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Pro-vie

Rien n’est jamais perdu

Extraits d'une tribune d'Eric Martin dans Nouvelles de France :

"Si beaucoup de politiciens de droite ont rendu les armes avant même d’avoir combattu sur les sujets sociétaux, c’est parce qu’ils pensent que ces batailles sont perdus d’avance. Le soi-disant sens de l’histoire, le matraquage médiatique (réel, lui), le terrorisme intellectuel pratiqué par certaines associations ou personnalités… Autant de (mauvaises) raisons pour ne pas résister. Michael J. New montre en décembre dans la National Review que rien n’est inéluctable, exemples états-uniens à l’appui.

Prenez le problème de l’avortement. Si l’on se base sur la General Social Survey, qui a collecté les résultats d’études d’opinion utilisant la même batterie de questions depuis les années 1970. On y découvre que, tout au long des années 1970, la tranche des 18-29 ans était la plus favorable à la légalisation de l’avortement. Idem dans les années 1980 et 1990 : les jeunes adultes étaient généralement plus « pro-choix » que le reste de la population. Mais à partir de l’an 2000, un basculement s’est s’est produit : les 18-29 ans sont devenus les plus « pro-vie » du pays, davantage encore que les personnes âgées ! Étonnant pour une tranche d’âge que les études d’opinion disent moins portée sur la religion… Étonnant ? Pas tant que ça !

Si les jeunes ont un comportement amoureux plus libéral (moins hypocrite ?) que leurs aînés, ils sont de leur époque, celle du développement de la technologie des ultrasons qui permet de voir l’enfant à naître. Les innovations technologiques, comme ce projet de ceinture échographique PreVue qui permettrait de voir en temps réel son enfant en temps réel, devraient accélérer ce mouvement. Les débats, dans les années 90, sur cette abomination qu’est l’avortement par naissance partielle et la meilleure acceptation par la société des filles mères grâce à des séries comme Friends ou Murphy Brown et des films comme Juno ont sans doute aussi joué (même si la baisse du nombre de mariages, institution permettant en théorie d’accueillir la vie dans les meilleures conditions, et la hausse du nombre de naissances hors mariage pourraient faire repartir à la hausse le nombre d’avortements pratiqués outre-Atlantique, aujourd’hui en baisse). Internet et le règne de l’image additionné à celui de l’émotionnel devraient achever d’inverser la tendance. […]

Ces exemples étrangers montrent que rien n’est jamais perdu. […] Une affirmation de bon sens, appuyé par de nombreuses études, qui faisait suite à une capitulation en règle, le Premier ministre ayant promis une « amélioration » du PaCS, sa célébration en mairie et la mise en place d’« une sorte de contrat » avec « une visibilité sociale beaucoup plus grande », sans doute une union civile. Ces propositions de mariages qui ne disent pas leurs noms coupent la droite d’une partie de son électorat traditionnel, de plus en plus orphelin, celui-là même qui a élu Nicolas Sarkozy en 2007 sur des déclarations très droitières. L’ont-elles pour autant rendu populaire en face ? Au contraire ! Les extrémistes de la cause gay ont dénoncé des propos « aussi honteux qu’abjects » (les Enfants d’Arc En Ciel – L’Asso!). Le conseil régional socialiste Jean-Luc Romero a, quant à lui, commenté avec finesse sur Twitter« Que veut-il dire ? Croit-il que tous les homos sont des pédophiles ? Et les journalistes de Des paroles et des actes n’ont même pas essayé d’en savoir plus sur ce sous-entendu très limite ! » A ne pas choisir un camp (de préférence le sien), on se met tout le monde à dos. Les hommes politiques de droite dignes de ce qualificatif doivent choisir le camp des défenseurs du « mariage » traditionnel et mener la bataille intelligemment, c’est-à-dire en ne cédant rien sur le fond mais en respectant toujours les personnes."

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1 commentaire

  1. Non rien n’est perdu à condition de se battre et d’avoir des militants. Les miltants pro-vie ont fait reculer l’avortement aux Etats-Unis car ils ont milité activement et ont créé des associations et se sont adressés à ceux qui ne pensaient pas comme eux. En France, les gens de droite ne militent pas assez, ils ne créent pas assez d’association et ils restent confortablement entre eux alors qu’il faut aller vers ceux qui n’ont pas encore d’idées précises voire qui en ont d’opposer. Pour cela, il faut des argumentaires et offrir les arguments avec courtoisie et conviction.

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