En battant la campagne…

J'ai apprécié le ton hélas réaliste de cet article :

"Cette campagne présidentielle est une pure horreur médiatique. Assurément, on l’étudiera longtemps dans les écoles de journalisme. Je gage même que nous aurons les honneurs de la curiosité internationale sur ce sujet. Ce n’est pas tous les jours qu’on observe un cas pathologique aussi édifiant. Je le sais, le public le sait, les médias eux-mêmes en sont conscients, et pourtant, ça continue. Comment expliquer pareil mystère ?

Tenez, à l’instant, @si m’informe que François Hollande a trouvé un nouvel angle d’attaque contre Nicolas Sarkozy. Croyez-vous qu’il s’agisse de la dette, du modèle social français, du bilan du président sortant sur un point précis ? Pas du tout. Il le coince sur l’infantilisme. Oui. C’est relevé par Le Monde, considéré comme “Bien vu” par @si, bref, ça fascine les meilleurs d’entre nous. Qui sait si l’on ne va pas très vite évoquer un tournant majeur dans la campagne ? Les spécialistes sont à l’oeuvre, nous attendons leurs conclusions avec une impatience frénétique. Mais déjà l’on s’interroge : par quels éléments de langage, l’UMP va bien pouvoir rétorquer ?

Pendant ce temps, The Economist tire la sonnette d’alarme. Le très sérieux journal anglais nous dit : attention chers français, vous oubliez les sujets importants ! Et pour qu’on comprenne bien, il nous colle en illustration de couverture Sarkozy et Hollande dans une parodie horrifique du déjeuner sur l’herbe. Foutus anglais ! Qu’ils se dévorent entre eux avec leur libéralisme. Cela mis à part, ils n’ont pas tout à fait tort.  Comment ? Nous, oublier l’essentiel ? Vous n’y êtes pas, confrères d’Outre-Manche. Vous n’avez rien compris à la subtilité intellectuelle française. Et moins encore à son cynisme".

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