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France : Politique en France

Entretien avec Barbara Mazières, candidate pro-famille

Entretien avec Barbara Mazières, candidate pro-famille

Vous êtes candidate aux législatives dans la circonscription de Segré. Pouvez-vous nous dire un mot de votre parcours politique?

J’ai commencé à militer au RPF, avec la droite souverainiste de Philippe de Villiers et Charles Pasqua. Puis j’ai rejoint le RN et j’ai été responsable de la fédération du Maine et Loire, avant de me faire virer car “trop conservatrice”. Les hasards de l’existence ont fait que, quelques mois après, je suis devenue conseillère régionale à la suite de la démission d’un élu. Il m’a semblé correct de rejoindre le groupe RN, puisque j’avais été élue sur la liste RN. Mais j’étais prête à démissionner si mes idées étaient attaquées. L’honnêteté m’oblige à dire que l’on m’a laissé défendre mes convictions sans jamais chercher à me censurer. Enfin, j’ai rejoint la campagne d’Eric Zemmour à l’automne dernier. Mais la politique “partisane” n’est pas l’essentiel de mon engagement. Je suis d’abord mère de famille (j’ai beaucoup milité pour la liberté scolaire notamment). Ensuite, je suis directrice financière dans une pme. J’ai aussi beaucoup milité pour défendre la famille naturelle, notamment au sein de la Manif pour tous. Enfin, je dirige une association culturelle locale car je crois que le combat politique est aussi, et d’abord, un combat culturel.

 

Qu’est-ce qui vous séduit dans le positionnement de Reconquête?

D’abord le fait d’avoir le courage d’appeler un chat un chat et, en particulier, de dénoncer clairement les dangers de l’islamisation et de l’immigration massive. De dire que la France peut disparaître – à la fois parce que ses “élites” la détestent et parce que des millions d’immigrés ignorent tout de notre civilisation, quand ils ne la vomissent pas. Eric Zemmour a tenu ce discours avec talent et courage pendant des années comme journaliste. Il est important que ce discours puisse percer aussi dans le débat politique. J’ajouterais aussi volontiers le fait de ne pas opposer les combats identitaires ou régaliens des combats conservateurs.Pour moi, cette hargne d’un certain nombre de dirigeants du RN contre les conservateurs est leur principale erreur. Je sais bien que les “cathos” n’ont pas toujours été  très aimables avec le Front, c’est le moins que l’on puisse dire. Mais on ne répond pas à une bêtise par une bêtise en sens contraire!

 

Mais, dans votre campagne, vous ne parlez pas uniquement d’immigration ou d’insécurité…

Non, effectivement, d’abord parce que je suis personnellement très sensible aux libertés – sujet que l’on a trop entendu dans la campagne présidentielle. Je suis profondément allergique à la technocratie, aux lois liberticides si chères à M. Macron. Je parlais plus haut de liberté scolaire: je me suis battu contre mon propre camp, la droite, qui avait commencé à limiter sévèrement la liberté de l’école à la maison sous Sarkozy. Je continue à penser que ces empiètements permanents de l’Etat dans nos vies sont intolérables. Evidemment, avec la loi sur le séparatisme, la dictature sanitaire, et la censure d’internet par les lois Avia et compagnie, nous sommes montés d’un cran avec Macron! J’ajoute que, vivant dans une zone rurale, je défends aussi avec acharnement les libertés locales. Le jacobinisme n’est pas la tradition française. Et, en plus, ça ne marche pas! Pour moi, la politique, c’est essentiellement bien commun et principe de subsidiarité – et non ploutocratie et jacobinisme!

 

Comment mesurez-vous vos chances de succès?

Je constate d’abord que je suis la seule candidate de droite, puisque le candidat LR a finalement jeté l’éponge et que la candidate RN n’est clairement pas sur une ligne “catho-compatible”. Je suis la seule candidate de droite face à la gauche wokiste de Macron et la gauche révolutionnaire de Mélenchon. Cela étant, je ne me fais pas beaucoup d’illusions: les étiquettes partisanes feront l’essentiel de l’élection. Mais ce qui m’importe surtout, c’est de m’enraciner localement, de rencontrer les habitants pour parler ensemble des combats que nous aurons prochainement à mener contre l’Etat macroniste, et de faire progresser mes idées. Et, en ce domaine, une campagne législative est une occasion qui ne se refuse pas!

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1 commentaire

  1. Bravo et merci pour votre engagement

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