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Culture de mort : Avortement

Elle perd l’usage de sa main après le retrait de son implant contraceptif

Elle perd l’usage de sa main après le retrait de son implant contraceptif

Quand la médecine est utilisée à d’autres fins que médicales :

Au mois de septembre, Priscilla, 20 ans se rend au centre hospitalier (CH) du Cateau-Cambrésis (Nord) afin de se faire retirer son implant contraceptif. Au réveil de son anesthésie générale, la jeune femme a perdu toute sensation sur toute une partie de son avant-bras gauche. Son médecin lui prend rendez-vous avec un neurologue un mois plus tard pour un examen des nerfs, mais elle refuse d’attendre si longtemps et se rend aux urgences “Sos mains” de Saint Quentin. Après deux jours d’examen, on la renvoie au bloc. “Ils m’ont ouvert le bras, retiré l’implant contraceptif coupé en deux, et m’ont fait une autogreffe. Ils ont réparé le nerf atteint à 80 % avec une partie de celui de l’avant-bras”, raconte-elle à La Voix du Nord.

Depuis, la jeune femme ne ressent plus rien sur une partie de son avant-bras gauche. Elle ne peut plus rien attraper et éprouve de grandes difficultés à s’occuper de sa petite fille de quatre ans. Trente séances de rééducation, à raison de quatre par semaines, lui ont été prescrites mais Priscilla est terrifiée. “Des médecins m’ont dit que j’avais 40 % de chances qu’elle (la main gauche NDR) soit paralysée”, témoigne-t-elle auprès du quotidien.

Sur les conseils de sa famille, elle a donc décidé de déposer plainte pour blessures involontaires à l’hôpital du Cateau-Cambrésis. “On ne sait pas qui mettre en cause : l’implant ou le gynécologue. Mais faire connaître notre histoire : ce n’est pas normal à 20 ans de se retrouver avec une main paralysée à cause d’un implant”, s’insurge sa mère auprès du quotidien.

“Cette intervention a été réalisée conformément aux recommandations en vigueur. Une prise en charge spécifique auprès d’autres spécialistes (un neurologue et un orthopédiste) a été proposée et organisée par le service avant la sortie de la patiente”, s’est défendu le service de communication de l’hôpital cité par le journal.

Aussi effrayante soit-elle, il ne s’agit pas de la première histoire catastrophique liée à un implant contraceptif. En 2016, une Iséroise avait vu son implant contraceptif migrer de son bras vers son cœur, puis son artère pulmonaire. Si ce dernier a continué à fonctionner, impossible de le retirer et la jeune femme vit depuis avec la crainte de développer une embolie pulmonaire.

La même année, une Française de 40 ans avait attaqué en justice les implants Essure, spécialisés quant à eux dans la contraception définitive. Dans une interview accordée au Parisien, elle avait expliqué avoir commencé à développer de nombreuses sinusites et de très forts maux de ventre peu de temps après l’installation de son implant. Puis, un matin, elle s’était réveillée complètement sourde avec une quasi-paralysie du visage. Après avoir vu plusieurs spécialistes, elle avait découvert être allergique au nickel, matière présente dans les implants Essure. Cette mère de famille avait toutefois eu plus de chances que la jeune Priscilla puisque le retrait de son implant s’était bien passé. […]

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