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Europe : le référendum / Europe : politique

Espoir : plus facile d’abandonner l’euro qu’on ne le croit

Lu ici , alors que 30% des Français se disent favorables à la sortie de la France de la zone euro :

Fdeu "Non seulement l’euro n’a pas amené la croissance et les emplois promis. Mais on constate tous les jours à quel point il pénalise la croissance des pays qui l’ont adopté comme monnaie unique. Cependant, pour convaincre d’en sortir, il faut aussi proposer une alternative et répondre aux interrogations.

La première chose qu’il faut noter est que le retour aux monnaies nationales est un exercice plus facile que le lancement de l’euro puisqu’il s’agit de revenir à la situation d’il y a une dizaine d’années. En outre, il y a des précédents, en Tchécoslovaquie ou dans l’ancienne URSS qui montrent tous que la chose est à la fois relativement simple et peu coûteuse selon les mots même de partisans de l’intégration européenne. Nous sommes loin des tableaux apocalyptiques présentés par certains (…)

Malgré tout, beaucoup de questions vont subsister car les défenseurs de l’euro recourent aujourd’hui à la peur pour essayer de convaincre que le retour aux monnaies nationales serait un dangereux saut dans le passé ou l’inconnu, dont les conséquences seraient dramatiques.

Certains agitent le spectre d’un retour de l’inflation. Mais si le prix des produits allemands augmenterait, celui des produits italiens, espagnols, portugais ou grecs baisserait. Et même si le franc baissait par rapport au dollar, le regain d’inflation serait tout de même assez limité car plus de la moitié de notre commerce est réalisé en Europe, où le franc serait globalement stable (…)

La dernière question que l’on se pose est la possibilité légale de le faire puisque rien n’est prévu dans les traités européens, qui indiquent même que les pays qui n’en font pas partie sont destinés à le rejoindre un jour. Déjà, il faut souligner que la Grande-Bretagne, la Suède ou le Danemark ne semblent pas pressés de rejoindre la monnaie unique européenne, signe assez évident de ses limites.

Fde Car bien au contraire, ces pays ont profité de leur indépendance pour laisser leur monnaie se déprécier afin de relancer la croissance. La Suède enregistre ainsi une croissance de 4% en 2010 et le Danemark de 2,2%, bien au-delà des 1,6% d’une zone euro tirée par la croissance des exportations allemandes qui s’explique par le krach de 2009… La dépréciation de la livre a permis à la Grande-Bretagne d’amortir une crise qui aurait du être beaucoup plus sévère que sur le continent.

Et malgré les traités européens, la France peut de toutes les façons utiliser la convention de Vienne pour quitter l’euro. Nous aurions alors le même statut que les pays qui n’en sont pas membre. A ceux qui soutiennent qu’il vaut mieux affronter la mondialisation avec une grande monnaie européenne, on pourra rétorquer que la Suède s’en passe très bien, tout comme la Corée du Sud. Il n’a jamais été démontré qu’il fallait avoir une monnaie dépassant le cadre national pour croître.

Bref, le retour aux monnaies nationales ne serait pas si compliqué que cela et les plus sombres des objections ne résistent pas à l’analyse. Si tout ne serait pas simple, les bénéfices économiques feraient rapidement oublier cette parenthèse hasardeuse qu’aura été la monnaie unique".

