C’est ce que nous invite à faire Éric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) dans son éditorial d’octobre 2018. Loin de nier la réalité du net regain d’activité russe en la matière, il nous rappelle que les Russes ne sont pas les seuls à se livrer à cette activité commune à toute puissance sur la scène internationale. Nous en citons l’extrait final.
Enfin, il importe de poser une question essentielle : qui porte aujourd’hui le plus atteinte aux intérêts politiques et économiques des Européens ? Qui contribue le plus à notre affaiblissement économique ? Qui rachète et démantèle nos entreprises ? La Russie ou les Etats-Unis dont nous mesurons chaque l’unilatéralisme croissant ? Les faits sont sans appel. Depuis une décennie, par l’imposition extraterritoriale abusive de son droit, Washington a tout fait pour affaiblir ses concurrents et néanmoins alliés du Vieux continent. Sous couvert de défense de la démocratie et des droits de l’homme, les Etats-Unis nous interdisent de commercer avec l’Iran et nous sanctionnent lorsque des sociétés européennes commercent avec des Etats qu’ils considèrent infréquentables. Sous couvert de lutte anticorruption, ils imposent des amendes faramineuses aux acteurs économiques européens. Que cela soit au titre des embargos ou de l’anticorruption, les entreprises françaises (BNP-Paribas, Total, Technip, Alstom, Alcatel, Société générale, Sanofi) ont versé ces dix dernières années plus de 14 milliards de dollars d’amendes au Trésor américain, sous la pression de la justice de ce pays et pour des raisons hautement discutables.


philippe paternot
ils sont forts ces russes!
ils auraient même fait élire trump!
en tout cas la russophobie des zélites ouest-occidentales qui renvoient sans vergogne les russes me choque; ils sont nationalistes, religieux, pro-famille, pro tradition, islamosceptiques, etc, bref des non “progressistes”