Un article au vitriol qui dépeint la colère de son auteur après les aveux d’une femme qui reconnaît avoir menti dans une histoire de viol qui a conduit le faux coupable en prison pour 16 ans. Un article parfois vulgaire, mais qui a le mérite de dénoncer quelques vrais défauts de notre société : féminisme outrancier, place de l’homme et "criminalisation systémique des hommes", compassionnel et passionnel exacerbés, etc
"6 ans de prison pour rien. Une vie détruite pour rien. Des experts qui
dérapent. Une justice qui cède aux suppositions en oubliant de chercher
des preuves. Ouest-France dévoile en date du 22 juillet l’affaire suivante. Loïc Sécher, condamné à seize ans de prison en 2003, est incarcéré à
Nantes. La jeune fille qui l’accusait de viol dit, aujourd’hui, avoir
menti.
Ce n’est pas la première. Virginie Meidera a écrit un
livre sous le Titre "J’ai menti". Elle raconte comment, pour se rendre
intéressante, elle avait accusé son père faussement. Six ans de prison
pour rien, lui aussi." (suite).


Berg
Il faut se garder de penser qu’il s’agit là d’une erreur judiciaire. C’est bien pire : c’est l’absence de toute procédure judiciaire.
En effet, un juge (ou un jury) qui, ayant examiné toutes les preuves, condamne un innocent, commet une erreur. Mais dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres, loin d’être une erreur de ce type, il s’agit d’une condamnation de pure subjectivité : il n’y pas eu le moindre commencement de preuve (ADN, témoignages, traces etc.), le SEUL ELEMENT fut l’accusation de la victime (qui ne fut même pas examinée médicalement !).
Ce qu’il faut dénoncer, c’est deux choses :
1) la récente évolution du droit, qui désormais se passe allègrement de la moindre preuve. Dans le temps, il fallait des preuves, sans quoi “le doute profite à l’accusé”. Aujourd’hui, une simple accusation suffit. C’est la négation même du droit.
2) le subjectivisme : on ne demande plus aux jurés de déterminer la vérité “historique” des faits, et ensuite de porter une condamnation adéquate. On leur demande uniquement leur “intime conviction”, sans que celle-ci repose sur une enquête objective, sur des preuves etc. C’est la dictature du subjectivisme pur.
La cause de cela est très profonde : depuis l’école maternelle, on n’enseigne plus les enfants, on leur demande “que pensez-vous de ceci ou de cela ?”. Cela pervertit l’intelligence, que l’on détourne du réel et à qui l’on n’apprend plus les moyens pour atteindre ce réel et s’y conformer (c’est cela la vérité : adequatio intellectus ad rem, l’adéquation de l’intelligence à la chose, au réel), mais on renferme l’esprit sur lui-même : la vérité est au-dedans de nous, il faut la ressentir et l’exprimer !!! Cela est une profonde perversion de l’esprit.
C’est cela la cause première de la condamnation de cet innocent : les jurés s’expriment ! Et lorsqu’on rajoute à cela les préjugés anti-masculins etc. que dénonce l’auteur de cet article, on aboutit nécessairement au pire arbitraire de toute l’histoire de notre justice.
Berg.
Louise
L’article de France-Ouest, dont le site que vous citez s’est inspiré, soulève un point intéressant. Les condamnés à tort se convertissent… à l’islam :
« Au début, il en voulait à la terre entière. Puis, converti à l’Islam, il disait qu’Allah jugerait les siens, mais que lui n’avouerait jamais un crime qu’il n’avait pas commis », se souvient Maurice Thareau, membre du comité de soutien Justice et Vérité, qui compte 200 membres et aide Loïc Sécher depuis 2006.
http://www.ouest-france.fr/En-prison-pour-viol-son-accusatrice-se-retracte-/re/actuDet/actu_3636-673192——_actu.html
Anonyme
Je suis sûr qu’ à Guantanamo il aurait avoué un crime qu’il n’avait pas commis !
trahoir
Et cela arrive alors que les médias nous bassinent CHAQUE JOUR avec une super police et une magistrature hyper compétente au travers de multiples séries (américaines mais aussi bien françaises), documentaires, reconstitutions, reportages, etc…
On est saoulé de cette police magnifiée. Pour quels résultats ? Outreau, Toulouse (où le fils d’un CRS (Allègre) a servi d’indicateur de police alors qu’il était un tueur en série, violeur, dealer,…), l’affaire Dils (à qui la police a dit “avoue puis tu rentres chez toi”, et les psys là aussi avaient validé l’accusation) et tant d’autres qu’on ignore…. Bien sur il ne faut pas oublier que ces gens se reposent sur les nouveaux grands prêtres de notre société : les psys !
Au travers de la confession, les prêtres savaient tous et ne disaient rien. Les psys c’est le contraire, et la police les croient.
Dans ce cas : “La jeune fille est fragile psychologiquement, mais jugée crédible par trois experts psychiatres au cours de l’instruction.”
John
Bonjour,
Je suis l’auteur du billet que vous citez plus haut sur une fausse accusation. Je tiens à vous remercier d’avoir fait suite et mis un lien, cela me touche.
Il est vrai que le ton est incisif et que certains mots sont sans nuance, je le reconnais volontiers. Ce n’est pas mon style habituel.
Mais j’ai été moi-même victime d’une fausse accusation, 33 jours de préventive, 7 ans d’instruction, procès aux Assises à Genève, et acquitté totalement et sans appel! (voir mon site hommecible.com) J’ai vu les dysfonctionnement de la “justice” dans ce genre d’affaire, et j’ai encore parfois la rage quand je lis l’histoire de cet homme en prison pour rien depuis 6 ans.
Merci encore pour votre billet.
John