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32 commentaires

  1. L’euro est un acquis communautaire. C’est un approfondissement sans précédent. Comme tout approfondissement, c’est un cliquet. Les traités européens sont supérieurs à la convention de Vienne de toute façon. Ils forment notre constitution confédérale.
    Le retour au statu quo ante? au SME? Tout le monde sait que ce dernier était le préalable à l’Union Economique et Monétaire.
    Entre la Bohème-Moravie et la Slovaquie, c’était un divorce de velours, un divorce entre pairs. Comparons ce qui est comparable.
    Si on abandonne l’euro alors quelles sont les conséquences? Le franc, attaqué de toute part, dégringole et, avec ça, toute l’épargne. Les fonds de retraites fondent comme neige au soleil. Les petites gens voient leur pouvoir d’achat s’envoler. Le remède serait pire encore que le mal.
    L’euro est, en effet, la deuxième monnaie de référence mondiale. Autant, nos bons vieux francs étaient difficilement accepté à l’étranger, autant on peut payer directement en euro dans des pays à monnaie non convertible. Quelles facilités! Il donne à nos entreprises un accès direct au premier marché au monde sans risque de change. Il rassure par sa stabilité et sa taille les investisseurs.
    L’euro est notre monnaie et notre problème. Pour l’instant, il a été passablement géré par nos banquiers centraux de l’Eurosystème. Il n’attend plus qu’à être gouverné et garanti par une puissance publique européenne en voie de construction. Il coûte un peu cher pour l’instant mais il n’a pas encore 12 ans. C’est sans doute notre meilleure assurance contre les crises financières à répétition de ces dernières années. Sans lui, le crédit de la France aurait été fortement fragilisé au cours de ces dernières années.
    Les attaques contre l’euro ne valent pas plus que les hauts cris de la male peste H1N1 qui ne fut qu’une méchante grippette. A qui profite le crime? Aux Anglo-Américains qui n’ont qu’une hantise: l’apparition d’un blocus continental monétaire contre lequel s’échouerait leur suprématie monétaire.
    Napoléon triomphant par la monnaie…

  2. L’europe c’est z€uro, vive le Franc.
    Mais il faudrait que les prix baissent, car depuis début 2002, ce fut une flambée.
    Puisque l’on nous explique que c’est facile de sortir de cette “zone” et puis par la suite, nous pourrons remettre en fonction les frontières.
    Fiat volontas tua . . .

  3. Le retour au Franc serait souhaitable, mais il faut deux conditions essentielles fixer une parité et faire revenir en France l OR qui est a Frankfurt – Am – Main à la bundesbank.
    Souhaitable aussi que la BNF redeviennent L AUTORITE Bancaire de la France, pas laisser la monnaie aux mains des banquiers particuliers, qui n’ont d’interets que les leurs…
    Chose qui ne nous a jamais réussi.
    KNOTYS SEUTON !

  4. il y aura de l’inflation car c’est plus simple d’appauvrir les Français pour payer les dettes de l’État contracté par les élites. Ce discours monétariste ne mène à rien : une économie ne se résume pas à une monnaie. Une monnaie n’est qu’un outil neutre. Le problème de la France, ce sont ses élites, l’organisation et l’idéologie de l’État et de la justice, l’éducation, la fiscalité, l’insécurité, l’immigration… Il faut se souvenir qu’avant d’entrer dans l’euro, la situation économique de la France n’était pas florissante. Et les dévaluations compétitives successives n’ont jamais servi les intérêts du peuple, mais facilité l’incurie des gouvernants et la gabegie. Combien d’inflation par an en moyenne depuis l’entrée dans l’euro ?

  5. et l’exemple de la Grande-Bretagne qui a gardé sa monnaie montre que cela n’est pas la garantie d’une économie florissante

  6. La fin de l’€uro,ce serait la fin de Zapattero,Junker et de tous les mondialistes bruxellois qui devraient avouer leur échec.

  7. Article très intéressant….
    Vous trouverez absolument TOUTES les informations, démonstrations, preuves, commentaires, analyses, références, sur ce site :
    http://www.u-p-r.fr/
    Attention : je ne milite pas spécialement, et je ne suis pas adhérent à ce club. Cependant, je suis absolument et résolument pour la sortie de l’€, lequel est une ruine pour les européens. Mais puisque le sujet a été abordé, je soumets à tous le lien qui va vous informer.
    Attention : si vous voulez vraiment vous faire une idée complète et documentée, il y a un effort à faire ! Le site est très riche, il y a des commentaires, des vidéos fort complètes, malheureusement assez difficiles à visionner, vu la piètre qualité. Cela dit, pour ceux qui ne sont pas trop paresseux, c’est faisable !
    Évidement, c’est plus facile de rester vautré sur son canapé à regarder la télé…
    Mais bon, il y a encore des gens en France qui aiment à réfléchir et qui s’en donnent les moyens…
    Je serais heureux d’avoir des commentaires !

