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L'Eglise : L'Eglise en France

Etre homosexuel et avoir une charge pastorale ?

Reçu par courriel de Mathieu Parbot

« L'Eglise, tout en respectant profondément les personnes concernées, ne peut pas admettre au Séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l'homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées ou soutiennent ce qu'on appelle la culture gay. » Cette sentence, tirée de l’Instruction de la Congrégation pour l'Education catholique sur les critères de discernement vocationnel  au sujet des personnes présentant des tendances homosexuelles en vue de l'admission au séminaire et aux Ordres sacrés, éclaire très opportunément les événements lyonnais. Le cas du diocèse de Lyon n’est pas unique. Dans bien des diocèses en effet, des clercs sont concernés par cette problématique.

La question est de se demander comment ces prêtres ont pu passer au travers des mailles du filet… En cause, le relativisme moral et doctrinal des 50 dernières années. La révolution marxiste s’accommode de tout ; l’essentiel c’est l’agit’ prop’, la remise en cause perpétuelle des vérités établies, le refus d’une loi, même si c’est la loi naturelle. La loi morale s’apparente alors à une formalité bourgeoise. Le nouveau peuple de Dieu doit s’affranchir de ces liens qui manifestent, dans l’humanité nouvelle, l’emprise des docteurs sur le reste des baptisés. Cette perspective qui dominait les années 60-70-80 est aujourd’hui en recul ; mais elle n’est pas éteinte. Elle s’accommodait parfaitement avec le « jouir sans entraves », avec toutes les déviances que l’on peut, ou pas, imaginer. Le marxisme a donc bien enfanté le relativisme et le refus de tout ce qui peut être appelé intrinsèquement mauvais. Après avoir commencé à pourrir par la tête, le poisson a vu le reste y passer. La crise de la foi a occasionné de graves blessures psychologiques aux conséquences physiques certaines : la dépression, le suicide, la violence sur soi et sur les autres…

De la crise de l’autorité en 68 est née la crise du père et la crise de l’homme vir. Guy Corneau, avait écrit jadis un ouvrage au titre évocateur, Père manquant, fils manqué. Nous pourrions ajouter : père manquant, virilité en danger. Le refus du père est immanquablement associé au refus de la mère. Il est facile de faire ensuite le lien avec la défiance vis-à-vis de l’Eglise. Le père dit la loi par amour, la mère vit l’amour comme une loi, elle le porte en elle.

Si l’homosexualité affecte  « à gauche » comme « à droite », les instituts de formation qui se réfèrent au Magistère de l’Eglise avec enthousiasme sont souvent très vigilants sur les profils psychologiques et l'accompagnement des candidats au sacerdoce.

Nous rappelant que l’Eglise ne « peut admettre au Séminaire et aux Ordres sacrés ceux qui pratiquent l’homosexualité, présentent des tendances homosexuelles profondément enracinées » comment appréhender cette question des prêtres dont l’homosexualité est connue et qui, pour certains, ont même fait l’objet d’une condamnation ? En d’autres termes, que faire d’eux ?

Comment des parents peuvent-ils faire confiance à un évêque qui nomme un prêtre connu pour son homosexualité curé de paroisse, aumônier de jeunes ? Comment est-ce possible ?

(à suivre – article précédent : Il existe une véritable jachère dans l’Eglise autour de la question homosexuelle)

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