Euthanasie : Le temps des assassins

Communiqué de
l’Association Catholique des Infirmières et Médecins :

K"La récente déclaration du
Dr Kariger qui se dit membre d’un parti catholique est incroyable car elle peut
justifier tous les génocides du monde au nom de « l’absence de sens à la vie ». Ce praticien prétend euthanasier
Vincent Lambert car il estime que sa vie ne vaut pas « la peine d’être vécue ».
Telles
furent les mots du Führer pour justifier l’euthanasie. Ce médecin déclare notamment :
« Il n’y a plus d’espérance qu’il recouvre une vie
relationnelle normale. Si les parents trouvent du sens à cette existence,
qu’ils apportent les preuves !
». Au nom de quoi peut-il lancer une
telle affirmation ? Qu’il donne lui-même une preuve que Vincent Lambert
veut mourir ! Que veut dire « une
vie relationnelle normale ?
».

Une telle déclaration apparaît bien au-delà du décret d’euthanasie signé
par Hitler le 1er septembre 1939 et dont il convient de
rappeler les termes. « Le
Reichsleiter Bouhler et le docteur en médecine Brandt sont sous leur
responsabilité, chargés d’étendre l’autorité de certains médecins, à désigner
personnellement à l’effet d’accorder la délivrance par la mort, aux personnes
qui dans la limite du jugement humain et à la suite d’un examen médical
approfondi, auront été déclarés incurables 
». Signé Hitler. Brandt
reconnaîtra l’élimination de 60.000 personnes. Il déclarera lors de son procès
à Nuremberg : « Il n’y a pas de
médecin aujourd’hui qui ne donnerait à un malade qui souffre un anesthésique et
qui ne rendrait la mort plus facile…L’euthanasie peut paraître horrible,
inhumaine…Je n’ai jamais pensé que c’était contraire à la morale ou à l’éthique
 
».

Cette excuse du malade qui souffre, le Dr Kariger ne l’a même pas. L’incurabilité
de Vincent Lambert reste le prétexte de son euthanasie. Cette notion a été le
blanc-seing du Dr Brandt. Ce dernier sera pendu le 2 juin 1948 au décours de
son procès par le Tribunal de Nuremberg chargé de des crimes nazis."