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L'Eglise : Vie de l'Eglise

En parcourant Traditionis custodes. Une question d’unité

En parcourant Traditionis custodes. Une question d’unité

De Cyril Farret d’Astiès:

 

De nouvelles rumeurs romaines (Lettre 838 de Paix liturgique du 12 décembre 2021) parviennent de différentes sources au sujet de l’application de Traditionis custodes.

Rappelons que le pape dans son motu proprio abroge l’ensemble des décisions de ses prédécesseurs (« Article 8. Les normes, instructions, concessions et usages précédents qui ne sont pas conformes aux dispositions du présent motu proprio sont abrogés. »). L’idée du pape est assez limpide : créer une unité rituelle par l’éradication de la liturgie traditionnelle (Article 3. § 6. Les évêques doivent « veiller à ne pas autoriser la constitution de nouveaux groupes. » « Les indications sur la marche à suivre dans les diocèses sont principalement dictées par deux principes : d’une part, pourvoir au bien de ceux qui sont enracinés dans la forme de célébration précédente et ont besoin de temps pour revenir au Rite romain promulgué par les saints Paul VI et Jean-Paul II ; d’autre part, interrompre l’érection de nouvelles paroisses personnelles » est-il précisé dans la lettre aux évêques).

Bien évidemment, ces rumeurs ne sont que des rumeurs (le pire n’est jamais sûr). Bien évidemment, il faut aborder toute chose avec la vertu d’Espérance (qui a le Ciel pour objet et qui est bien différente de l’espoir et de la confiance humaine). Bien évidemment, il faut se garder de tout esprit polémique et de parti (l’Église — Dieu merci ! — n’est pas une démocratie livrée à la versatilité des opinions et coteries). Mais comment ne pas être inquiet de ces rumeurs alors qu’à Rome même, le cardinal Angelo De Donatis, Vicaire du pape, a décidé que les cérémonies du triduum pascal ne pourront plus être célébrées selon la forme traditionnelle ; que les sacrements autres que celui de l’Eucharistie ne sont plus autorisées (baptême, mariage, absolution, extrême-onction, confirmation, ordination)? Ces mesures romaines pourraient être étendues à toute l’Église latine. Pourraient également être nommés des délégués pontificaux chargés de guider les supérieurs afin de faire évoluer leurs communautés (ex Ecclesia Dei) vers l’esprit du Concile. Enfin l’interdiction de l’usage du pontifical romain traditionnel pourrait être prise.

On a beaucoup évoqué la dureté, le cléricalisme, l’autoritarisme, l’unilatéralisme des décisions déjà prises. Mais ce qui frappe également, c’est l’argument principal de cette décision fondé sur l’unité du Peuple qui semble être devenue la préoccupation première de la liturgie. Nous ne contestons évidemment pas au Pape d’avoir le souci de l’unité. Mais dans le motu proprio du pape François et dans la lettre aux évêques qui l’accompagne, on est saisi par cette approche de la liturgie comprise prioritairement comme la manifestation d’une communauté priant ensemble au détriment de la liturgie comme culte rendu à Dieu et dont les expressions, conséquemment, forgent la communauté. Il semble qu’une inversion s’opère entre la loi de la prière et la loi de la foi. On passe d’une prière liturgique qui rassemble à un rassemblement pour prier. La différence peut sembler ténue ; mais elle éclaire ce qui nous semble bien être une inversion totale de la compréhension de la liturgie dans l’esprit moderne. Pour dire les choses autrement, la foi, la compréhension des mystères et le besoin de les contempler, la vertu de religion se traduisent depuis l’aube du christianisme par des rites et des prescriptions liturgiques qui se transmettent dans l’espace et le temps et forment l’Église militante à laquelle nous appartenons tous. Le plus beau fruit surnaturel de la liturgie (« source et sommet de la vie chrétienne »), c’est le calendrier des saints ; le plus beau fruit naturel, c’est la Chrétienté.

