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Culture de mort : Avortement / France : Société

Elle arrête la pilule pour découvrir son corps

La pilule et le réel reviennent au coeur de l'actualité. En avril, la Youtubeuse Sophie Riche publiait une vidéo intitulée "J’arrête la pilule. Je ne suis plus la même". La jeune femme de 28 ans y racontait sans tabou les premiers changements constatés. Perte d’appétit, moral au top et retour de libido en flèche… Six mois après, nous lui avons demandé comment elle se sentait aujourd'hui. Elle raconte :

"J'ai décidé d'arrêter la pilule en mars dernier. Depuis mes 16 ans, j'en prenais une "micro-dosée" de quatrième génération. Elle m'allait très bien, je l'ai gardée durant sept ou huit ans. Mais en novembre 2014, ma gynécologue m'a conseillé d'arrêterà cause des risques de thrombose. Là, ça a commencé à merder. J'ai dû trouver une nouvelle pilule. Pendant deux ans et demi, j'en ai testé pas mal. J'en changeais tout le temps, aucune ne me convenait. J'avais des problèmes de sécheresse vaginale, je souffrais de mycoses à répétition alors qu'avant, j'en faisais une tous les deux ans. C'était d'autant plus gênant que je venais de tomber amoureuse de mon copain de l'époque… Niveau couple, c'était pas la fête ! Très rapidement, j'ai aussi pris dix kilos, dont cinq en une semaine. C'était hyper-impressionnant. Il m'arrive parfois de grossir, mais là je galérais à retrouver mon poids habituel. J'avais l'impression d'être tout le temps gonflée, déprimée aussi.

Je n'ai pas fait immédiatement le rapprochement avec la pilule. C'est en me renseignant sur internet, en regardant des vidéos de filles ayant rencontré les mêmes problèmes que j'ai compris. J'ai réalisé que je subissais un dérèglement hormonal, bouleversant plein de choses à l'intérieur de moi.

Ancienne fumeuse, je ne paniquais pas à l'idée de faire un AVC en prenant la pilule, mais quand même… Tous ces témoignages avaient un côté un peu anxiogène. Et puis, certaines femmes expliquaient avoir mis du temps à pouvoir devenir mère après avoir arrêté leur contraception hormonale. Alors, l'idée a fait son chemin. Au bout d'un moment, je me suis dit :

"Quelle que soit la pilule que je prends, je ne me sens pas bien. Pourquoi continuer à m'infliger ça ?"

Et tant qu'à faire, l'arrêter me permettrait d'être prête lorsque j'aurais envie d’avoir des enfants. Je n'avais plus envie d'avoir les hormones trafiquées dans mon corps, je voulais découvrir d'autres sensations. En tant que femme, j'avais envie de voir à quoi ressemblerait mon corps sans pilule, mes règles sans pilule. Ça faisait douze ans que j'avalais mon petit cachet tous les soirs, au moment du coucher !

C'est avec une grande joie que j'ai appréhendé de nouvelles sensations dans mon corps. Honnêtement, je ne pensais pas ressentir autant de changements. Il y a eu plusieurs phases. Les premiers temps, j'ai connu un pic d'énergie, je sautais partout ! Depuis, ça s'est un peu tassé. Je n’avais pas faim. J'ai même fondu, en perdant quatre kilos d’un coup. Mais, je me suis rendue compte plus tard que ce n'était pas lié à l'arrêt de ma pilule, plutôt à ma rupture amoureuse. Aujourd'hui, mon poids s'est régulé. Je ne fais plus de rétention d'eau ; il n'y a pas photo, je suis moins serrée dans mon jean, je me sens plus tonique ! Moins déprimée, aussi. Avant, j'avais l’impression d'être plus tiède, de moins éprouver les choses. Désormais, je devine l'approche de mes règles,mon syndrome prémenstruel est plus présent : je suis un peu ballonnée, mes émotions varient. L'autre jour, je me suis nourrie de mon poids en poulet frit… C'est un signe qui ne me trompe pas ! Mon désir a augmenté. Ce changement de libido a été très soudain, je l'ai senti dès l'arrêt. Bon… mes poils poussent aussi carrément plus ! Je dois m'épiler plus souvent, et j'avoue que j'ai vécu un petit traumatisme quand, pour la première fois, je me suis fait épiler la moustache en même temps que les sourcils. Je ne parviens pas vraiment à mettre des mots pour l'expliquer, mais je me sens plus à l'aise dans mon corps, dans ma féminité. […]

J’ai l'impression que la prescription de la pilule est assez systématique auprès des jeunes filles. A mon époque, c'était vraiment le cas. Je ne me souviens pas que ma gynéco m'ait proposé autre chose. Avec le recul, je trouve que l'on n'est pas suffisamment informées des différentes méthodes de contraception existantes. Or, mieux on est renseignées, mieux on prend les bonnes décisions pour choisir la contraception qui nous convient."

Il serait peut-être temps d'indiquer aux jeunes filles comment découvrir leur corps plutôt que de les droguer.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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