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France : Société

Du Pérou : La contre-révolution française est-elle en train de naître?

Traduction d'un passage de cet article en VO

"Les socialistes gagnent leur « victoire » … en vaincus. L’appui au gouvernement de Hollande chute de manière « inexorable “, en avril il est tombé de 25%.

Un phénomène d’opinion nouveau et historique 

Ces numéros n’indiquent pas une conjoncture économique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion nouveau et extraordinaire qui touche profondément les esprits et se répand partout en France. C’est un état de résistance active face aux attaques révolutionnaires qui présente quatre points nouveaux :

1. Des racines idéologico –religieuses.
2. Il est propulsé par des jeunes, des couples et des célibataires tant hommes que femmes.
3. Sa stratégie est innovatrice et percutante .
4. Il a un caractère irréversible".

Une traduction complète serait la bienvenue dans les commentaires. 

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20 commentaires

  1. Voici la traduction en gros
    Vers la naissance de la contre-révolution française?
    Alejandro Ezcurra Naón
    Jeudi 9 mai 2013
    Jusqu’à récemment, la Révolution (*) qui dévaste l’Occident chrétien a procédé avec une extrême prudence, en évitant les réactions possibles de la population qui échappe à leur contrôle, et pourrait compromettre la réussite de leur marche vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant, que la prudence semble s’essouffler: comme une marée le conservatisme s’installe partout, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour la course en faisant fi de l’opinion publique, et cherchant à s’imposer par la voie des faits.
    C’est ce que nous voyons dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou en Uruguay, où les gouvernements et les parlements ont mis en œuvre des lois et des politiques non chrétiennes de plus en plus despotique, en particulier dans la famille blanche centre de l’actuelle révolution culturelle, mais aussi dans des domaines tels que la suppression de la propriété privée, les «pourparlers de paix» avec les FARC en Colombie, et ainsi de suite. Et ils font bien sentir que la majorité est l’État de droit lui-même, Socialiste, les «victorieux» … les vainqueurs.
    Le cas le plus frappant de cette violence a eu lieu à la fin d’Avril en France, avec l’approbation d’un projet de loi de «mariage» entre personnes de même sexe, emmenée par le gouvernement socialiste. L’enquête a révélé que la majorité des Français rejette ce mariage de parodie absurde. Et les impressionnantes démonstrations de protestation qui se sont tenues à Paris le 13 Janvier et le 24 Mars dernier (la dernière ave 1,4 million de personnes fut la plus grande manifestation publique de l’histoire de France) et dans de nombreuses autres villes sont l’image visible de cette tendance.
    Conscient de son manque de soutien public, et pour empêcher le rejet populaire du projet a grandi jusqu’à devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée nationale (Parlement) dominé par la gauche ont cyniquement choisi d’avancer d’un mois le vote parlementaire prévue pour la fin mai. Ainsi, le 23 Avril le projet de loi a été voté et approuvé, après un tollé de la part d’une foule estimée à 200.000 personnes.
    Alors que les députés de gauche applaudissaient frénétiquement en scandant « Egalité! Égalité !” depuis les galeries un groupe de jeunes a interrompu le sabbat révolutionnaire arborant un drapeau blanc avec le mot« référendum ». Ensuite, le Président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui à ordonné à haute voix: «Sortez d’ici les ennemis de la démocratie (sic), ils n’ont pas le droit d’être ici!” [1]. Comme on le voit, la «démocratie» socialiste consiste à faire taire ceux qui réclament la démocratie réelle.
    Cette gifle au sentiment populaire, par pur entêtement idéologique aveugle a coûté cher à la gauche. Les socialistes quittent leur «victoire» … vaincus. L’approbation du gouvernement Hollande dégringole de manière «inexorable»: il est tombé en Avril à 25%, «le taux le plus bas jamais enregistré pour un président de la Ve République”, le rejet de sa gestion a grimpant à 74% [2 ] [3].
    Un phénomène nouveau et historique de l’opinion
    Ces chiffres indiquent non seulement une situation politique. Ils correspondent à un nouveau phénomène remarquable de l’opinion, qui joue dans le fond des esprits et s’étend sur toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre notes inédites: 1) une racine idéologico-religieuse 2) les protagonistes sont des jeunes, hommes et femmes, mariés ou non 3) leur stratégie est innovante et efficace 4) elle a un caractère irréversible.
