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Culture de mort : Euthanasie

Euthanasie : le « droit de mourir » pourrait vite devenir un « devoir de mourir »

Jeanne Smits a traduit une déclaration des sept évêques néo-zélandais contre les dangers de l'euthanasie. Extraits :

E"Quelle genre de société aurions-nous si l'euthanasie était légalisée ? Des personnes souffrant de maladies progressives très avancées pourraient bien ne plus oser faire confiance à leurs médecins et à leurs infirmières. Nous devons poser la question : en quoi cela affecterait-il la considération sont nous entourons traditionnellement les professions médicales et infirmières ? Quel impact cela aurait-il sur la capacité des médecins et infirmiers d'aider ceux qui ne seraient pas tout à fait sûrs de pouvoir leur faire confiance ? L'expérience des pays qui ont déjà légalisé l'euthanasie montre que la demande d'euthanasie ne peut pas être limitée à un groupe clairement délimité. Aux Pays-Bas, l'euthanasie était accessible dans un premier temps aux seuls adultes mourant d'une maladie terminale, s'ils étaient en mesure de donner leur consentement éclairé et si leur demande d'euthanasie avait été plusieurs fois réitérée. Depuis 1973 toutes ces restrictions ont peu à peu disparu et l'on peut désormais donner une injection létale aux nouveau-nés, aux adolescents handicapés, ainsi qu'aux personnes souffrant de démence et de dépression. Dans certains cas il n'y a pas eu de demande explicite d'euthanasie de la part de la personne concernée.

Dès lors que nous autorisons l'accès à l'euthanasie à certains, les raisons avancées pour limiter ainsi l'accès commencent à sembler arbitraires. On a tôt fait d'arguer que le fait de priver d'euthanasie ceux qui ne sont pas capables de donner leur consentement constitue une injustice. On soutient aussi que le fait de permettre l'euthanasie pour certaines affections et non pour d'autres est discriminatoire. Il faudrait nous attendre à une semblable érosion des frontières et des garde-fous ici aussi, particulièrement en raison de l'ambiguïté qui existe déjà à propos des personnes que l'on perçoit comme incapables ou presque incapables de contribuer quoi que ce soit à la société alors qu'elles « engloutissent » de grandes portions des ressources pour la santé. En d'autres termes, la légalisation de l'euthanasie exposera davantage la vie de ceux dont certains pourraient être tentés de croire qu'ils gagneraient à être morts. […]

De plus, dans une société où l'euthanasie devient légale, les handicapés, les malades et les vieux peuvent plus facilement en venir à se voir eux-mêmes comme un poids financier et émotionnel trop lourd. Le « droit de mourir » pourraient bien vite devenir un « devoir de mourir ». Et ce ne serait pas un libre choix. Les plus vulnérables au sein de notre société dépendent des protections que les institution légales et médicales leur offrent actuellement.

[…] La légalisation de l'euthanasie sapera la confiance en la profession médicale et menacera les groupes les plus vulnérables de notre société. Elle enverrait ce message : que la vie de certains ne vaut pas d'être vécue. Son introduction porterait gravement atteinte à l'habitude de bien soigner et serait néfaste pour le développement d'une société capable de prendre soin de chacun. Nous devons assurer que nos lois promeuvent une société qui a une place pour les plus vulnérables – de la place dans nos cœurs, de la place dans nos foyers et dans d'autres lieux de soins – plutôt que de leur « montrer la porte »."

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Merci,

On ne lâche rien, jamais !

Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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