  8. Plutôt du même avis que PEB; en outre, l’euro est pratique pour ceux qui voyagent dans la zone euro; ce serait bien si les timbres des différents pays de l’UE suivaient cet exemple car, à ma connaissance, il ne doit pas y avoir de timbre européen utilisable indistinctement dans les pays de la zone euro : moralité, si vous achetez des timbres à la poste du Vatican, ne comptez pas timbrer votre courrier en France avec si vous n’avez pas tout utilisé…
    Le vrai problème, pour l’euro, ne serait-il pas qu’il semble le jouet des financiers & des spéculateurs, plutôt qu’un outil au service réel des populations ? Est-ce l’outil qui est mauvais, ou l’ouvrier qui s’en sert ? Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain…

  9. Attention aux rèves dangereux
    Il faut savoir de quoi on parle et le sujet demande un minimum de culture économique pour le comprendre. Donc, comme pour tous les sujets compliqués, un minimum d’effort et l’humilité intellectuelle de celui qui découvre ou approfondi sur le fond un sujet technique (sinon, alors pourquoi aller voir un médecin quand on est malade ? le charcutier ou le boulanger du coin pourrait aussi bien faire l’affaire si on suit le raisonnement primesautier de ceux qui se contentent de la légèreté des mots et se laisse emporter par leur humeur, – c’est la définition même de “l’insensé” dans les Ecritures). Je vous conseille le très excellent livre de Franck Biancheri “crise mondiale, en route par le monde d’après” chez Anticipolis.
    Pour ma part, j’étais pour le retour au franc, mais plus je réfléchis sur cet ouvrage de fond et vraiment très sérieux dont je n’ai d’ailleurs pas terminé la lecture, plus je me demande si le retour au franc ne serait pas une effroyable connerie. N’oubliez pas notamment que tous les emprunts des résidents français sont libellés en euros, donc sortie de l’euro égal risque de change qui augmenterait violemment les charges de remboursement avec des faillites en chaîne.
    Notre monde bascule (perte de l’influence monopolistique du monde anglo-saxon et donc du dollar en tant que monnaie de réserve), et comme cela est fort bien expliqué dans l’ouvrage, la décennie 2010-2020 sera cruciale, ce sera celle de tous les dangers.
    Alors du calme et de la prudence et affûtez et testez les arguments par rapport à du réel et non par rapport à des fantasmes.
    très intéressant le commentaire de PEB

  10. Il est évident que tous ceux qui sont du même avis que PEB ont voté Sarkosy en 2007. Pour ma part, la France n’est pas à vendre, que ce soit pour obtenir des réductions d’impôts ou en échange d’une monnaie forte.
    Echange donc volontiers Monnaie forte contre Liberté et Responsabilité.
    J’ai extrait le passage suivant qui énumère les raisons pour lesquels il ne faut surtout plus vendre son âme au Diable :
    « …Nous ne sommes donc pas le moins du monde « sceptiques » devant la colonisation et la domestication de la France par l’empire américain. Comment d’ailleurs pourrait-on en rester au stade contemplatif que suggère ce terme de « scepticisme » alors qu’il s’agit de la destruction programmée de l’indépendance de la France, de notre démocratie, de notre liberté et de notre niveau de vie ?
    Nous ne sommes donc certes pas « sceptiques » ; nous sommes résolument contre. Et nous avons décidé d’agir en conséquence, en œuvrant pour notre libération et notre indépendance nationale… »

  11. LE FRANC CONTINUE D’AVOIR UNE EXISTENCE LEGALE.
    Revenir au FRANC, n’est que revenir à une possible identité et independance Française.
    KNOTYS SEUTON!
    Désolé pour les majuscules, mais les choses importantes devraient pouvoir s’afficher en “bleu cerise”.
    S.V.P.
    Donnez nous un de couleur ou un choix de caractères : gras , italique..

