’appliquent ici à tous les hommes rachetés par le sang du Christ et nourris par son Eucharistie. La mélodie nous ramène curieusement en plein Carême. L’intonation est exactement celle du Graduel Tribulationes cordis mei du deuxième dimanche de Carême, dont le texte est tiré du psaume 24 comme celui du Graduel de cette messe. Le reste de l’Introït emprunte surtout ses formules à l’Introït Lætare du quatrième dimanche de Carême, dont nous retrouvons ici le caractère joyeux et très affirmatif avec une nuance de douceur à la fin. Bien entendu le verset de cet Introït est le début du psaume 32 :

Exsultate justi in Domino, rectos decet collaudatio.

Justes exultez pour le Seigneur, la louange convient à ceux qui ont le cœur droit.

Partager cet article

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience en ligne. En acceptant, vous acceptez l'utilisation de cookies conformément à notre politique de confidentialité des cookies.

Paramètres de confidentialité sauvegardés !
Paramètres de confidentialité

Lorsque vous visitez un site Web, il peut stocker ou récupérer des informations sur votre navigateur, principalement sous la forme de cookies. Contrôlez vos services de cookies personnels ici.


Le Salon Beige a choisi de n'afficher uniquement de la publicité à des sites partenaires !

Refuser tous les services
Accepter tous les services