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France : Société

Education : la Bolivie tente sa révolution française

Merci à Jeanne Smits :

Eco L'Etat bolivien veut mettre la main sur l'éducation et l'instruction des enfants. La France a vécu cela en douceur, sans s'en rendre vraiment compte et dans l'euphorie de la séduction d'une instruction bien faite.

Nombreux sont ceux aujourd'hui qui regrettent l'école de Jules Ferry. Si les résultats y étaient particulièrement honorables, force est d'admettre que l'intention première était bien de retirer ce devoir aux parents et l'aide qu'y apportait alors l'Eglise (comme dans le domaine de la santé). C'est tellement réussi qu'aujourd'hui les parents français ont démissionné de leur devoir d'éducation et attendent trop dans ce domaine, d'un Etat soi-disant providence.

Que la situation peu enviable de la France aide les Boliviens à résister à cette oeuvre malsaine de l'Etat : l'éducation est un devoir des parents et non un droit de l'Etat dont le rôle s'arrête au principe de subsidiarité.

"À travers l'œuvre d'éducation, la famille forme l'homme à la plénitude de sa dignité sous toutes ses dimensions, y compris la dimension sociale (…) En exerçant sa mission éducative, la famille contribue au bien commun et constitue la première école de vertus sociales, dont toutes les sociétés ont besoin (…)

 Les parents ont le droit de choisir les instruments de formation correspondant à leurs convictions et de chercher les moyens qui peuvent les aider dans leur tâche d'éducateurs, notamment dans le domaine spirituel et religieux. Les autorités publiques ont le devoir de garantir ce droit et d'assurer les conditions concrètes qui en permettent l'exercice.547 C'est dans ce contexte que se situe avant tout le thème de la collaboration entre la famille et l'institution scolaire (…)

 Les autorités publiques doivent faire en sorte que « les subsides publics soient répartis de façon telle que les parents soient véritablement libres d'exercer ce droit sans devoir supporter des charges injustes. Les parents ne doivent pas, directement ou indirectement, subir de charges supplémentaires qui empêchent ou limitent indûment l'exercice de cette liberté ».548 Il faut considérer comme une injustice le refus de soutien économique public aux écoles privées qui en ont besoin et qui rendent service à la société civile: « Quand l'État revendique le monopole scolaire, il outrepasse ses droits et offense la justice. (…)

L'État ne peut sans injustice se contenter de tolérer les écoles dites privées. Celles-ci rendent un service public et ont en conséquence le droit à être économiquement aidées » (Compendium de la doctrine sociale de l'Eglise; par 238 à 241).

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4 commentaires

  1. “La France a vécu cela en douceur, sans s’en rendre vraiment compte et dans l’euphorie de la séduction d’une instruction bien faite.” C’est de l’humour?

  2. La definition de l’Etat est la même que celle du poison: à petite dose c’est un medicament, à forte dose il tue.

  3. L’Etat n’est pas et ne peut pas être idéologiquement neutre. La cohésion sociale exige une certaine unité de pensée, donc une “éducation nationale”, qui va nécessairement dans le sens d’une pensée unique. Quelle que soit la délimitation de la liberté de pensée, il faut tout de même que la pensée des citoyens soit tenue en laisse, sous peine de laisser grossir de telles divergences d’opinions que se produisent des guerres civiles. C’est pourquoi, bon gré, mal gré, ouvertement ou insidieusement, tout ce qui contribue à influencer la pensée des enfants et aussi des adultes est contrôlé par l’Etat. Ce contrôle doit s’exercer,et il s’exerce de fait sur l’enseignement “libre”, comme sur tous les moyens de communication étiquetés comme indépendants. L’art du gouvernement consiste à tolérer des révoltes intellectuelles superficielles, et de feindre s’en inquiéter, afin de donner à ses sujets l’impression qu’ils ont des libertés qu’ils n’auraient pas dans un régime plus répressif. De la sorte, même les opposants contribuent à la consolidation de l’orthodoxie d’état. Il ne faut pas rêver, avec l’enseignement “libre”. Si même il avait le droit de relayer l’enseignement de l’Eglise, qu’est-ce que cela changerait si l’Eglise ne devait sa liberté et le peu de droits dont elle dispose qu’à sa soumission au magistère de l’Etat ?
    [Humour? Lahire]

  4. Pas mal Cassianus. C’est un discours cynique pour les conseillers du Prince. Je complète : Vous décrivez fort bien le cynisme, le caractère artificiel et sournois d’un ordre qui s’impose, mais ce n’est qu’un ordre. Ce n’est pas la paix. C’est même un ordre qui repose sur le crime. Certain s’en accomode, d’autres non, et pour ma part j’aspire plus à la paix qu’à un ordre factice, lequel d’ailleurs porte en lui un désordre avenir très violent, des persécutions et ce qui pourrait bien ressembler à une guerre civile.

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