  12. Mr Franck Biancheri ne fait que de la propagande européiste (ou euro-mondialiste si vous préférez) et est probablement un amateur de tablier.
    Il est amusant de voir la rapidité avec laquelle les thuriféraires de l’euro interviennent sur les blogs en tous genres.
    Pour moi vous pouvez jeter le bébé, l’eau du bain, la bassine et même les parents du monstre…

  13. @KNOTYS SEUTON
    Sachez que le franc français n’est plus notre monnaie nationale depuis le 1er janvier 1999* et n’a plus aucune existence légale. Le code monétaire et financier dispose en son premier article L111-1 que “la monnaie de la France est l’euro. Un euro est divisé en cent centimes.” (En droit européen, le centime s’appelle cent.)
    Parler d’un retour au franc est illusoire et dangereux. Le choix n’est pas entre splendide isolement et servitude. Une monnaie stable incite à la responsabilité dès lors qu’elle est gérée en toute indépendance d’esprit. L’Histoire qui mène le monde, pousse les gouvernements de l’Euroland à coordonner intimement leurs politiques économiques et financières pour le bien de tous. D’une manière où une autre une redistribution volontariste des excédents des autres permettra de faire recirculer le carburant…
    Notons aussi que grâce à l’euro, nous sommes de moins en moins soumis à la pression des spéculateurs. Vous voudriez que les puissances financières jouent avec votre porte-monnaie comme dans l’Allemagne de Weimar?
    * Entre 1999 et 2002, le franc français n’était plus qu’un simple sous-multiple technique et transitoire de l’euro.

  14. @ PEB
    Les « bienfaits » de l’euro se sont tellement faits au détriment du reste que cela reste 100% anecdotique…
    Et brandir la peur pour ne pas revenir à une monnaie nationale n’est pas très malin : c’est dans la continuité de la politique depuis 30 ans qui consiste à agiter un épouvantail pour rassembler le troupeau…
    Qu’on revienne au franc FRANÇAIS, qu’on batte notre monnaie et qu’on décide de ce que l’on en fait…
    Et s’il faut pour cela sortir l’épée du fourreau pour couper court à la spéculation, il faudra le faire : j’en suis à penser qu’on ne pourra sortir de cette crise – au sens large – que par un redressement moral absolu qui passera autant par le fer que par la prière…
    L’avantage du fer est qu’il conduit naturellement à la prière ! Ceux qui ne sont pas convertis aujourd’hui le feront par la misère consécutive au malheur du combat…
    Sainte Mère de Dieu, priez pour nous, pauvre Français qui allons avoir à redresser la France : la tâche est noble mais ô combien difficile : puisse votre soutien nous aider à mener cette tache jusqu’au bout…

  15. @PEB
    Cher Monsieur.
    Désolé, de vous contredire, mais cours légal et Existence Légale sont deux choses différentes. Vous êtes trop intelligent pour confondre, mais vous essayez néanmoins…. ;o(
    Vous êtes TROP RUSÉ.
    Je crois en la France fille aînée de l’Église (assemblée des fidèles) et au peuple Français à son avenir et au progrès (entre autre Social) dont il a été flouè depuis quatre décennies.
    Donc, disai je, Existence Légale.

  16. La Monnaie Nationale Française, je rappelle pour ceux qui s’oublient : LE FRANC, est un des outils majeurs de la reconquête de l’indépendance nationale Française.
    Cependant, le plus grand levier permettant le retour à l’indépendance serait permettre le plein emploi.
    C’est possible, cela s’appelle même auto détermination d’un peuple, cela passe par la responsabilité politique.
    Il faut le vouloir.
    KNOTYS SEUTON!

