Et une mission de plus !

Cette fois-ci, elle porte sur l'évolution du financement de la politique familiale. Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Le
député UMP Yves Bur est chargé d'une mission de réflexion sur
"l'évolution du financement de la politique familiale" et "la part
importante qu'y occupent les cotisations patronales"
, aux termes d'un
décret paru samedi au Journal officiel et de sa lettre de mission.

Le
13 février dernier, Nicolas Sarkozy avait souhaité que le député du
Bas-Rhin mène une réflexion "sans tabou" sur ce financement, en
estimant que "les cotisations patronales famille peuvent être
pénalisantes pour la croissance et l'emploi"…

Yves Bur est 332e dans le classement des députés pro-famille du Salon Beige (…)

En réaction à
ce nouveau chantier ouvert par le chef de l'Etat, le président de la
Cnaf (Caisse des allocations familiales) Jean-Louis Deroussen s'était
ému mi-février d'une "remise en cause des fondamentaux de la politique
familiale", qui met en péril "la principale source de financement de la
branche famille
".

Une réflexion au sujet de « Et une mission de plus ! »

  1. Pascal G.

    En soi, et de principe, on ne voit pas pourquoi ce devraient être les employeurs qui financent les allocations familiales : en France, les entreprises sont sollicitées en permanence pour financer tout ce qui est social. Or comme leurs homologues d’autres pays, elles paient des impôts sur les bénéfices, supérieurs de 15 à 10 % aux taux européens moyens, plus la taxe professionnelle, qui est une spécificité française, plus les retraites, plus d’autres taxes à caractère ”social”.
    Etant un soutien de la communauté nationale aux familles, la politique familiale devrait consister soit en allègement d’impôts, TVA et autres taxes cotisations et charges sociales pour les familles (ce qui serait le plus proche de la DSE), soit en aides, allocations etc…. financé sur le budget général de l’Etat, et non par le système de la protection sociale, qui devrait être réduit au minimum vieillesse et au minimum santé. Le reste étant de la responsabilité de chacun, auprès de systèmes privés. Ainsi seraient respectés les principes généraux de la DSE qui privilégient l’autonomie des individus et corps sociaux, seule condition du plein exercice de leurs responsabilités et libertés civiles.
    Ce qui est à craindre ici, c’est qu’on soulage les entreprises, à juste titre, mais sans que l’Etat ne s’engage à même hauteur, ce qui passera par une diminution des aides à la famille : le gvt FILLON-SARKO va s’attaquer aux ”familles riches” : les classes moyennes imposables qui vont perdre leurs allocations familiales et autres aides.

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