Le crime qui consiste à tuer sa fille allitée en lui passant la corde autour du cou et en la faisant basculer de son lit est qualifié d’euthanasie par la justice et l’AFP, sous prétexte que cette fille était hémiplégique, aveugle et grabataire et que sa mère ne supportait plus de la voir souffrir.
Son avocat va plaider en expliquant que sa cliente "n’est pas une criminelle, mais une femme qui a tout sacrifié pour sa fille". Jusqu’à la vie de sa fille qu’elle lui avait elle-même transmise…
Le risque de ce procès est grand : l’intention de cette mère de 80 ans peut être reconnue juste et elle se verra simplement reprochée de s’être trompée de moyen. Mais la société ne lui en proposait pas d’autres…
La subversion bat son plein dans la dépêche : on tente de nous faire accepter l’idée que les sentiments de la mère sont plus importants que la vie de sa fille. La vie d’une personne deviendrait ainsi soumise à l’idée ou aux sentiments de ses voisins!
Disposer de la vie d’autrui selon les critères d’une tierce personne est déjà le fondement du crime avortoire. Il deviendra celui de l’achèvement des malades, des vieillards, des personnes dont les soins seront jugés trop chers, des économiquement inutiles, des retraités en sur-nombre, etc…
Il est temps de rappeler des principes fondamentaux : la vie appartient à Dieu seul qui a dit "tu ne tueras pas".


Szymański
“sa mère ne supportait plus de la voir souffrir”. C’est l’argument clé des euthanazistes. En réalité, elle ne souffrait plus de la voir vivre.
jean-françois
Selon un procédé bien rodé depuis longtemps, “ils” vont nous bassiner avec cette terrible histoire pour assassiner en toute légalité les mourants du cancer, puis les handicapés lourds, puis les handicapés légers, puis les grands vieillards etc.
Le procédé est : on prend un cas douloureux qui attire la pitié des braves gens, on fait autour un battage de tous les diables. On fait dans la foulée passer la loi, après battage médiatique. La loi entre dans les moeurs “on” satisfait alors aux revendications qui auraient paru extrêmistes quelques années plus tôt.
On ne pense pas à la terrible faute dont s’est chargée la mère, sans doute égarée par des raisonnements absurdes.
henri
L’AFP parle d’euthanasie.
La justice parle d’homicide volontaire sur personne vulnérable.
Très triste affaire!
Attendons le jugement.
Un prof
Ben oui mais si on ne croit pas en dieu(x)?
Malleus
Quel cas idéal pour les médias, les magistrats compas-équerre, les lobbies de la mort et de l’inversion satanique, et les compagnies d’assurances.
Larmoyant à souhait pour les fabriquants d’image.
C’est effectivement une affaire gravissime -en soi-, et qui représente un danger d’une extrême gravité pour la jurisprudence. Le Salon Beige fait bien d’insister dessus.
Je parie que cette mère qui a pendu sa fille ne sera pas condamnée, et que cette affaire deviendra le “précédent” qui justifiera tout.
Sans doute qu’on verra ensuite peu à peu reculer la frontière de ce qui autorise l’homicide sanitaire, pardon, “l’euthanasie” (“Oh, mon bébé faisait tellement d’otites, il n’en pouvait plus”).
Puis l’apparition de commissions médicales d’experts en euthanasie “pour garantir”.
Les vieillards et surtout les futurs-vieillards ont vraiment du mouron à se faire.
Virginie
@ un prof :
“Ben oui mais si on ne croit pas en dieu(x)?”
La Chine est peuplée de Chinois. Vous pouvez ne pas le croire, c’est pourtant vrai!
Dieu existe. Vous pouvez ne pas le croire, c’est pourtant vrai!
La vérité ne trouve pas son essence dans ce qu’on croit. Mais on croit à l’essence de la vérité.
henri
Vu son age, la logique actuelle voudrait qu’elle soit condamné à la même peine que sa fille!
pescadou du jarret
cette femme âgée a peut-être eu peur pour le devenir de sa fille lorsqu’elle ne serait plus là. l’homme valide est un loup pour l’homme valide. pourquoi serait-il plus doux pour son semblable handicapé ?
le monde n’est malheureusement pas peuplé que de parfaits chrétiens.
je ne jetterai pas la pierre à cette malheureuse femme.
laetitia de Mahlreich
Moi aussi j’ai peur pour mes enfants, combien de personnes mourantes s’inquiètent pour ceux qu’ils laissent; pour autant on ne tue personne!
