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Culture de mort : Euthanasie / France : Société

Euthanasie : Hollande face à l’enseignement de l’Eglise… et à la loi naturelle

Lu ici :

"L'Association pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD), principale association à défendre le choix en faveur de l'euthanasie active, se demande quant à elle pourquoi François Hollande a choisi de demander une "énième mission". "Aurait-on eu l'idée de demander une mission pour trancher la question du mariage homosexuel?", s'interroge Jean-Luc Romero, son président, joint par le Huffington Post. "Il y a déjà eu plusieurs missions, ce qu'il faut c'est prendre une décision", ajoute le président de l'ADMD.

“Tu ne tueras point”

La position de l’église catholique est depuis des centaines d'années à l'opposé: “L'homme n'a pas à provoquer délibérément la mort de son semblable; cela dépasse son pouvoir”, indiquait en 1991 le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France. Cette position n’a pas évoluée depuis, et a été rappelée en 2007 :

"“Le commandement biblique: “Tu ne tueras point” exige de la famille et des soignants de ne pas chercher à hâter la mort du malade, et des malades de ne pas attenter à leurs jours, ni de demander l'aide d'autrui dans cet objectif. En nous appuyant sur ce commandement nous exprimons une opposition très ferme à toute forme d'assistance au suicide et à tout acte d'euthanasie”.

Concilier l’inconciliable, telle est la mission du soldat Hollande. Anticipant une réaction côté catholique, le président a justement reçu dans la foulée de sa visite Mgr André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France. Lequel a, tout naturellement, réitéré la position de l’Église. Aux journalistes qui lui faisaient observer que le président Hollande s'interrogeait sur la possibilité d'aller "plus loin" que la loi Leonetti sur la fin de vie, Mgr Vingt-Trois a répondu: "Je trouve que c'est une bonne question. Mais ce n'est pas parce qu'on pose une question qu'on y répond positivement".

Il est vrai que l'enseignement de l'Eglise est très clair :

"Par euthanasie au sens strict, on doit entendre une action ou une omission qui, de soi et dans l'intention, donne la mort afin de supprimer ainsi toute douleur. « L'euthanasie se situe donc au niveau des intentions et à celui des procédés employés » (…)

en conformité avec le Magistère de mes Prédécesseurs et en communion avec les Evêques de l'Eglise catholique, je confirme que l'euthanasie est une grave violation de la Loi de Dieu, en tant que meurtre délibéré moralement inacceptable d'une personne humaine. Cette doctrine est fondée sur la loi naturelle et sur la Parole de Dieu écrite; elle est transmise par la Tradition de l'Eglise et enseignée par le Magistère ordinaire et universel" (Jean-Paul II, Evangelium Vitae)".

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4 commentaires

  1. Je crois qu’il y a quelque chose d’important à bien saisir : l’Homme (cad au sens hommes et femmes) occidental aujourd’hui (non catholique, j’entends)ne se contente pas d’un commandement. !
    Voire c’est l’effet inverse : s’il a l’impression qu’une chose est interdire, il va systématiquement faire le contraire : qui oserai le priver de sa liberté ?
    Après tout nous sommes dans une société post-chrétienne : l’Homme d’aujourd’hui a besoin de raisons pour faire ou ne pas faire telle chose…
    Peut on le reprocher à des non chrétiens ?
    A nous de faire le travail d’explication.

  2. La question aurait pu être bonne si il s’était agi de faire l’inventaire exact de la loi Léonetti qui permet aujourd’hui environ 6000 euthanasies par an en France , et a donné naissance à un nouvel exploit sémantique : ce lui de “l’euthanasie passive”, presque immédiatement suivi de celui encore plus cynique de “sédation palliative” dans l’ordre insatiable des “avancées promue par la “gens canibalis”.
    Mais le Professeur Sicard risque fort de ne pas faire cet inventaire, puisqu’il juge la loi Léonetti “remarquable”. De plus on sait qu’il a été nommé en son temps à la tête du comité d’éthique par un certain Jacques Chirac qui a peu de chance de passer à la postérité comme un champion d’humanité authentique.

  3. Ce qui est incompréhensible c’est le qualificatif “dans la dignité”.
    Est-ce plus digne de mourir de faim et de soif, ou piqué comme un animal, que de mourir “de sa belle mort” expression extraordinaire !
    Qu’on nous explique le mot digne concernant une fin provoquée ou non, dans son lit de toute façon.

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