Depuis la réforme liturgique, la préoccupation de la hiérarchie catholique est avant tout pastorale, l’objectif est de favoriser la participation. Le moyen de parvenir à cette participation est la simplification des rites (Sacrosanctum concilium). Tout est donc envisagé pour souder le Peuple de Dieu, en faire une communauté davantage que de rendre un culte à notre Créateur pour le remercier, l’adorer, lui demander des grâces et réparer nos fautes. La simplification des rites mise en œuvre pour favoriser une participation active ambitionne de rendre immédiatement compréhensibles les mystères célébrés. Il s’en suit insidieusement que la liturgie n’est plus que le vecteur sentimental d’une appartenance de plus en plus vague et de plus en plus horizontale. Au-delà de la réalité sacramentelle que nous ne contestons en rien, la liturgie devient principalement un événement festif où subsistent des îlots surnaturels (principalement par les passages des Écritures saintes, malheureusement dans des traductions parfois un peu mièvres) au milieu d’un vaste édifice inventif, collectif et émotif.

Ce glissement insidieux du vertical à l’horizontal rend aujourd’hui insupportable l’existence de la liturgie traditionnelle qui apparait comme un reproche vivant manifesté à l’encontre des abandons consentis et de l’écroulement sidérant qui se déroule sous nos yeux.

Un autre mouvement accompagne ce premier mouvement : c’est le subtil glissement du pastoral en dogme. En effet, le concile Vatican II, résolument pastoral et non définitoire (Jean XXIII dans son discours inaugural du concile indiquait que le « but principal de ce Concile n’est donc pas la discussion de tel ou tel thème de doctrine. » Pour sa part à la clôture du concile, le pape Paul VI estimait: « il faut reconnaître que ce Concile (…) a été nettement et volontairement optimiste. »), devient l’horizon indépassable du catholicisme, évolue lui-même en super dogme. Phénomène d’autant plus paradoxal que le concile prétendait parler aux hommes de son temps et que ce temps est déjà bien lointain (souvenons-nous qu’en 1960, la première explosion nucléaire française avait lieu à Reggane encore en Algérie française ; les Beatles faisaient leurs débuts sur scène ; le paquebot “France” était lancé ; il n’y avait pas encore d’autoroute en France et le Concorde n’était qu’un bien vague projet…). Là aussi, l’effondrement de tout l’édifice pastoral conçu et mis en œuvre depuis le concile (pourtant censé annoncer un nouveau printemps pour l’Église) rend insupportable aux acteurs de ce déclin (tantôt naïfs, tantôt malveillants) le rappel qu’une voie éprouvée demeure, qu’elle n’est pas le fruit de nos idées mais l’héritage reçu de 2000 ans de christianisme et qui s’appelle la Tradition. Plutôt que de faire un état des lieux des réformes entreprises depuis 60 ans, de modifier ce qui incontestablement est faillible, de revenir sur ce qui dysfonctionne, on accélère la cadence. Et, dans cette fuite en avant, d’un côté on veut supprimer ce qui reste de l’inestimable héritage en éradiquant la liturgie traditionnelle qui vient du fond des âges chrétiens et de l’autre, on se lance avec un enthousiasme de commande dans le Synode sur la synodalité qui offre un curieux goût de réchauffé et de frelaté. Malheureusement, toute discussion de fond est pratiquement impossible car les arguments se heurtent à la sensibilité exacerbée des prêtres et des fidèles, à leur investissement personnel, à leur préférence et manière de faire. En cela, la liturgie nouvelle, incontestablement, est parvenue à rejoindre le monde moderne là où il était, à adopter ses manières, son relativisme, son naturalisme.

