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France : Société

Education nationale : savez-vous toujours ce qui se dit dans les classes de vos enfants?

Scandale : Un instituteur lit à ses élèves de 9 ans le récit d'un viol d'une fillette. Scandale doublé d'un autre : le texte incriminé est au programme… mais pour des enfants à peine plus âgés!

"Lire à des enfants de neuf ans le récit du viol d'une fillette noire par un esclavagiste, telle fut l'ahurissante idée d'un instituteur de l'école Marcel-Cachin de Morsang-sur-Orge, dans l'Essonne. Betty Coton est un roman publié chez Actes Sud Junior. Sur la couverture, il est écrit qu'il est destiné aux enfants «à partir de 12 ans». En fait, l'auteur, Corinne Albaut, estime qu'il s'adresse plutôt à des adolescents d'au moins 13-14 ans «selon leur maturité». «C'est de l'inconscience de lire cela à des enfants de 9 ans», a-t-elle déclaré, effondrée. Pourtant, c'est bien à sa classe de CM1-CM2 que le professeur a lu l'ouvrage dans son intégralité, provoquant l'indignation des parents.

On  note avec plaisir la réaction de cette institutrice qui dénonce la déviance croissante de ce qui ressemble à de l'endoctrinement :

«Malheureusement, ça ne m'étonne qu'à moitié», confie Cécile, institutrice dans une autre école du département. «J'ai des collègues qui croient que leur rôle est de “conscientiser les enfants”. Ils préfèrent leur lire ça pour bien leur montrer la dureté de l'esclavage et les assommer avec une sorte de catéchisme moderne, plutôt que de leur faire aimer la langue de Daudet ou de Pagnol».

Le livre, avec ses descriptions crues et ses détails atroces, est donc censé constituer un «outil pédagogique» dans le cadre d'un «travail sur le respect de l'autre et de la dignité humaine», d'après un des collègues du professeur incriminé".

Dignité de la personne humaine : qui va y croire? Naturellement, les parents se sont rassemblés en un collectif. Mais le mal est fait.

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14 commentaires

  1. Sauf information non mentionnée, dire que le livre « est au programme » me semble trompeur : que l’auteur et l’éditeur le décrivent, et l’écrivent, comme destiné aux 13-14 ans — ce qui est effectivement fort de café ! — ne signifie pas qu’il soit mis au programme de l’Éducation nationale !
    [Trompeur, peut-être pas. Excessif peut-être quand on connaît d’une part la pseudo-liberté des profs et des institutrices et d’autre part la pression du système et des lobbies pour contraindre ces enseignants dans leurs choix. JL]

  2. Et oui, c’est la preuve que c’est l’idéologie et non la volonté d’éduquer qui règne…

  3. Le vrai scandale est qu’il se soit trouvé quelqu’un pour écrire ce texte ignoble (les passages publiés par le Parisien, qui ne sont pas les plus abominables, montrent non seulement que cet auteur est dépourvu de tout talent littéraire, mais que c’est un pervers) ; puis qu’il se soit trouvé un éditeur pour le publier, et un éditeur prestigieux de surcroît, Actes Sud ; un éditeur porté au pinacle de la “culture” par tout ce petit milieu ; que cet éditeur ait accepté ce manuscrit spécifiquement pour le publier dans une collection pour enfants, Actes Sud Junior ; et que finalement ce “livre” ait été récompensé par un prix “littéraire” !
    A côté de tout cela, la lecture faite par ce pauvre instituteur devant sa classe n’est qu’un dégât collatéral : il avait tout le système derrière lui qui l’approuvait et l’encourageait ; ce livre avait tous les labels possibles de respectabilité, de valeur “culturelle” et de “bon esprit”. Le moins qu’on puisse dire est qu’il avait des excuses.
    Il faut remarquer l’attitude révoltante de l’auteur, qui, loin de ramper sous le tapis à l’évocation de ses cochonneries, tombe sur le dos de l’instituteur pour le seul motif qu’il n’aurait pas exactement respecté le conseil d’âge inscrit sur le livre.
    En somme, d’après cette “dame”, lire les horreurs qu’elle a elle-même écrites à des enfants de 9 ans, ce serait révoltant ; mais les lire à des enfants de 12 ans, ce serait non seulement normal, mais tout à fait recommandable.
    On retrouve là un trait typîque de la gauche : même au sein de leur propre camp, ils ne sont jamais responsables de rien, jamais coupables ; c’est toujours la faute des autres !
    La perversion la plus noire, ajoutée à l’irresponsabilité la plus assumée !