    Dans les semaines qui ont précédé l’approbation du projet, des manifestations massives de rejet ont eu lieu dans des villes à travers la France, la plus importante étant celles mentionnées dans Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, la Fête des Mères en France, et mourrait même rassembler plus de gens.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les grandes villes ont été le théâtre de démonstrations furtives par des petits groupes constants ce qui a déconcerté la police. La stratégie était que, à différents points de la ville, des blocs de vingt jeunes ont interrompu le trafic pendant plusieurs minutes, en chantant gaiement une chanson adressée au président Hollande: “Touche pas au mariage, / occupes toi du Chômage” (“Ne touchez pas le mariage, prendre soin de chômage»). Lorsque la police est arrivée le groupe s’est rapidement dispersé pour réapparaitre immédiatement à un autre endroit, correspondant sur la marche par téléphone internet. Certains de ces groupes étaient des cyclistes, qui ont convergé à un endroit prédéterminé, par exemple le pont des Invalides, assis sur la piste formant une barrière avec leurs vélos, scandant des slogans et des chants et partant rapidement, parfois applaudi par des automobilistes.
    Et la police étant dépassée par ce «jeu de cache cache» de plusieurs groupes agissant simultanément dans Paris, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a fait disperser avec des gaz lacrymogènes. Représailles devenue rapidement inutile et son ordre le fit ridiculiser en le faisant nommer “Manuel gaz”.
    En termes de nouvelles stratégies, il faut bien comprendre l’organisation des «comités d’accueil» du président Hollande et de ses ministres. Dans toutes les manifestations publiques auxquelles ils ont assistés, ils ont été reçus par des groupes de jeunes avec des chants, slogans huées et bien choisis, l’étincelle française drôle et brillante n’en étant pas absente, au point que le président et ses ministres, humiliés et effrayés , ont été contraints d’annuler plusieurs apparitions publiques.
    Ils on également réalisé des “sit-in” nocturne de protestation: des veillées aux chandelles, des chansons et la récitation du chapelet religieux ou patriotique, faite pour quelques heures dans des lieux symboliques comme le jardin du Luxembourg et du Louvre. De telles actions continuent à ce jour, bien que dans de nombreux cas ils sont durement réprimés par les CRS (troupes d’assaut). Le bilan de cette répression a été d’arrêter des centaines de manifestants quotidiennement, beaucoup d’entre eux blessés (y compris les prêtres et les enfants), uniquement pour avoir protesté pacifiquement. Outré par de tels abus, Tugdual Derville, l’une des principales voix de protestations, a protesté : «Combien de voitures brûlées? Combien de vitrines brisées? Aucune “. Même la police a commencé à exprimer de la colère: une partie des effectifs a même osé féliciter les étudiants pour leur courage, a déploré les arrestations, se plaignant d’être utilisé politiquement: “Nous sommes gênés de faire ce qu’on nous demande» [4].
    Une autre stratégie de marketing est appelé «balcon pour tous», adoptée dans plusieurs villes: dans les balcons des maisons accrocher une multitude de bandes et des drapeaux identiques a ceux que les manifestants transportent dans les rues Voir par exemple [5], formant une superbe écran.
    Il serait long de raconter l’extraordinaire élan d’une population qui se sent frappée par le pouvoir politique, qui a moins d’un an de son arrivée, divorce aussi rapidement et de façon drastique des citoyens, ignorant leurs attentes et leurs exigences. Un bon «sismographe» pour mesurer l’état de la résistance est le fait que 15 000 maires (oui, comme nous le lisons – 15 000) ont déjà déclaré leur refus formel de célébrer dans leurs juridictions des «mariages» conclu avec un partenaire de même sexe. Le journal “Le Monde”, proche du gouvernement, a déclaré que toute personne qui veut savoir où vas le pays peut le mettre dans un moteur de recherche Internet en deux mots: “Hollande démission» [6]. Le commentaire le plus répandu est que la gauche perd la jeunesse, perd la rue, perd le peuple … et a perdu la boussole.
    Les Catholiques, sont à la tête de la «droitisation» de la société
    Bien que la loi infâme ait été approuvée, les gens n’abandonnent pas et redoublent de protestations. Maintenant, que les étudiants veilleur (participants aux veillées de protestation) arrivent dans la période des examens, ce sont leurs propres mères qui les représentent dans les manifestations. Elles sont appelées “Mères Veilleuses”, jeu de mots que le public transforme en “merveilleuses” [7].
