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Culture de mort : Euthanasie

Euthanasie : l’eurodéputé Joëlle Melin répond à Christophe Barbier

Dans une lettre ouverte :

M"Dans votre récent éditorial intitulé « les yeux ouverts » vous avez, d’un ton sans appel, digne de votre chronique télévisuelle « vrai/faux », asséné une opinion – la vôtre- qui a heurté de plein fouet les soignants qui, jour après jour, accompagnent les dernières heures de leurs patients.

« ..Enfin le corps médical, même s’il ne s’en rend pas compte, refuse le suicide assisté parce qu’il veut garder le droit de vie et de mort, symbole de sa domination dans notre temps scientiste. Pas question pour ces impérieux docteurs d’aider un patient à appliquer sa propre décision, car les malades sont là pour être soignés et non pour choisir leur sort… » avez-vous écrit. Quel ton impérieux selon vos propres mots, pour un procès en intention surréaliste !!!

Alors « faux », M. BARBIER, ces instants d’accompagnement médical au moment où la vie s’échappe littéralement de manière inéluctable, ne sont en rien des moments de puissance médicale : bien au contraire, il s’agit du pire moment d’impuissance de notre mission. Alors « faux », les médecins ne sont en rien maîtres de la durée de la vie : ils en sont les meilleurs soutiens, de la conception à la dernière seconde, c’est l’essence même de leur métier et de leur serment. Ils sont aussi des garants de la bonne qualité humaine, médicale et scientifique de cet accompagnement singulier, tout particulièrement dans la douleur.

Car vous faites la même confusion que les tenants de l’euthanasie, derrière lesquels se cachent, sans qu’ils en aient conscience, des économistes de la retraite pour qui un bon retraité est forcément quelqu’un qui ne coûte plus rien, puisque décédé…Vous confondez douleur du patient, de sa famille et nécessité d’abréger la vie bien avant l’heure. Avez-vous, plusieurs fois par semaine, entendu ces patients souffrant à plus d’un titre dire « docteur, faites quelque chose » avec la bouche et dire « donnez moi encore un peu de vie » avec les yeux?

Vous faites la confusion entre un temps de vie de mauvaise qualité, envahi par une maladie sévère et douloureuse, mais pendant lequel la vie s’accroche spontanément, et les dernières heures, presque toujours prévisibles, où la vie s’enfuit et n’est retenue, très temporairement, que par ce qu’il est convenu d’appeler de l’acharnement thérapeutique. Ce tableau, les soignants le connaissent bien. Ils savent presque toujours agir. Avec cette remarque que l’accompagnement des familles pourrait être encore amélioré, pour éviter une souffrance supplémentaire.

Car la loi Léonetti, conçue pour une seule chose, permettre aux soignants d’utiliser des médications sédatives de la douleur et parfois de la vigilance, sans être poursuivis pour leur risque de dépression respiratoire irréversible, est parfaitement suffisante, adaptée et surtout partageable par toutes les équipes médicales. Elle ne doit pas imposer, par une requalification législative surprenante, aux médecins de commettre un « suicide par procuration », dont les patients ne veulent pas vraiment puisqu’ils ne le font pas eux- mêmes, (dans nos campagnes les suicides sont toujours réussis…) ou à pratiquer une interruption prématurée de la vie avec préméditation, acte qui à lui seul justifie l’existence des assises, et que les familles et les référents redoutent.

Aller plus loin avec le « suicide médicalement assisté » revient à nier le socle même du serment d’Hippocrate. Elle ouvre, bien sûr la porte à des procès prévisibles pour « assistanat trop tardif » de la part d’héritiers impatients, reproches très courants en maison de retraite.

La France a toujours respecté le secret de famille et le secret de la confession, qui masquent parfois des gestes d’amour que la loi sanctionne. Laissons les choses en l’état législatif."

Vous souhaitez que votre patrimoine serve à défendre vos convictions, plutôt qu'être dilapidé par un Etat prédateur et dispendieux ?

Savez-vous que le Salon beige est habilité à recevoir des legs ?

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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8 commentaires

  1. Christophe Barbier, le bobo des bobos, la cruche vide des cruches vides, bref l’enclume.
    D’un ridicule achevé avec sa stupide écharpe rouge dans les studios de radio et de TV.
    Totalement en dehors des réalités du peuple français et en l’occurrence des malades et des vrais médecins, mais proche des assassins.
    Comme l’aurait dit François Mitterand que ce personnage admire : IMBECILE.

  2. Il aurait été honnête de préciser qu’elle est au Front National.

  3. Il serait aussi honnête de dire que le Docteur Joëlle Mélin est pour la pratique de l’IVG (“sinon les femmes auraient 25 enfants” me disait-elle il y a quelques années)
    La mort par avortement ou par euthanasie est-elle différente ?

  4. @ Jean
    Franchement Jean, n’êtes-vous pas un peu obtus? Ne manquez-vous pas un peu d’objectivité? Je me pose la question.
    Qu’est-ce que cela change par rapport à ce que Joëlle Melin écrit, dit ou pense qu’elle soit mélanchoniste, centriste ou nationaliste?

  5. En dehors de la polémique, qui n’est jamais qu’un moyen de repréciser sa pensée et sa vision de l’homme et de la médecine, Joëlle Melin a fondamentalement raison dans ce qu’elle dit. Face aux délires idéologiques totalitaires et déréalisés, Joëlle Melin ramène le regard sur une réalité concrète,
    Il s’est trouvé des médecins pour effectuer des mises à mort de débiles et déviants dans les années trente et suivantes, en Allemagne et ailleurs. Il s’est trouvé des médecins pour effectuer des expériences indignes et innommables dans les camps.
    Il se trouve des médecins en Europe et ailleurs qui pensent pouvoir s’arroger le droit de tuer, au nom de mille mauvaises raisons. Un meurtre est un meurtre quelles que soient les (fausses) raisons et l’emballage verbal utilisé.
    Mais la grande majorité des médecins est opposé à l’idée de mettre fin à la vie de son patient, délibérément, même à la requête de son patient, de la sécu ou de l’état. La grande majorité des médecins refusent d’être larbins ou bourreaux. La grande majorité des médecins estiment encore que la vie, toute vie, de sa conception à la fin naturelle, est absolument sacrée.
    Alors cessons de faire comme si tout le monde pensait comme une minorité d’agitateurs excités.

  6. “D’un ridicule achevé avec sa stupide écharpe rouge dans les studios de radio et de TV.”
    C’est clair ! quel imbécile …

  7. @ Jean
    On le sait, elle est très connue

  8. @ Nicole (18 déc 2014 11:04:51)
    « La mort par avortement ou par euthanasie est-elle différente ? »
    Effectivement Nicole, la mort c’est la mort, un meurtre reste un meurtre. Comment une société peut-elle accepter que l’on tue délibérément, et fonder d’autres droits ?
    Comment une société peut-elle non seulement organiser la non sanction de meurtriers, mais les récompenser et punir ceux qui respectent inconditionnellement la vie d’autrui. Car on est là !.
    Très malheureusement, pour un politicien ne pas accepter l’avortement signifie toujours l’éjection de son parti, qui le démentira, et la mise à l’écart des cercles du pouvoir. La loge ne plaisante pas, et ses sanctions sont toujours très lourdes.
    En dehors de manifester et de dire la réalité, ce qui ne fera reculer personne, il ne nous reste qu’a voter avec notre porte-feuille et nos pieds, avant de se souvenir dans l’isoloir.

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