Cette folie de la vieille maman est l’oeuvre certes d’une société, de politiques, etc… mais c’est aussi SON acte à elle; car tout ce mal doit être rejeté, jour après jour, pour ne pas entrer en tentation. Combien de fois sommes-nous complaisants avec cette culture de mort par conformisme ou lâcheté? Voilà où ça mène…
Ne jetons pas la pierre si vous voulez, mais regardons au moins la poutre de notre oeil.
Agnès
A part pescadou, je vois fort peu de charité chrétienne sur ce post. Cette femme a tué et elle n’en avait pas le droit, c’est clair et net. Mais comme je l’avais déjà écrit à propos d’un cas semblable, ne faudrait-il pas se poser la question suivante : “qui a aidé cette femme de 80 ans à assumer une prise en charge épuisante, aussi bien physiquement que moralement ?”. Je suis persuadée que la détresse, l’abandon, la solitude, sont souvent l’explication de ces gestes épouvantables. Je vous en prie, ne jetons pas la pierre !
Paul-Emic
je crois qu’on aurait tort de faire abstraction de l’âge de l’assassin qui, je le crains, a préféré tuer sa fille plutôt que de penser qu’elle pourrait lui survivre dans des conditions encore plus atroces selon elle.
A-t-elle eu tort ? probablement, en tout cas la religion chrétienne nous dit que oui. Pour ma part je pense que toutes deux ont droit à nos prières. Mais c’est vrai que cette affaire traduit bien l’ambiance délétère qui s’instille dans la société depuis le vote de la loi Veil.
jean-françois
Bien sûr, il ne s’agit pas de jeter la pierre, il ne s’agit pas de juger cette femme. Les juges auront pour cela le dossier avec les interrogatoires, les expertises et les débats etc.
Il s’agit de maintenir que ce geste est illicite, qu’il constitue un homicide et qu’il doit être en conséquence sanctionné.
Et surtout que ce ne doit pas être l’occasion pour légitimer l’euthanasie.
Je concède que certaine vie ne valent pas la peine d’être vécue, en un sens, cela n’empêche qu’il faut maintenir le principe : tu ne tueras pas.
Je ne trouve pas le post exagéré.
iffy
bonjour,
“ne juge pas si tu ne veut pas etre jugé”
no comment
Ano
@iffy.Je remarque que souvent les gens, catholiques compris, se retranchent derrière cette position pour n’en prendre aucune et c’est pour cela que le mal avance. Car bien souvent une fois que l’on a dit cela, on retourne s’asseoir devant sa télé, la conscience tranquille, certain qu’on est meilleur que les autres. Il me semble qu’émettre une opinion n’est pas juger,ou condamner, mais permet d’éclairer les consciences , à commencer par la notre que l’on tient ainsi en éveil.Et ensuite, il faut agir, bien sûr.
anne-marie
le post précedent était d’anne-marie, pardon pour cet oubli
jean-françois
La parole de Jésus “Ne jugez pas” ne se rapporte pas à nos jugements nécessaires, mais au jugement dans l’au-delà
Agnès
Même si ça s’écarte un tout petit peu du sujet (mais si peu !), je vous recommande la lecture d’un ouvrage qui vient de sortir et intitulé “On tue les vieux” de Christophe Fernandez, Thierry Pons, Dominique Prédali et le professeur Jacques Soubeyrand. Editions Fayard. Il ne s’agit pas vraiment d’euthanasie (quoique…) mais des conditions cauchemardesques faites aux personnes âgées dans certains hôpitaux et surtout dans certaines maisons de retraite, en particulier aux personnes dites “dépendantes”. On peut “comprendre” (avec un très gros bémol, bien sûr) que la mort, par euthanasie ou suicide, puisse apparaître préférable à ces conditions inhumaines. En France, au 21ème siècle !!! A lire absolument pour faire quelque chose. Les élections approchent.