  17. Je ne brandis aucune peur. Je dis simplement que l’euro nous rend de grand service et confère à l’Europe continentale une puissance économique et financière remarquable. L’euro est précisément ce glaive et ce bouclier que vous appelez de vos vœux.
    Les épées, les mousquetades, les panaches blancs: tout cela ressort de cet esprit de soldat si français et si noble. Et c’est bien plus beau lorsque c’est inutile. Car, c’est inutile devant le mur gigantesque des typhons boursiers et des tsunamis spéculatifs. L’Histoire poursuit le vain équilibre de forces contradictoires surhumaines.
    Une monnaie n’est pas un simple outil. C’est une garantie. Pourquoi Bérégovoy, ce fils d’ouvrier, s’est-il converti au monétarisme le plus intransigeant? Parce qu’il s’est souvenu des pertes considérables que l’inflation fait subir à la petite épargne et au salaire des pauvres gens. Seul une maîtrise continental permet désormais cela.
    L’euro, c’est la culture du Mark et de l’Union Latine du franc germinal réunies. C’est une œuvre très française et très allemande. C’est une monnaie politique: ça, c’est français. Elle est gardé par une banque confédérale indépendante: c’est son côté teuton. Un gouvernement économique et financier suprême se dessine: ça, c’est romain.
    La stabilité monétaire a toujours été un des objectifs majeurs des grands empires continentaux. Elle favorise tout à la fois les échanges, l’épargne et l’investissement. Elle donne a chacun la liberté des salaires et fait la vérité des politiques gouvernementales. C’est ainsi que le pensait les Césars, les Charlemagne, les Philippe Auguste, les Louis XIV, les Napoléon, les Bismark, les Adenauer et les de Gaulle.
    Le franc est mort, vive l’euro!
    Mammon est un maître redoutable. Il faut cependant, au péril de notre âme mais avec l’aide du Père de toute miséricorde, savoir en user avec sagesse. Saint Joseph, économe domestique et entrepreneur avisé, nous sera sans doute d’un grand secours.
    Ne mêlons pas Notre Dame à ces entourloupes postmodernes: elle est bien trop pure pour partager nos passions pur ces choses, somme toute, si matérielle.

  18. http://www.nicematin.com/article/cote-dazur/franc-euro-notre-enquete-sur-la-hausse-des-prix
    Heureusement que selon Mr PEB l’euro nous permet de lutter contre l’inflation. Mais bien entendu sans l’euro “ce serait pire”…

  19. @KNOTYS SEUTON
    N’y a-t-il qu’en France, qu’on entend des énormités pareilles? Ce n’est pas parce que vous êtes opposé à la réalité, sans doute pour des raisons qui vous honorent, que ça vous autorise à raconter n’importe quoi.
    Je suis désolé mais le franc n’a plus ni cours, ni existence légale sinon dans la continuité des contrats et obligations antérieures à 1999. Dans ce cas, les droits afférents ont été converti en euro automatiquement ‘latae sententiae nemini reservatae’.
    Le dernier cours du franc français a été celui fixé irrévocablement par le règlement CE n°2866/98 du 31/12/1998 concernant les taux de conversion entre l’euro et les monnaies des États membres adoptant l’euro. Le Conseil avait fixé l’euro à 6,559 57 francs français. Le lendemain matin, la réforme monétaire et financière était exécutoire dans l’Union et dans le droit national. Le franc disparut ainsi au douzième coup de minuit.
    Comment quelque chose qui n’existe plus légalement, peut-il avoir cours? Le cours procède du droit contractuel et donc de la législation civile. En effet, il résulte de l’accord entre un vendeur et un acheteur sur une chose à échanger contre une autre ou un service quelconque. L’échange ne peut s’opérer essentiellement que sur une base réaliste et existentielle. Si le franc français, en tant que tel, a sombré corps et bien le 01/01/1999, je ne vois pas comment lui donner une valeur autre que celle nostalgique de feus nos liards et de nos pistoles.
    La confusion dans votre esprit vient sans doute de la période transitoire allant jusqu’au 31/12/2001. On avait l’impression de manipuler encore des francs mais on échangeaient en réalité des euros sous les espèces d’un sous-multiple purement technique. D’ailleurs, dès le 01/01/1999, il était possible d’émettre des effets scripturaires libellés en euros. Le franc français en tant que monnaie n’existait déjà bel et bien plus: pas lus que le mark allemand ou finlandais, le franc belge &c.
    Quant à l’indépendance nationale, croyez-vous sincèrement qu’il est plus facile de combattre à 60 millions qu’à 300 millions? L’union fait la force. Certes, on y perd le droit de faire des bêtises. Mais ce n’est pas plus mal. Il vaut mieux se faire taper sur les doigts par Barroso ou subir les gros yeux de Trichet que de couler devant les icebergs d’une finance déréglée. En revanche, l’euro ne nous interdit en rien de mener notre société comme on l’entend.
    Le plein emploi, on y viendra bien un jour. Mais sans l’euro, le risque pays de la France serait bien plus élevé pour les investisseurs et les marchands internationaux.
    L’Union Économique et Monétaire (UEM) a été conçue avec une certaine sagesse empirique: mieux vaut confier la valeur de notre argent à une autorité indépendante qu’aux trafics honteux d’un Philippe le Bel. La crise est la catalyseur de ce qu’il manquait, le gouvernement collectif par les États membres des finances communes.

