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Médias : Nouveaux médias / Valeurs chrétiennes : Culture

Face au numérique, retrouver l’incarnation

Face au numérique, retrouver l’incarnation

Le père Antoine Vidalin, ingénieur civil de l’École des mines de Paris, philosophe et docteur en théologie, prêtre du diocèse de Paris et professeur à la faculté Notre-Dame du Collège des Bernardins, vient de publier un ouvrage intitulé Personne ! L’existence numérique ou la négation de la chair.

Soulignant qu’aucun champ de la société n’échappe plus à l’usage du numérique et à ses exigences ? (éducation, travail, médecine et même le culte), le père Vidalin estime que ce caractère englobant soulève des questions philosophiques, anthropologiques et théologiques sans équivalent. Quel est l’impact du numérique sur notre sensibilité ? À quelle réalité prétend-il donner accès ? Nos cinq sens semblent progressivement refaçonnés et guidés sur les « chemins pré-tracés du monde virtuel ». Cette nouvelle réalité dite « virtuelle » abolit l’espace et le temps. À la lumière du livre de l’Apocalypse, le P. Vidalin nous replace en tant qu’hommes créés à l’image de Dieu devant les fondamentaux de notre existence.

Il ne s’agit pas de se protéger des outils numériques, mais de ne plus y être asservis. Cela passe par une ascèse, un véritable “jeûne de l’âme”. Celui-ci impose non seulement de renoncer en partie aux contenus numériques qui ne cessent d’entrer en nous pour nous solliciter et nous habiter intérieurement, mais, plus encore, de renoncer à la puissance donnée par le numérique : vitesse, immédiateté, efficacité. Ce renoncement sera d’abord personnel, à la mesure d’une liberté intérieure qui ne peut s’enraciner que dans la foi, car il aura tout d’un pari. Retrouver la lenteur, consentir à la fragilité de la chair, accepter de ne pouvoir tout faire, affronter l’ennui et la solitude. Autant d’attitudes, pas seulement négatives mais ouvrant sur une redécouverte son corps comme maison de l’âme : être dans son corps, hic et nunc, c’est s’ouvrir à Celui qui y habite car le Royaume est au-dedans de nous (Lc 17,21), c’est regagner une intériorité perdue.

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