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France : Société

Du génocide vendéen et catholique (6)

Les exemples de foi pourraient s’accumuler sur de nombreux posts, les preuves de l’engagement catholique des Vendéens peuvent se multiplier.

Elbe
Mais on ne peut passer sous silence cette action de Maurice d’Elbée alors que ses troupes venaient de remporter une éclatante victoire et comptaient un nombre impressionnant de prisonniers. Ses Vendéens en armes, ses fidèles combattants, portés par la colère de savoir leurs familles en danger ou assassinées, leur pays pillé et brulé, veulent achever les prisonniers, les éxecuter.
D’Elbée ne put les contenir, mais avant de les laisser faire, il leur demande de prier avec lui un "Pater Noster". Ils prièrent ensemble et d’Elbée les interrompit lorsque tous avaient dit "Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi", leur demanda seulement de faire leur cette prière. Le massacre fut évité. Le Pater de d’Elbée entra dans l’histoire…

Fait prisonnier à Noirmoutiers pendant la Virée de Galernes, il sera enfermé dans l’église avec 1200 femmes et enfants. 60 par 60, les Bleus firent sortir leur prisonniers et les exécutèrent. Jugé pendant ce massacre, d’Elbée est condamné à mort et, souffrant tellement de ses blessures, il sera fusillé dans son fauteuil
Dans cet "Ouradour sur Glane" de la Révolution, la Vendée compte de nombreux saints.

Stofflet
On devrait citer aussi Stofflet, chef vendéen au courage exceptionnel qui, fait prisonnier et condamné à mort, refuse d’avoir les yeux bandés : "Sachez qu’un général Vendéen n’a pas peur des balles". Il mourra quelques secondes après en criant "Vive la religion ! vive le Roi!"

Lescure_1
On ne peut oublier Louis-Marie de Lescure, le "saint du Poitou",  dont la piété et la fidélité sont devenues légendes. Il était le cousin de la Rochejaquelein à la devise légendaire "Si j’avance, suivez-moi; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi!".
Tous ces généraux, morts trop vite et trop jeunes, se battaient pour défendre leur Foi et leur Roi. Ils avaient des armées sous leurs ordres, des armées composées d’hommes, de milliers d’hommes…

Ceux-là n’ont plus, nous ne devons pas les oublier : Il n’y a de généraux que parce qu’il y des hommes.
Ces dizaines de milliers de Vendéens partaient dans les chemins creux en sachant les risques de vengeance qu’encouraient leurs familes…
On peur lire encore un peu de l’histoire de ces dizaines de miliers de Vendéens sur les vitraux des églises, dans certains récits, dans certaines familles…
Ce sont eux les saints de la Vendée, martyrs de la Révolution. Mais voilà, il n’y a que 438 martyrs de la Révolution française béatifiés dont seulement 99, les martyrs d’Avrillé, pour la Vendée et aucun canonisé…

Monseigneur Santier, évêque de Luçon, a du pain sur la planche pour constituer et défendre les dossiers de béatification et de canonisation que méritent ces centaines de milliers de martyrs de la Foi, de notre Foi. Il serait temps que justice soit faite : la première à reconnaitre ce génocide est celle pour qui ces gens sont morts, l’Eglise par la main de l’évêque du lieu.

Lahire

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18 commentaires

  1. Chaque fois que je relis l’épopée vendéenne, je me sens misérable et en même temps fier d’appartenir à ce peuple auquel nous devons rester fidèle.
    Landeau

  2. Concernant Mgr Santier, y a-t-il quelque chose à attendre d’un évêque assez gauchi pour aller traîner son Eglise et son clergé dans une repentance sans queue ni tête ?

  3. Faut-il rappeler à Eloi que quoi que l’on pense d’un évêque, il est celui que l’Esprit Saint a consacré pour conduire le peuple de Dieu, et qu’on lui doit à ce titre l’amour filial et la fidélité ?
    On a le droit d’être en désaccord avec lui mais je ne suis pas certain que la condamnation a priori favorise la communion ecclésiale…

  4. Une question à propos des béatifications: on béatifie ou canonise ordinairement des gens qui ont fait preuve d’une grande sainteté, ou qui sont morts en martyrs, c’est-à-dire pour Dieu et la foi…
    Or les Vendéens ne sont pas morts que pour Dieu même si, comme vos articles veulent le montrer, leur foi était l’une des motivations. Ils défendaient aussi un système politique. Or mourir pour un tel système, aussi bon et saint soit-il (et l’était-il?), ou pour un chef d’Etat, peut-il participer à la justification d’une béatification ?

