Et pendant ce temps, on tue chaque jour des innocents

Le combat pour la Vie et la famille est très large : les évêques espagnols nous rappellent qu'il ne faut surtout pas baisser les bras et continuer à se battre contre l'avortement, jusqu'à faire changer la loi afin d'obtenir in fine l'abrogation complète des législations autorisant ce crime.

"L’Eglise veut célébrer en cette Journée pour la Vie le don précieux de la vie humaine, spécialement dans les premières étapes après sa conception. En cette occasion, elle le fait de manière spéciale, devant le manque de protection dont elle pâtit aujourd’hui.

La vie humaine est sacrée parce que depuis son commencement elle est porteuse de l’action créatrice de Dieu et qu’elle demeure toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. La vie humaine est un don qui nous dépasse. Seul Dieu est Seigneur de la vie depuis son commencement jusqu’à sa fin. Personne, en aucune circonstance, ne peut s’attribuer le « droit de tuer de manière directe un être humain innocent ». C’est pourquoi tout attentat contre la vie de l’homme est aussi un attentat contre la raison, contre la justice, et constitue une grave offense à Dieu. C’est pourquoi la voix de l’Eglise s’étend partout et proclame que « l’être humain doit être respecté et traité comme une personne dès l’instant de sa conception » et donc, à partir de ce moment précis, il faut lui reconnaître les droits de la personne, principalement le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie.

En cette occasion, notre point de départ ne peut être ailleurs que dans la dignité sacrée de l’homme et la valeur suprême de sa vie pour toute conscience droite. Vivre est le premier des droits humains, racine et condition de tous les autres. Le droit à la vie se montre à nous avec une force d’autant plus grande que son titulaire est plus innocent ou davantage sans défense, comme c’est le cas d’un enfant dans le sein de sa mère.

La protection du bien fondamental de la vie humaine et du droit de vivre forme une part essentielle des obligations de l’autorité. Ce service que l’autorité doit rendre n’est rien d’autre que de recueillir la demande qui se trouve présente dans la société constituée de personnes qui naissent à la vie au sein d’une famille, cellule de base de ladite société. Le droit à la vie, qui n’est pas une concession faite par l’Etat, est un droit antérieur à l’Etat même et celui-ci a toujours l’obligation de le protéger.
Affirmer et protéger le droit à la vie et, concrètement, celle d’un enfant dans le sein de sa mère, droit inhérent à tout être humain qui constitue la base de la sécurité juridique et de la juste vie en société, est un gage d’espérance et de prospérité pour la société" (suite sur le site de Jeanne Smits).

4 réflexions au sujet de « Et pendant ce temps, on tue chaque jour des innocents »

  1. Antoine

    Quel évêque catholique pourrait ne pas souscrire à cette déclaration ?
    Que l’ensemble des évêques français adoptent cette remarquable déclaration, ou en proposent une autre équivalente, mais qu’ils ne restent plus silencieux !
    Le silence de la conférence des évêques sur l’enjeu le plus grave dans notre pays, la défense de la Vie, est terrible.

  2. Virginie

    D’accord avec pmc.
    Les évêques sont silencieux en ce moment parce qu’ils attendent les prochaines élections au sein de la CEF qui ont été décalées à cause du conclave. Donc ils ne peuvent pas tout faire, il faut comprendre!

  3. Dorothea

    On ne peut pas faire comprendre à la population que l’avortement est un crime si à la base on ne fait rien pour la (re)convertir à la foi catholique.
    C’est trop simple de dire “vous tuez un enfant” alors que pour la plupart de ces gens endoctrinés par la pensée unique et laïque de notre époque, un embryon n’est pas un être humain.
    Le problème de l’avortement, comme le problème du mariage homo, se résout par une conversion en masse des populations.

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