  20. Si on avait la “moëlle” et le sérieux des Suisses (par exemple, chez eux la retraite n’est pas à 60 ans et tout le reste à l’avenant), on pourrait peut-être revenir au franc à l’instar du franc suisse qui se tient bien. C’est bien là le drame où nous ont conduit les sirènes de 68 : la génération du “jouir sans entraves” va effectivement jouir d’une autre manière maintenant, car euro ou pas euro, le mur des réalités va frapper de plus en plus fort (pensez-vous que les 1,4 actifs d’aujourd’hui vont supporter indéfiniment l’incroyable charge de financer 1 retraité d’une génération qui n’aura pas hésité à supprimer un nombre considérable de cotisants aujourd’hui absents pour cause de “jouir sans entraves” – il faut se préparer à voir son niveau de retraite divisé par 2 voire par 3 à terme et là, il y aura intérêt à avoir une petite maison de campagne avec un jardin pour à peu près survivre). On ne peut pas se foutre de tout sans que tôt ou tard la facture ne se présente. Et la désindustrialisation du pays, il va falloir une génération pour renverser la vapeur avec une action en profondeur sur l’enseignement et retour à une saine sélection (terme encore honni par la génération des ratés). Pendant ce temps là, on nous amuse avec d’autres sujets pour faire diversion. Une chose est sûre, une éventuelle sortie de l’euro se traduira par des bouleversements violents qui concerneront tout le monde, sommes-nous prêts à faire face et tenir le coup sans tomber dans la folie de la révolte violente qui profite d’ailleurs toujours aux meneurs ? En restant dans la zone euro, sous réserve d’une politique d’efforts conjoints du pilier France-Allemagne – car on ne pourra pas s’éxonérer de ces derniers -, le bloc ainsi consitué sera plus difficile à déstabiliser de la part des puissances hostiles au continent européen.

  21. Le franc suisse n’a pas à quitter l’euro car la Suisse ne fait pas partie de l’UE…
    Les particularités du système bancaire helvétique y est pour quelque chose.

  22. à PEB
    Je sais bien que le franc suisse ne fait pas partie de l’euro et que son système bancaire est particulier. C’est simplement pour montrer qu’en Europe, il y a une monnaie qui se tient bien et, sauf à dire qu’elle ne se tient bien qu’à cause uniquement de son système bancaire ce dont je doute fort, le peuple suisse dans l’organisation générale de son économie et son implication personnelle (voyer par exemple leur engagement dans le service militaire) doit bien y être pour quelque chose. Car sinon, la “communauté financière internationale” (si je puis employer ce terme) aurait tôt fait de mettre à genoux ce petit pays si son peuple n’avait pas intrinsèquement la “moëlle” qui semble nous manquer.