  5. @ Romain :
    Les Vendéens ne sont pas mort pour un système politique. Tous leurs cris de guerre commence par Dieu, le roi vient en second, comme logiquement (“Pour Dieu et le roi”, “Vive Dieu, vive le roi”, Vive la religion, vive le roi”, Rend moi mon Dieu”, etc…).
    Dans le même ordre d’idée, ils se battaient pour le roi et non pour Louis quantièmme, Henri ou Philippe, mais bien pour le principe (prince), le roi, personne ointe à Reims de la sainte ampoule et dont l’autorité veniat de Dieu.
    Ensuite, il faut distinguer les familles et les prêtres qui ont été exterminés pour leur foi et qu’on peut à ce titrre qualifier de martyres des hommes qui combattaient et donnaient un autre visage au martyre.
    Ces derniers, se confessaient et communiaient tous les matins. Ils se battaient avec la Croix et le Coeur de Jésus sur leur poitrine et le chapelet autour du cou. ils se battaient parce qu’on en voulait à leur foi, pour défendre leur foi.
    Avez-vous eu une meilleure illustration du martyre : mourir les armes à la main pour la défense de sa Foi, c’est à dire offrir sa vie en pleine cosncience et en état de grâce par amour de Dieu?

  6. @ Lahire
    “Avez-vous eu une meilleure illustration du martyre : mourir les armes à la main pour la défense de sa Foi”,
    Vous allez dire que je cherche la petite bête mais, oui, j’ai une meilleure illustration du martyre : mourir SANS armes à la main, comme les premiers chrétiens et tous ceux qui ont fait de même jusqu’à ce jour.
    Pardonnez-moi, mais votre définition me fait plutôt penser au “martyre” tel qu’il est vu par les musulmans…

  7. Agnès vous connaissez le concept catholique de “guerre juste” ?

  8. @ Agnès :
    Je pense que vous ne m’avez pas compris, sans quoi je serais obligé de vous rappeler le devoir moral de protéger sa famille et ses biens contre les forces du mal et s’il le faut par les armes comme l’enseigne l’Eglise catholique depuis toujours.
    Maintenant, ne prenez pas seulement trois mots mais la phrase toute entière : “mourir les armes à la main pour la défense de sa Foi, c’est à dire offrir sa vie en pleine cosncience et en état de grâce par amour de Dieu?”
    Là aussi, je pense que vous comprendrez mieux : il y a une notion qui transcende tout, c’est le don de sa vie, c’est exposer sa vie, l’offrir en sacrifice pour protéger sa Foi et autrui. Il est aussi un devoir de se défendre et de repousser le mal, ce qui justifie pleinement le fait de porter et d’utiliser une arme.
    N’enlevez rien à la noblesse de celui qui défend la foi et la chrétienté par les armes et au vrai martyre de celui qui, avant de savoir qu’il peut mourir pour sa Foi, a déjà offert sa vie -et donc accepté sa mort- et la défendra chèrement, les armes à la main. Oui, il y a dans ce martyre là, un cran supplémentaire : accepter de porter les armes pour une juste cause, c’est avoir déjà offert sa Vie, c’est être déjà offrande, victime, et quand c’est pour Dieu, c’est déjà le martyre.
    Enfin, vous me parlez de “martyre” vue par les musulmans. Là aussi, je ne vous ferais pas l’injure de vous rappeler la définition catholique du martyre qui ne peut être utilisé pour un musulman. Je ne pense pas que vous faites le hors-sujet de comparer ce que j’ai écrit (don gratuit de sa Vie) au devoir de tuer pour acquérir le paradis d’Allah.
    PS : En marge de tout cela et en relisant votre passage sur les premiers chrétiens, il y a une dérive très dangereuse et pourtant très à la mode en ce moement de retour à la proto-Eglise. Mais sans doute le savez-vous…

