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France : Politique en France / France : Société

Eux non plus ne veulent plus de l’euro…

Et il ne s'agit pas non plus d'hommes politiques en campagne que l'on pourrait taxer d'électoralisme ou à qui l'on reprocherait de chercher un responsable à tous les maux de la société. Non, il s'agit d'un groupe d'économistes français et allemands qui plaident pour une sortie paisible de l'euro :

Eur"Techniquement le projet – résumé par leur appel publié ci-dessous) ressemble comme deux gouttes d’eau à l’implémentation de la marche vers l’euro telle qu’elle fut menée à la fin des années 90 mais à l’envers. En tout cas, sur le papier cela semble fonctionner. Pour eux, les gains futurs sont immenses au regard des coûts de cette explosion. Parmi les principales lignes de la facture d’un tel big bang, on trouve d’une part la coûteuse spéculation que les marchés financiers feront inévitablement subir à tous les pays durant la période de transition (ca peut être très sanglant), et d’autre part  le coût important du renchérissement de la dette des pays qui, comme la France, s’orienteraient vers une nouvelle monnaie dévaluée par rapport à l’euro comme le serait  l’hypothétique euro-franc.  

Mais pour les signataires de l'appel, ces sacrifices sont sans commune mesure avec le coût du statu quo. Leur analyse : la situation économique de l’Union européenne est plombée par la monnaie unique. Et il ne saurait en être autrement. A l’appui de leur thèse, il leur est loisible de pointer la crise que traverse notre continent, sans que la moindre solution pérenne n’émerge (…)

Et comme l’Allemagne ne veut pas payer pour la Grèce, c’est à dire reverser directement ou indirectement les incroyables surplus que sa puissance industrielle dégage et qui sont l’autre face des énormes déficits de la république hellénique, l’équation pourrait ne pas avoir de solution. Pas question de faire ce que fit la République Fédérale avec la République démocratique lors de la chute du mur de Berlin : assumer une parité de un pour un entre les deux marks ce qui induisait un transfert de richesse de plusieurs centaines de milliards de marks annuel sur une longue période.

Evidemment, la présence de signataires de cet appel figurant parmi les poids lourds du patronat allemand ne signifie pas qu’une majorité d’entre eux adhérent à cette option. Mais la distinction est de taille entre l’uniformité apparente du Medef officiellement opposé à toute sortie de la monnaie unique.

Bref, le débat semble plus ouvert outre-Rhin que de ce côté-ci du fleuve".

Ca, c'est certain! Voici l'introduction de cet appel, intitulé "Quand  l’heure a sonné, tu dois avoir le courage de  le dire  à ton peuple". Elle appelle la lecture de la suite :

"Treize ans après le lancement de l’euro, il est patent que non seulement cette expérience  n’a tenu aucune de ses promesses,  mais même que sa poursuite risque de  déboucher sur le chaos

Au lieu de la prospérité, un ralentissement de la croissance dans tous les pays de la zone, avec un  important volant de chômage. 

Au lieu de la rigueur, dix années d’augmentation  irresponsable des dépenses publiques et des dettes souveraines, qu’une génération de sacrifices ne suffirait pas à apurer. 

Au lieu d’une meilleure intégration économique, des déséquilibres entre les pays qui s’aggravent chaque jour. Les pays d’Europe du Sud, Grèce, mais aussi Portugal, Espagne, Italie, et même France voient  leur  compétitivité se dégrader depuis dix ans de manière continue.  Asséchant le pouvoir d’achat des uns, cette situation fait obstacle à la croissance des autres et donc au développement du marché unique. 

Au lieu d’un rapprochement des peuples, une animosité croissante entre créanciers et débiteurs.

Au lieu d’un progrès de la démocratie, des décisions venues de haut  imposées à des peuples qui les refusent

Les plans successifs destinés à « sauver l 'euro » sont vains car ils ne s’attaquent, d’ailleurs avec peu d’effet, qu’aux seuls déficits publics et non à ce qui est  racine du mal : la propension différente des pays à l’inflation. La seule solution  serait la déflation des prix dans les pays déficitaires : or une telle opération n’a jamais réussi  nulle part (ex : l’Allemagne de 1930,  la France de 1934)

Poursuivant un objectif qu’elle n’atteindra de toutes façons pas, l’Europe est entraînée dans une spirale de récession qui, s’agissant du premier marché mondial,  inquiète la planète toute entière". 

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4 commentaires

  1. Cette ruine des nations était programmée depuis longtemps, la crise est artificielle et dialectique. Pour nous c’est mauvais, pour les salauds cachés dans les coulisses (Disraëli), c’est tout bénéf.

  2. Je suis entièrement d’accord avec votre article. Les gens en sont encore au stade du “Nous irons tous au paradis” et ne semblent jamais se poser de questions sur le sujet. Je ne suis rien, je ne suis pas dans la police mais on découvre chaque jour que Dieu fait des détails abominables que nous n’avons jamais connu à ce nombre. Il est évident que le satanisme est à son paroxisme avec cette haine de l’autre répandue à flot partout et de plus en plus virulente. Des enfants qui se jettent par la fenêtre sans raison.Des gens qui tue également sans raison. Une sexualité débridée qui torture et tue. des jeunes qui se massacrent entre eux etc etc…Satan sait bien qu’il va perdre lorsque Dieu se manifestera à Son heure, c’est la raison de sa fureur. Le satanisme est une mode terrifiante dont la majorité ignore les excès dont on sort rarement vivant. Comment informer les gens qui ne veulent rien connaître de ces choses.

  3. Très bonne idée que de publier ce texte avant l’élection du 6 Mai. Il faut espérer que NS le lira et aura le temps d’en parler avant le 6 Mai pour essayer d’attirer quelques électeurs supplémentaires de MLP, sans lesquels il ne pourra pas passer!

  4. Voilà une idée qu’elle est bonne : dans trois jours N. SARKOZY va nous annoncer qu’il y avait déjà songé et que c’est une excellente idée………..jusqu’au second tour.

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