Emmanuel Macron écoutera-t-il les voix exprimées lors des Etats généraux de la bioéthique ?

Lu dans Valeurs Actuelles :

Unknown-19"Le Président de la République l’avait répété : il fallait que, sur les sujets de bioéthique, un large consensus se dégage pour envisager que la loi évolue. Or force est de constater qu’en ce qui concerne l’élargissement des techniques de procréation médicalement assistée (PMA) aux femmes célibataires ou aux couples de lesbiennes, le consensus n’existe pas. Le Président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) l’a d’ailleurs admis lors de deux interventions récentes, à l’Assemblée nationale puis à Lyon, le 20 avril : « on sent bien qu’il y a une France qui reste divisée, une société qui reste divisée, il y a des arguments qui vont dans un sens, des arguments qui vont dans un autre (…) très clairement on n’est pas dans une atmosphère de consensus », a reconnu Jean-François Delfraissy. « A y regarder de près, observe Ludovine de la Rochère, présidente de La manif pour tous, il s’agirait même plutôt, en fait de consensus, d’une opposition assez franche. » 

L’explication en est assez simple, et n’avait pas échappée aux quotidiens Le Monde ou Libération qui ici ou là dénonçaient une mobilisation de militants « réacs » ayant empêché les militants pro-PMA de s’exprimer. A l’inverse de ce qu’espéraient, peut-être, les administrateurs des espaces régionaux d’éthique, le débat a réellement eu lieu, au sens où il a touché un nombre important de personnes, offrant ainsi de réaliser que, sur ces questions, les « conservateurs » sont plus nombreux que les « progressistes », ce qui, en réalité, a toujours été le cas, mais aussi qu’ils étaient plus motivés, plus décidés à se faire entendre, à ne pas laisser un pseudo-débat se faire dans leur dos, ce qui est relativement nouveau. […]"

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