  9. On ne peut oublier personne, puisque tous sont nous.

  10. @ Lahire
    Je souscris totalement à la 1ère partie de votre message relatif à la “guerre juste”. L’Eglise a effectivement définit dans quels cas un chrétien pouvait faire la guerre. Personnellement, je suis toujours tiraillée entre deux points de vue :
    1) la guerre “juste”
    2) les paroles du Christ : “ne résistez pas au méchant”, “si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche”, etc.
    Je ne vous cache pas cependant que mon caractère me fait plus souvent pencher vers le choix 1) …
    Pour la suite je mettrais un bémol. Je ne crois pas que l’on doive défendre sa Foi par les armes ! Sa famille, sa patrie, oui. Mais en ce qui concerne la Foi, il ne reste – à l’étape ultime – qu’à sacrifier sa vie, sans sacrifier celle des autres. Même pour la bonne cause. J’ai donné l’exemple des premiers chrétiens parce que c’est exactement ce qu’ils ont fait et ce que continuent de faire tous les martyrs d’aujourd’hui. L’Eglise a-t-elle béatifié ou canonisé des martyrs tels que vous les définissez ?
    Je regrette si je vous ai choqué avec ma mention du martyre en islam. Je me suis mal expliquée. Je ne pensais pas aux kamikazes mais à tous les musulmans qui prétendent défendre leur foi, les armes à la main, contre les “infidèles”.

  11. En effet, la cause première du soulèvement vendéen fut la foi. Le roi était aimé, mais pas jusqu’à souhaiter la monarchie absolue : les vendéens ne se sont révoltés qu’en 1793, la première partie de la Révolution fut bien accueillie, car les cahiers de doléance recevaient ici les mêmes plaintes et aspirations qu’ailleurs dans le royaume.

  12. Je ne connaissais pas cet épisode de Noirmoutier, je savais que d’Elbée y avait été fusillé dans son fauteuil mais c’est tout…
    Ceci dit, l’Oradour révolutionnaire, c’est aussi et surtout le massacre des Lucs, plus de 560 femmes, enfants et vieillards massacrés dans leur église…

  13. @ Agnès :
    Vous ne devez pas être tiraillée entre deux enseignements de l’Eglise qui, fondés sur une unique Vérité, ne peuvent rentrer en contradiction.
    Tout homme a le DEVOIR de protéger sa vie et celle d’autrui au seul titre que la vie ne nous appartient pas, mais appartient à Dieu.
    De plus, vous mettez sur le même niveau deux items qui n’y sont pas : Prendre une claque sur une joue et une deuxième sur l’autre ne relève pas du même niveau que de défendre sa Vie lorsque celle-ci est menacée!
    Prendre une claque et une deuxième ne tue pas…

  14. @ Lahire
    “Prendre une claque et une deuxième ne tue pas…”
    Là, vous me surprenez beaucoup ! Vous semblez faire une lecture très littérale de ce passage, ce qui en limite considérablement la portée !
    “Tout homme a le DEVOIR de protéger sa vie et celle d’autrui au seul titre que la vie ne nous appartient pas, mais appartient à Dieu”
    J’ai dit dans mon message précédent que j’étais d’accord.
    Mais vous n’avez pas répondu à ma question : “L’Eglise a-t-elle béatifié ou canonisé des martyrs tels que vous les définissez ?”

  15. @ Agnès :
    “Prendre une claque et une deuxième ne tue pas…”
    Là, vous me surprenez beaucoup ! Vous semblez faire une lecture très littérale de ce passage, ce qui en limite considérablement la portée !
    – Ce que je vous dis sous cette forme, c’est que ces paroles du Christ montrent bien une situation ou la Vie ou la survie n’est pas menacée!
    Des béatifications et des canonisations de martyrs en arme?
    Des centaines et des centaines : des martyrs de la guerre d’Espagne, du Mexique, etc…

  16. @ Lahire
    C’est mon dernier message sur ce sujet précis car je me rends compte que nous ne serons jamais d’accord sur ce point.
    A l’exception – peut-être – de quelques laïcs au Mexique, il semble bien que les martyrs béatifiés ou canonisés de la guerre d’Espagne et de celle du Mexique, ne sont pas morts les armes à la main. La grande majorité a été pendue, fusillée, etc. souvent après avoir été horriblement torturée. Beaucoup étaient d’ailleurs, prêtres, moines, religieuses, etc.

  17. @ Agnès :
    Beaucoup aussi étaient des laïcs faits prisonniers dans les combats et exterminés après.

  18. @ Romain :
    Ce n’est pas une condamnation, c’est un constat.
    Ce n’est pas “a priori”, c’est “a posteriori”.
    In Christo

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