Faut-il également rappeler que l’Église comme « sacrement de l’unité » n’est ni manifestée, ni conditionnée par l’uniformité rituelle ? Citons brièvement le pape lui-même le 2 décembre dernier à Chypre : « Dans l’Eglise catholique, il n’y a pas de murs et, s’il vous plaît, qu’il n’y en ait jamais ! Elle est une maison commune, le lieu des relations, la coexistence des diversités. Tel rite, tel autre rite… untel voit les choses de cette manière, telle sœur les voit ainsi, telle autre les voit autrement… C’est la diversité de chacun et, dans cette diversité, la richesse de l’unité. Et qui fait l’unité ? L’Esprit Saint. » Et si la formulation de Benoît XVI des deux formes d’un même rit soulevait quelques questions de fond, il faut reconnaître qu’elle favorisait la paix, la charité et la patience qui ont volé en éclat le 16 juillet dernier. L’unité que l’on nous reproche de fragiliser est, en réalité, une unité toute formelle. L’unité de l’Église, manifestée par la liturgie (la liturgie au sens traditionnel), est bien plus surnaturelle, profonde, sainte. Elle se manifeste par le geste magnifique de la paix du Christ venant du corporal où repose Jésus-Hostie et se propage parmi les clercs comme une traînée de poudre de charité. Elle se manifeste par le chant du credo qui exprime la foi commune. Elle se manifeste par la mention du pape régnant et de l’évêque du lieu au canon. Elle se manifeste par la fraction du pain consacré. Elle se manifeste (miracle !) par la communion sacramentelle ou spirituelle.

Au nom de cette curieuse unité, pour forcer le destin et parvenir à l’éradication de la liturgie traditionnelle et de ceux qui en vivent et veulent partager ce trésor, des prélats mettent en place des soins palliatifs. C’est ainsi qu’apparaissent ces idées farfelues d’interdire l’ancienne messe un dimanche par mois (Grenoble), d’interdire les autres sacrements que l’eucharistie (Rome), la suppression de lieux de cultes (Paris), l’interdiction du triduum pascal (Rome encore)… Comment ne pas voir l’édifice total et admirable de la liturgie traditionnelle qui, des plus menues rubriques jusqu’au calendrier liturgique en passant par la clé de voute rituelle du pontifical, représente le trésor que nous avons la grâce de connaître, dont nous avons la grâce de vivre jour après jour, qui fait le ciment de nos communautés, fait naître la foi de nos enfants et forge la nôtre, favorise les vocations nécessaires à l’Église, rend un digne culte à notre Créateur… Ce que nous défendons, bien maladroitement et peut-être trop vertement, ce n’est pas notre petite rente, notre petite soupe, ce n’est pas notre idée, notre opinion. Ce que nous défendons, c’est ce que l’Église a toujours professé, enseigné, diffusé. Aussi sommes-nous bien sereins, biens résolus. Et l’approche de la Nativité de Notre-Seigneur, malgré ces nouvelles angoissantes, galvanise notre espérance. Nous ne sommes pas prêts de rendre les armes et de troquer l’offertoire pour la présentation des dons, les sous-diacres pour les lectrices même (et surtout) instituées, les prières au bas de l’autel pour un mot d’accueil. Et ce faisant, nous n’en considérons pas moins avec une très sincère affection chrétienne nos frères dans la foi, le clergé diocésain et tous les religieux, nos évêques et le Pape à qui nous souhaitons du fond de notre âme un très saint et très joyeux Noël.

NB: Voir aussi, du même auteur, sur votre blogue préféré: En parcourant Traditionis custodes. Une question de sémantique.

Un heureux anniversaire?

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16 commentaires

  1. Le pape François est vraiment Pape de l’Église Catholique; c’est indéniable. Le Saint Esprit a éclairé les cardinaux qui ont provoqué son élection; autrement dit qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas ne valident en rien son élection , c’est le Bon Dieu qui l’a voulu. Et pourtant il ne cesse de scandaliser en soumettant l’Église à ses propres idées et au relativisme de ce monde. Le pape François me fait penser au comportement du pape Urbain VI, lui aussi vrai Pape de l’Église Catholique.
    Mon Dieu pourquoi cette épreuve ?

    • Vous oubliez que des papes furent ensuite déclarés ‘antipape’ par l’Eglise de Dieu. Et à ce moment-là on ne remet pas en cause l’Esprit Saint. C’est Jésus qui dirige la barque et il n’est pas responsable des épreuves liées aux paroles délirantes d’un homme choisi. Il assume et permet à l’Eglise d’agir après coup et décès. Cela permet peut-être une purification et une épuration nécessaire. Qui vivra verra. Le sensus fidei voit clairement que François de Sainte Marthe est à côté de la plaque européenne.

    • Le Bon Dieu l’a-t-il voulu ou permis ?