  23. Justement, la force de la Suisse est de disposer d’une législation garantissant le secret professionnel qui est d’un grand secours pour la communauté financière internationale.
    C’est un vrai pays disposant d’une vraie culture industriel mais qui rend, par ailleurs, de vrais services financiers. Ces vallées sont un tapis vert neutre (depuis le congrès de Vienne de 1814-1815) où les affaires peuvent se faire en toute discrétion et avec un professionnalisme remarquable.
    Toutes ses raisons font que la Suisse peut conserver sa monnaie. Cependant, la Suisse est assiégée par l’Euroland. Son marché dépend donc aussi de la valeur de l’euro pour laquelle elle n’a aucune prise directe.
    Notons que le franc suisse dégringole joyeusement devant l’euro depuis le début de l’année.

  24. Certains lecteurs semblent penser que toute décisions est immuable et ne permet aucune évolution, il n’en est rien !
    Ainsi le ton péremptoire est celui convenu pour chaque traité à un moment donné mais le même précise que chaque état est libre de se retirer si bon lui semble….le contraire d’ailleurs serait étonnant!
    La France a donc la monnaie qu’elle veut et en change si cela lui convient.
    La question est donc ailleurs, à savoir quel est son intérêt ?
    Force est de constater alors que l’euro a été et reste une escroquerie.
    C’est d’ailleurs pour cette raison que spontanément des millions de français s’y sont opposés.
    L’autre paramètre est que le parcours accompli s’impose à la réflexion. Cette dernière n’est forcément plus la même que lors de la discussion première.
    Par ailleurs on fera remarquer que le franc virtuel qui représenterait notre monnaie quotée s’exerce toujours au travers des CDS qui voient les taux varier selon les différents pays.
    La symbolique du nom “franc” n’est pas anodine mais pour l’économiste la signification d’une valeur différentiée de la monnaie active française existe bien encore.
    Le franc pourrait donc être rétabli sous certaines conditions.
    Il devra l’être dans la pratique soit par l’utilisation réelle du nom dans un processus identitaire comparé, soit par l’établissement d’un serpent monétaire court (un peg) entre les deux pays dont la masse représente 50 % de la communauté actuellement, à savoir la France et l’Allemagne.
    Un serpent de second cercle concernerait d’autres pays avec un ajustement plus souple.
    Que ce soit admis ouvertement ou non, des modifications devront survenir.
    Il est également possible d’imaginer un “mineuro” (un mini-euro) qui serait une devise d’ajustement interne propre à chaque pays sur une base éphémère.
    On le voit la question du franc est un paramètre économique dont la finalité est de vérifier ce que l’on veut faire que ce soit dedans ou que ce soit dehors.
    Bien entendu, la seconde option ne consiste en rien à un isolement (quelle idée! ) d’autant que les échanges sans contact qui arrivent à très court terme vont supprimer la notion matérielle ou de conversion.

  25. @PEB
    Si vous excommuniez vos contradicteurs vous vous trouverez seul à polemiquer avec vous même …
    ALLO PEB ?
    KNOTYS SEUTON!

  26. Contrairement à ce qui est claironné sur ce blog,
    le Franc Français existe toujours légalement,
    comme existent : la Peseta, La Lire Italienne et les autres monnaies des pays d’Europe qui ont adhéré à la monnaie “CASINO” mais en aucun cas abandonné leur monnaie Nationale.
    Si vous vous posez la question de savoir comment et pourquoi les Billets d’euros ne possèdent pas le paraphe des trésoriers généraux et des banquiers des états des pays de l’Euro.
    Verifiez, il n’y a pas de signature d’organisme politique national sur les Euros.
    Il est assez facile de comprendre que les états qui ont accepté des “Billets de Comfort” appellès “Euros” n’ont en aucun cas voté la disparition/dissolution Politique de leur états respectifs …
    Les rêveurs en matière de Théologie Économique ou Financière Supra – Nationale Fédérale devraient poser les pieds au sol.
    Un état engage sa responsabilité sur SA monnaie.
    C’est un minimum, non?
    Mais le retour a la responsabilité et a la compètence, suppose de prendre en compte une réalité qui ne se montre pas ostensiblement, pas encore; la pauvreté grandissante des peuples d’Europe.
    L’Europe politique est un fiasco.
    Prennons en note.
    L’avenir des peuples d’Europe se fera pour chacun des états dans leurs frontières respectives et chacun avec sa propre monnaie.
    KNOTYS SEUTON!
    Connais toi toi même,… avant de juger les autres ;o)

