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France : Société / Valeurs chrétiennes : Education

Ecole : les parents préfèrent le privé

Agnès Van Zanten, sociologue, enseignante à Sciences Po et Normale Sup', est interrogée dans Ouest-France :

"Des parents bien intégrés dans leur quartier n'hésitent plus -même s'ils culpabilisent- à viser un autre établissement. Pour contourner la carte scolaire, certains choisissent des classes particulières ou des options spécifiques. D'autres déménagent pour s'installer près du « bon » collège !

Qu'est-ce qui fait la qualité d'un établissement ?

Pour les parents, de plus en plus, c'est sa population scolaire. Les établissements ne sont plus perçus comme capables d'infléchir les inégalités économiques et sociales. Ce sont les collèges publics qui souffrent surtout de cette défiance. Les politiques publiques semblent inefficaces. Des parents estiment que principaux et proviseurs n'ont pas une réelle influence ; que les professeurs transmettent des connaissances, mais pas des valeurs. De plus, les établissements ne communiquent pas assez sur leurs actions.

Les parents ne sont plus attachés aux valeurs du public, comme la laïcité et la mixité sociale ?

Si, mais pour beaucoup, ces notions sont devenues floues. Et la mixité ne se résume pas au fait de mettre des gens ensemble. Dans les collèges publics « défavorisés », les parents craignent que leurs enfants acquièrent de mauvaises habitudes de langage, deviennent irrespectueux. L'enseignement y est aussi jugé trop standardisé.

Pourquoi le privé est-il considéré comme plus attractif ?

Il propose un suivi plus personnalisé, considéré comme adapté aux bons et aux mauvais élèves. Il met en avant des valeurs. Le chef d'établissement et les enseignants sont soudés autour d'un projet. Les parents, y compris ceux des classes populaires, sont très attachés à cette possibilité de passer du public au privé. Certaines familles, opposées par principe au privé, y scolarisent leurs enfants parce qu'elles pensent qu'il sera efficace pour eux."

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5 commentaires

  1. Voilà une insulte à la framaçonnerie.

  2. À noter que tous nos chérubins de socialistes & co sont scolarisés dans le privé.
    « Ils » veulent bien la « mixité » mais surtout pas pour leurs enfants.

  3. “Certaines familles, opposées par principe au privé, y scolarisent leurs enfants parce qu’elles pensent qu’il sera efficace pour eux.”
    C’est vrai, j’ai toujours trouvé cela absolument incroyable : d’un côté on soutient mordicus le “public” et la “carte scolaire” (et la “mixité sociale” qui va avec) et de l’autre, quand il s’agit de son propre enfant, ou de celui de ses enfants qui a des difficultés à l’école, et hop, dans le “privé”.
    Le grand écart entre des postures idéologiques affichées et un pragmatisme qui permet de se créer des exceptions innombrables pour convenance personnelle semble devenir un trait commun – mais ô combien affligeant – dans notre belle société française.

  4. Donner la liberté aux professeurs de créer leurs écoles, et donner la vraie liberté aux parents de choisir ces dernières, ce sont les seuls remèdes possibles ; à long terme, il sont inévitables. Reste la question de la méthode pour y parvenir.

  5. Cet avis est à nuancer: en réalité, la qualité d’un établissement dépend quasi exclusivement de la qualité de son directeur. Il y a d’excellents établissements publics dans des quartiers très difficiles: les professeurs, soutenus à 100% par le directeur, y font un travail remarquable; dès que la direction change, devient plus laxiste, tout part à vau-l’eau et les demandes de mutation se multiplient. Dans le privé, cela se voit moins à cause de la réputation bien ancrée de certains grands établissements, mais beaucoup sont pourris de l’intérieur à cause de directeurs soumis aux parents d’élèves (ça fait rentrer de l’argent, c’est pourquoi on écoute plus les doléances du carnet de chèques que l’avis de tout un conseil de classe), ou qui puisent dans la caisse, ou qui ne sont chrétiens qu’en façade et font les pires crasses à leur personnel, enseignant ou OGEC. Voir, pour exemple, Stanislas à Paris ou Sainte-Croix à Neuilly. A Saint-Jean de Passy, les anciens ont réussi à mettre dehors un directeur qui puisait dans la caisse. Le privé, il faut aussi savoir le choisir.

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