      • Dieu a une volonté, une seule, il est monté par amour sur la Croix de l’exaltation pour réaliser l’expiation véritable et à la hauteur de l’Amour. Ce qui permet le baptême et les autres sacrements.

    • François lui-même s’est tout le temps présenté comme antipape. Pas de mozette à son apparition sur le balcon de Saint Pierre (c’est la mozette qui désigne le pape, pas la soutane blanche), nombreuses affirmations contraires (je ne suis pas pape, mais évêque de Rome…), sorties en clergyman, vie hors du Vatican alors que Benoît XVI habite dans ses murs, refus jusqu’à la brutalité des signes de respect pour sa fonction…ajoutons-y le fait qu’on sait parfaitement qu’il a été placé là par les illuminati, tout ce faisceau de preuves suffit à être certain qu’il ne l’est pas. Sans parler du fait que le vrai pape est encore vivant, même s’il est très affaibli. Et n’oublions pas qu’il a été affirmé par de très nombreux papes que si l’un des chefs de l’Eglise prononçait des hérésies, il perdrait sa qualité de pape sur l’heure. Entre Amoris Laetitia et le cirque Pachamama, même s’il avait été pape à un moment il ne le serait plus depuis longtemps ! C’est la seule consolation dans ce désastre : se dire qu’il est illégitime. Et aussi qu’il est né en 1936…

  2. Il y a d’autres rites catholiques : rite arménien, rite syrien, rite chaldéen, rite maronite, rite latin, rite byzantin.
    Pourquoi le rite tridentin est-il restreint par le pape François, alors que tous ces autres rites peuvent être célébrés en Terre sainte, sans restriction ?

  3. 1) « le pire n’est jamais sûr » : avec François même en s’attendant au pire, on peut encore avoir pire.
    2) « l’Église — Dieu merci ! — n’est pas une démocratie livrée à la versatilité des opinions et coteries » : si Elle n’est pas une démocratie (plutôt une dictature depuis le dernier conclave), Elle est bien livrée aux coteries, partis et autres groupes de pression.

  4. En 1960, les pères de famille de 40 ans, donc famille constituée, âge médian de la vie, étaient nés en 1920…je rêve où ils ont plus de cent ans aujourd’hui ?

  5. Macron Merkel Biden Trudeau Bergoglio Johnson Matrarella Bill Gates Zuckerberg Attali etc…même équipe, même formation et mêmes buts.

  6. L’idée de rassemblement est bien au coeur de la nouvelle liturgie. J’en veux pour preuve la définition même de la messe qu’en donnait Annibal Bugnini, auteur du nouveau rite, pour qui la messe est “le rassemblement du peuple de Dieu qui se réunit sous la présidence du prêtre”. C’est un virage à 180° par rapport à la définition réelle de la messe qui est “le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ qui s’offre lui-même sur l’autel par le ministère du prêtre”. Ce n’est donc pas une simple différence de rite comme entre le rite latin et le rite oriental, mais c’est une différence touchant les principes fondamentaux de la messe. Il n’est donc pas étonnant que la coexistence pacifique soit difficile.

  7. Depuis ce funeste “concile V2 “, on a assisté avec effarement à un véritable suicide liturgique . Il a eu pour effet de vider pratiquement les églises . Devant cette désertion des fidèles comme des prêtres qui ont défroqué par centaines , le Vatican persiste et signe ! ! ! Seul le grand pape Benoît XVI avait eu l’intelligence et la bonté de promulguer son Motu Proprio pour ramener la paix au bercail … Il faut hélas constater que ce “pape” François n’a qu’une idée en tête , celle d’éradiquer la FOI en ce bas-monde ! Mais qu’il sache bien que DIEU veille et que ce sera toujours lui le vainqueur ! ! ! !

    • Ce n’est pas aussi simple que cela. Benoît acceptait Vatican II mais il en faisait une saine lecture. Et de nombreux prêtres font ainsi. Paul VI parlait de fumées de Satan. Elles sortent actuellement. Qui vous dit que François connaisse la vraie foi et l’ait assimilée ? Il n’a certainement pas conscience d’éradiquer quelque chose dont il ignore les sains contours. C’est un mauvais berger qui s’égare lui-même et avec lui une partie du troupeau qui a perdu le sensus fidei. Mais de nombreux lieux et personnes suivent fidèlement Benoît XVI, sa saine théologie et le Christ. La théologie du ‘petit reste’ est une constante à travers ces deux millénaires. Courage ! Tenir, tenir, tenir avec le sel qui sale ! François passera.