    La participation des familles à des manifestations indique que la société dans son ensemble se sent impliqué, et que le Français moyen est passé du centre vers la droite: nous sommes à «l’émergence d’une génération conservatrice fiers de ses valeurs, et qui le chante bruyamment à haute voix dans la rue … Dans ces groupes abondent les jeunes familles, pour la plupart catholiques, accompagnés par des bandes de jeunes chantant des chansons de protestation »[8]. Ce sont des tranches de population qui ne manifestaient jamais auparavant, mais «découvrent maintenant le parfum particulier de l’insurrection» [9].
    Sur ce front, la présence catholique est cruciale. Et cela a une étendue incalculable. Le site “Boulevard Voltaire” retrace les grandes lignes des manifestants: «Ce sont des durs … des Catholiques! … Ils commencent à comprendre l’échec du libéralisme devenu fou, ils cherchent à créer quelque chose d’autre, et non à christianiser le socialisme. Ce sont des familles, et notamment des jeunes qui ont pris les rues pour dire «assez» aux destructeurs de la société »[10]. Un autre site très complet: de gens “de haute valeurs spirituelle et dogmatique, sûrs de leur foi et de leur sang qui couvrent 1500 années en France, et conscient des devoirs que contient ce patrimoine» [11]. L’un des jeunes «veilleurs», explique pourquoi ils sont là: «nous sommes le sel et la lumière du monde: nous sommes catholiques français et rien ne peut nous ébranler» [12].
    Le magazine de l’épiscopat français, “La Croix” qui a pris une position ambiguë dans l’affaire et concessive pour ce cas : explique que pour la gauche, “le retour arrière est impossible, se serait se renier» et que Les catholiques constituent la «majorité hostile au projet”, la force de leur résistance fait même parler de «menace d’une guerre civile ». Commentaire impensable il n’y a pas si longtemps [13].
    Un «réveil» contre révolutionnaire, peut-être irréversible
    Plus tard des articles montreront d’autres aspects de ce phénomène fascinant de l’opinion, qui a son fer de lance en France (et de la désinformation des médias péruviens, qui peuvent le cacher). Donc, ce qui définit le célèbre journaliste Ivan Rioufol:
    «La gauche se frotte les yeux. Elle a été dépouillée de ce qui lui était le plus cher!. Elle n’a rien vu venir, de la nouvelle indignation populaire. Elle qui a tant flatté la jeunesse, découvre, stupéfaite, ces indignés qui rassemblent des milliers de jeunes défiant le pouvoir en place et rejetant son projet de «mariage» et l’adoption pour les homosexuels. (…)
    “D’un autre côté, la gauche ne comprend pas” ce qui se passe: «Elle traite juste les manifestants d’« extrémistes»,« ultras »,« exaltés »,« homophobes »(…) Cette diabolisation grossière néglige l’essentiel: ce qui est à venir est l’éveil d’une jeunesse … qui suit une direction opposée à l’héritage de l’ancienne société qui arrive à son terme: celle des partisans de mai 1968, et de son idéologie relativiste du «politiquement correct».
    De cet héritage révolutionnaire, ces jeunes «rejettent tout, à commencer par son mépris pour la famille, la nation, la culture. Il ya plusieurs années, les sondages d’opinion ont identifié ce nouveau profil de la jeunesse, qui fait partie d’une réaction à 40 ans de désastre idéologique: elle veut, à partir de maintenant, écrire une nouvelle histoire “[14].
    Le cycle de la Révolution française a été épuisé, et la «nouvelle histoire» qui commence à s’écrire semble être l’exact opposé, la naissance d’une contre-révolution française, avec un énorme potentiel de propagation à cause de l’influence culturelle que la France a conservé jusqu’à aujourd’hui.
    Si ceux qui résistent continuent avec conviction et persévérance, on peut s’attendre à ce mouvement que signale Plinio Corrêa de Oliveira: «Quand les hommes ont décidé de coopérer avec la grâce de Dieu, ce sont des merveilles de l’histoire qui s’opèrent: la conversion de l’Empire Romain, et la formation du Moyen Age, et la reconquête de l’Espagne de Covadonga, sont tous des événements qui se sont produit comme le fruit des grandes résurrections de l’âme des peuples sensibles. Résurrections invincibles, car il n’y a rien qui puisse battre un peuple vertueux qui aime vraiment Dieu ». [15].
    ***
    (*) Nous utilisons le terme «révolution» dans le sens donné par le professeur Plinio Corrêa de Oliveira dans sa Révolution de la dissertation et Contre-Révolution, processus historique de la destruction de l’Occident chrétien – Voir http://www.pliniocorreadeoliveira.info / RevolucionyContra-Revolucion_2005.pdf