  27. Pourquoi dites-vous que le franc suisse dégringole devant l’euro, je trouve exactement le contraire (cf ci-joint un extrait du tableau que vous pouvez consulter en entier sur le site référencé ci-dessous) :
    source :
    http://fr.loobiz.com/historique/franc-suisse+euro:pg:8
    valeur 1 CHF en euros
    22/12/2010 0,802
    28/12/2010 0,799
    15/12/2010 0,781
    02/09/2010 0,77
    21/08/2010 0,761
    09/11/2010 0,75
    26/06/2010 0,74
    29/10/2010 0,73
    16/06/2010 0,721
    11/05/2010 0,71
    25/05/2010 0,7
    17/03/2010 0,69
    28/01/2010 0,68
    05/01/2010 0,673

  28. Mr PEB dit que le franc suisse dégringole devant l’euro car il en a envie, c’est tout. Tout comme il prétend qu’un retour au franc serait catastrophique, les faits n’ont que peu d’importance à ses yeux.
    Le franc suisse dégringole tellement vers le haut que la banque centrale suisse achète continuellement des milliards d’euros (plus de 100 milliards en réserve) pour le soutenir et tenter d’empêcher le franc suisse de dégringoler au sommet qu’il a atteint il-y-a… 6 jours !

  29. Dont acte pour le CHF.
    Le franc français n’existe plus que comme unité de compte quant à la continuité des contrats stipulée par le traité de Maastricht.
    Les euros sont signés par le président de la BCE instituée par les puissances souveraines conformément aux traités.
    Ne confondez pas trésorier, chargé de la comptabilité publique, avec banquier central en charge de la monnaie.

  30. à Tayeb
    je ne pense pas que PEB ait voulu travestir la réalité sur l’évolution du CHF par rapport à l’euro. Moi-même, il m’arrive souvent de me planter de bonne foi dans le sens des évolutions de monnaies, c’est une gymnastique intellectuelle a priori toute simple, mais ce petit jeu du qui bouge par rapport à quoi et dans quel sens n’est pas forcément évident pour tout le monde. Amusez-vous à le faire à toute vitesse pour vous tester; pour ma part j’aurais fait un mauvais trader en devises car il faut avoir la capacité de répondre à ce problème technique sans erreur et dans le dixième de seconde, or je dois sans cesse me revérifier…
    amicalement

  31. Jean, je ne dis pas que PEB a voulu travestir la réalité, je dis simplement qu’il ne sait pas de quoi il parle. L’euro représente tout simplement les fondations et les premiers étages d’une nouvelle tour de Babel, tout comme l’ONU et toutes les organisations internationales (FMI, etc…), il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir: http://2.bp.blogspot.com/_97mgCP4O7Uw/TNcRftvppfI/AAAAAAAACTI/JLPF8KrdXwc/s1600/afhdtv.jpg
    Son euro adoré s’effondrera bien plus rapidement qu’il ne le croit.
    PEB ne cesse de proclamer que le franc est mort mais je m’en moque bien, je crois en la résurrection 😉

  32. @ TAYEB
    http://2.bp.blogspot.com/_97mgCP4O7Uw/TNcRftvppfI/AAAAAAAACTI/JLPF8KrdXwc/s1600/afhdtv.jpg
    ;o) Bien Vu.
    Meilleurs Voeux pour 2011 à tous, sans exceptions.
    KNOTYS SEUTON!

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