  8. Le pape François n’a même pas eu la politesse, la décence, la charité chrétienne et pontificale les plus élémentaires, d’attendre que Benoît XVI ne soit plus là pour publier Traditionis Custodes. La publication, par le pape François de ce motu proprio, du vivant de son prédécesseur, constitue une véritable gifle, un authentique affront fait au pape émérite. C’est à son fruit que l’on reconnaît l’arbre. L’arbre Bergoglio porte, malheureusement, un mauvais fruit.

    L’Eglise en Allemagne peut faire des déclarations qui frisent l’hérésie, des sodomites criminels multirécidivistes, subrepticement infiltrés dans le sacerdoce, peuvent molester et abuser sexuellement nos enfants, des crypto-sodomites, déguisés en prêtres, peuvent sévir dans une quasi-impunité au sein de l’Eglise, mais cette déferlante repoussante, abjecte, répugnante et révoltante, semble moins inquiéter le pontife actuel que la nécessité à ses yeux d’éliminer la Messe traditionnelle en latin. Sachant que près de 60% du Collège cardinalice a été choisi par le pape François, donc composé d’hommes qui pour l’immense majorité pensent comme lui, cela donne une probabilité très importante que le prochain pape aura les mêmes idées, sinon pires encore que celles de François.

    Personnellement, je vois dans cette épreuve, car c’est une véritable épreuve pour l’Eglise que d’avoir à défendre sa propre Tradition, même et surtout envers l’évêque de Rome (ce qui est tout de même un comble !), le résultat de toutes les compromissions, toutes les défections, tous les abandons, tous les reniements, toute la tiédeur l’indifférence, voire le mépris pour et le rejet du peuple catholique des enseignements de l’Eglise. Un peuple infidèle à Son Maître et Sauveur, NSJC, est entrain de boire le calice de l’épreuve et du jugement jusqu’à la lie.

    J’ai essayé, en vain malheureusement, de parler à un prêtre diocésain, à la suite de son homélie dominicale dans laquelle il faisait l’apologie des relations sodomites, que c’était contraire au CEC. Ce prêtre indigne, n’a rien voulu entendre, m’accusant implicitement de manquer de charité chrétienne (!), et ne comprenait pas pourquoi je soulevais des objections contre ses propos hérétiques. Le diacre permanent, tout aussi indigne et hérétique que le prêtre diocésain, conforta les propos de ce dernier. L’Eglise est dans la tourmente à cause de bergers indignes et hérétiques (diacres, prêtres et évêques) qui se comportent comme des mercenaires et des loups ravisseurs et qui, depuis très longtemps déjà, ont abandonné le troupeau à son triste sort et ne semblent essentiellement être intéressés que dans l’argent qu’ils peuvent tirer des laïcs. Pour ma part, je ne donne plus un centime au Denier de l’Eglise mais à des œuvres qui, elles, sont restées fidèles à l’enseignement de toujours de l’Eglise. Le jugement de Dieu est sur eux !

    • François publie le motu proprio TC alors que Benoît XVI est pape émérite. Cela signifie peut-être que TC peut être supprimé demain. Le collège cardinalice a subi des nominations progressistes. Cela signifie que s’est constitué en son sein, et par réaction salutaire, un bloc solide de cardinaux qui sera utilisé par l’Esprit Saint pour gouverner demain la barque agitée vers les eaux de la paix du Christ et l’hostilité du monde. Par ailleurs TC a été pondu contre les avis majoritaires des évêques. Cela va dans le même sens que le bloc solide.
      Vous faites erreur de ne pas donner le denier du culte à votre bon curé de paroisse choisie par vous, car c’est comme si vous ne nourrissiez pas votre famille. Le denier à payer n’est pas un choix, c’est un devoir familial, une charge familiale. Le jugement de Dieu est sur vous aussi.

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