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Culture de mort : Avortement

Encore un politique schizophrène

A la veille de l’arrivée de Benoît XVI au Brésil, le président Lula a annoncé être "contre l’avortement comme père et mari" mais que "l’État devait traiter l’avortement comme un problème de santé publique".

Comme d’autres hommes politiques plus proches de nous, voici un président qui agit a contrario de sa conscience. Pour expliquer cette attitude schizophrène, Lula ressort de vieux arguments éculés plaçant la femme au centre du problème de l’avortement alors qu’il est question de la mort d’un enfant qui a une mère et un père. Ces jérémiades ne tiennent pas face à la vie de l’enfant condamné :

  • "Nous avons aujourd’hui 30% de filles de 15 à 17 ans hors de l’école en raison de grossesses précoces". Il suffirait donc de tuer leur enfant pour que ces jeunes filles retournent à l’école dans le but de s’instruire pour s’assurer un avenir alors qu’elles auront commencé leur vie de femme en tuant leur enfant? On pourrait rétorquer à Lula : "Vous aurez demain 100% des enfants avortés hors de l’école en raison de leur mort précoce".
  • "Je connais le cas de fillettes qui ont eu l’utérus perforé par une aiguille à tricoter". Il faut alors condamner plus sévèrement ces apprentis-sorciers qui pratiquent ces avortements clandestins (si toutefois ils existent encore en 2007, ce dont on peut douter…). Mais pourquoi en faire payer le prix à l’enfant? On pourrait répondre à Lula : "légalisez l’avortement et vous connaitrez demain le cas de milliers d’enfants qui auront in utero la vie détruite par une main criminelle".

Une part capitale du courage politique consiste à agir selon sa conscience. Y échapper peut entraîner des abominations : Lula, au nom de l’opposition de la sphère privée et de la sphère publique, prépare un nouveau massacre de saints innocents.

Lahire

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3 commentaires

  1. Lula est pris dans un étau
    en tant que brésilien, issu d’une culture pas seulement catholique (car il y a tant de religions au Brésil) mais d’un pays humain où la vie, quoi qu’en pensent ceux qui ne se réfèrent qu’aux reportages tendancieux sur ce pays,est extrémement importante et valorisée,il considère que l’avortement est un crime,mais à la fois il est issu du PT, parti de tendance troskyste
    extrême gauche, qui a probablement d’autres intérêts
    les brésiliens ne lui pardonneront pas de favoriser la culture de la mort, de même qu’au portugal, dans les années 85, c’est le vieux fond moral catholique qui avait empêché que le pays ne sombre dans le communisme

  2. Nos amis transalpins expliquent bien pourquoi les partisans des deux morales (la publique et la privée) se trompent :
    Le texte ci-dessus est extrait de la Magna carta del forum dei catolici romani.
    http://www.cattoliciromani.com/forum/showthread.php?t=7378
    Je propose une traduction :
    « La Personne, naturellement sociale, sur la base de la dignité qui provient de sa rationalité, est ce qui existe de plus élevé dans toute la nature. Elle est donc porteuse de droits inaliénables. C’est ce droit même, subsistant, que l’État doit défendre et protéger. C’est en particulier le droit à la liberté personnelle (droitement entendue comme l’autonomie dans la mise en oeuvre du bien) dont il résulte que l’État doit ôter tout obstacle à cette liberté, et que donc ne sont pas acceptables les idéologies qui menacent ce droit fondamental. De même les discriminations entre classes sociales, races et appartenances religieuses sont à réprouver. La famille est le lieu fondamental de la vie de la Personne, société élémentaire et naturelle, solide fondement de la société civile. L’État n’est pas une réalité originaire (comme le pensent les idéalistes), mais dérivée, donc il doit respecter et servir ce qui lui est préalable en particulier la Personne et la société domestique. L’autorité de l’Etat vient de Dieu et les citoyens ont l’obligation de lui obéir s’il [l’Etat] respecte les préceptes de la loi morale naturelle. »
    L’avortement viole l’égalité fondamentale des êtres humains. Personne même pas ses parents, qui n’ont qu’une autorité déléguée par Dieu, ne peuvent attenter au droit à la vie de leur enfant. L’Etat qui n’a de droits que dérivés des individus et des familles et dont l’autorité vient de Dieu, ne peut autoriser ce qui viole le droit fondamental à la vie d’un être humain.
    Autoriser l’avortement est donc pour l’Etat la prévarication la plus grave, celle qui viole le droit à la protection paternelle de l’Etat, à l’égalité de traitement de tous les humains dans leurs droits fondamentaux, à une violation gravissime des droits de l’homme.

  3. « agir a contrario de sa conscience » n’est pas seulement le cas d’hommes politiques proches de nous : c’est encore plus proche car parmi nous le cas de ceux qui passent par pertes et profit au final les Points Non Négociables de la morale de base sans laquelle d’ailleurs croule toute vie humaine et sociale distincte de l’animalité, au nom d’une autojustification pseudo raisonnable et au fond d’une assimilation parfaite de la théorie des ‘deux morales’.
    Même si par ailleurs on tient des discours parfaitement verbaux du style ‘l’avortement, le mariage homo etc sont la prévarication de l’Etat la plus grave’ etc… etc … bla bla.
    La cohérence doit se manifester dans les actes fut ce les plus apparemment minimes, sans oublier que ‘qui vole un oeuf vole un boeuf’.

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