  4. “fait curieux dans cette histoire : un tout premier article publié par Le Parisien, repris par plusieurs blogs, indique que Pascal Noury, l’instituteur de Morsang, n’était autre que le maire de Morangis.”
    (source http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/ relayé par http://www.delire-des-livres.com/article-l-elu-de-morsang-sur-orge-et-le-livre-betty-coton-101114331.html)
    Une trace de cette information
    “Pascal Noury, l’enseignant, par ailleurs maire (DVG) de Morangis, au cœur de la polémique a invoqué « le devoir de réserve » attaché à son statut de fonctionnaire. Afin de le soutenir, un collègue à lui a affirmé « qu’il a accompagné la lecture de ce livre d’un travail sur le respect de l’autre et de la dignité humaine ».”
    (source: http://www.ceriseclub.com/actualites/2012/03/07/15127/betty-coton-un-livre-qui-alimente-la-polemique-a-leducation-nationale.html; passage similaire ici: http://gaelle.hautetfort.com/archive/2012/03/06/betty-coton-le-livre-sur-l-esclavage-sui-fait-scandale-dans.html)
    “D’après le journal [Le Parisien], « Betty Coton » ne figure pas dans la liste de livres, purement indicative, que fournit l’Éducation nationale aux enseignants, pour chaque cycle du primaire.”
    (source http://www.terrafemina.com/vie-privee/famille/articles/11592-l-betty-coton-r–le-recit-dun-viol-scandalise-les-parents-deleves-de-cm1-cm2.html)
    Le livre est en principe épuisé, mais réédité:
    “L’auteur même du livre Betty-Coton, Corinne Albaut, s’est dit très surpris d’apprendre qu’un enseignant utilisait son ouvrage au primaire. D’ailleurs, la réédition de l’ouvrage en janvier 2011 sous le titre Noir Coton chez Belin avait donné lieu à une édulcoration du passage incriminé.”
    (source: http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/scolarite-france/la-lecture-de-betty-coton-au-primaire-continue-de-faire-des-remous-32545.htm)

  5. “Il faudrait supprimer l’éducation nationale et la remplacer par l’instruction publique.”
    Je vous laisse deviner pourquoi.

  6. Je suis cette affaire de près depuis le début de la semaine, dans “Présent” et sur mon blog. J’ai vérifié que l’instituteur en cause, Pascal Noury, est bien le maire DVG de Morangis – le silence médiatique qui entoure cela est en soi une affaire.
    Par ailleurs le livre de Corinne Albaut n’est pas du tout au programme, ni au primaire, ni dans le secondaire, j’ai vérifié. Il y a des livres contestables présents dans les livres recommandés au collège, on les contestera avec bien plus d’efficacité si l’on le fait avec exactitude.
    [Une autre affaire double aussi : la pseudo-liberté des profs et des institutrices dans leurs options pédagogiques et la pression du système et des lobbies pour contraindre ces enseignants dans leurs choix. JL]

  7. Tout est accompli dans la dictature de la bienpensance.

  8. J’ai lu le passage figurant sur la page de la pétition, et j’ai été choquée…….à 60 ans passés!

  9. Que risque l’instituteur ? Quelles seront les sanctions prises à son égard ? Combien de gamins va-t-il encore bousiller ?

  10. a priori, pas de sanction prévue contre lui (bon, déjà un blâme, c’est assez grave, mais enfin, il restera devant les élèves…) Ce qu’il a fait est apparemment moins grave (sic!) que ce qu’a fait M. Isnard!
    Désolée, je suis prof dans le public (c’est un lieu de mission!), mais je ne saurais trop conseiller au parents de mettre leurs enfants dans le privé, voire le privé hors contrat. Eux, il n’y a pas de raison de leur infliger tant de dérives (et pourtant, il y a beaucoup de profs réellement très dévoués, et honnêtes même s’ils ne sont pas cathos… mais s’ils s’épuisent, se découragent et baissent les bras…), les enfants auront toujours d’autres lieux pour témoigner, pour le moment, il faut les protéger (pas les surprotéger, d’accord, mais enfin!) C’est ce que j’aurais fait si j’avais eu des enfants, et que je conseille aux parents de mes filleuls, quitte à proposer une aide financière pour cela!
    (en plus, je suis sûre qu’il était bien vu et bien noté jusque là! et moi qui suis considérée comme une si mauvaise prof, c’est décourageant, parfois!)

  11. l’instit sera -t-il sanctionné aussi sévèrement que Philippe Isnard ?
    j’ai comme un doute…..

  12. Je me réponds : il ne risque pas grand chose : même ses collègues le défendent :
    http://www.leparisien.fr/essonne-91/le-livre-qui-fait-scandale-dans-une-ecole-primaire-06-03-2012-1892168.php
    C’est beau comme une institution entièrement vérolée…
    Finalement, ce type n’est que la face visible de l’iceberg…

  13. C’est cela la pourriture de l’école des Jules ( le Ferry et le Grevy).
    Le Ferry et un de ses complices disaient : “il entre chez nous un fils de Chrétien et il en ressort un apostat, notre but n’est pas d’apprendre à lire, écrire ou autre, mais cela d’abord”.

  14. J’ajoute que l’homme qui a lu cela dans la classe, ancien instituteur et directeur d’école, ne venait là que le lundi matin, avec l’accord de…Vu son poste de maire, n’avait-il rien d’autre à faire ?
    C’es tout de même surprenant de constater ce genre de chose. L’instituteur, à temps plein dans l’école, qui a accepté ce fait, comment se comporte -t-il face à ses élèves ?
    L’hypocrisie fait partie de l’enseignement que certains enseignants donnent à nos enfants. Heureusement qu’il y en a de très bons, mais ceux là quand ils se révoltent, sont mal vus de la …majorité. Bonne journée à tous.

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