  2. Comme demandé je vous traduis l’article:
    La Contre Révolution Française est-elle en train de naître?
    Jusqu’à il y a peu, la Révolution* qui dévaste l’Occident avançait avec précaution, évitant autant que possible que des réactions de la population puissent échapper à son contrôle, et puissent compromettre le succès de sa marche vers l’utopie inégalitaire et anarchique.
    Mais à présent, cette prudence semble avoir été abandonnée : à mesure qu’une marée conservatrice se renforce de toute part, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour bousculer, sans aucun égard, l’opinion publique, cherchant à s’imposer par le moyen du fait accompli.
    C’est ce que nous voyons dans des pays tels que le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou l’Uruguay, où les gouvernements et les parlements mettent en Œuvre des lois et des politiques antichrétiennes, chaque fois plus despotiques surtout dans le domaine familial- cible majeure de l’actuelle révolution culturelle- mais aussi sur des plans tels que l’accès à la propriété privée, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ils le font en passant outre à la volonté des majorités et au respect de l’état de droit.
    Les Socialistes, les victorieux… vaincus
    Le cas le plus éclatant de cette violation eut lieu fin avril en France, au moment d’approuver un projet de loi sur le mariage entre personnes de même sexe, initié par le gouvernement socialiste Les sondages révélaient qu’une majorité de Français refusaient cette absurde parodie de mariage. Et les impressionnantes mobilisations opposées au projet réalisées à Paris le 13 janvier et le 24 mars passés (cette dernière dépassa les 1.4 millions de personnes, et fut la plus grande manifestation publique de l’histoire de France)**, et dans beaucoup d’autres villes furent l’image visible de cette tendance.
    Conscient de son manque d’appui populaire et pour éviter que le rejet des citoyens au projet ne grandisse jusqu’à devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’assemblée nationale (le Parlement) dominée par la gauche optèrent cyniquement pour bouquer en un mois un vote parlementaire prévu pour fin mai. Ainsi le 23 avril, le projet fut voté et approuvé, devant la contestation d’une multitude estimée à 200 000 personnes.
    Tandis que les parlementaires de la gauche fêtaient le vote en criant frénétiquement « égalité, égalité ! » tout en applaudissant en rythme, depuis les galeries un groupe de jeunes interrompit le sabbat révolutionnaire en déployant une banderole blanche avec le mot « Référendum ». C’est alors que le président de l’assemblée, Claude Bartelone, hors de lui ordonna en hurlant » Faites sortir d’ici ces ennemis de la démocratie (sic !), ils n’ont pas le droit d’être ici ! » Comme l’on peut voir, la « démocratie » socialiste consiste à étouffer ceux qui demande la démocratie en vérité.
    Cette gifle à la volonté populaire, par pure et aveugle obstination idéologique, coûta cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur « victoire »…. Vaincus. Le soutien au gouvernement Hollande s’écroule de façon « inexorable » : en avril il tomba à 25%, l’indice le plus bas jamais atteint par un président de la Vème république, tandis que le rejet de sa gestion dépassa les74%.
    Un nouveau et historique phénomène d’opinion
    Ces chiffres n’indiquent pas une conjoncture politique mais correspondent à un nouveau et extraordinaire phénomène d’opinion qui touche au plus profond des esprits et s’étend à toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, qui présente 4 aspects inédits : 1) une racine idéologico-religieuse ; 2) ses protagonistes sont des jeunes, mariés ou célibataires et des deux sexes ; 3) sa stratégie est innovatrice et efficace ; 4) il porte un caractère irréversible.
    Dans les semaines précédant l’approbation du projet de loi, de très nombreuses manifestations de rejet éclatèrent dans toutes les villes de France, dont les plus importantes furent celles déjà citées à Paris. La prochaine sera le 26 mai, jour de la fête des mères en France et elle rassemblera certainement encore plus de gents.
    En parallèle de ces démonstrations, les rues de Paris et des principales villes du pays étaient le lieu de constantes manifestations-éclaires faits de groupes réduits, qui déstabilisaient la police. La stratégie consistait à ce que, en différents points de la ville, des blocs d’une vingtaine de jeunes interrompent la circulation durant quelques minutes, courant joyeusement en lançant des slogans comme celui-ci adressé au président hollande : « Touche pas au mariage, / occupes toi du chômage » (en français dans le texte). A l’arrivée de la police ils se dispersaient rapidement pour réapparaître immédiatement à un autre point, en étant reliés par internet et leur GSM. Quelques de ces groupes étaient en vélo, et convergeaient vers un point prédéterminé – par exemple le pont des Invalides-, ils s’asseyaient sur la route en formant une barrière de leur bicyclettes, lançaient leurs slogans et leurs chants, et s’en allaient ensuite, souvent applaudis par les automobilistes.
    A SUIVRE DEMAIN
    * terme employé dans le sens donné par le prof P Correa de Oliveria dans son essai “Révolution et Contre Révolution, processus historique de destruction de l’occident.
    ** ( Note du traducteur : le journaliste se trompe car dans l’entre-deux-guerres le Général de Castelnau et sa Fédération Nationale Catholique mit plus de 3 millions de Français dans la rue à Paris ; c’est certainement là qu’il faut trouver le refus politique systématique depuis cette époque d’attribuer son nom à une promotion de Saint Cyr. Heureusement l’inculture de nos énarques à permet de rattraper récemment cet « oubli ».)

  3. Permettez moi de finir cette traduction demain, SVP

  4. L’introduction seulement, car il est tard…
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    La contre_révolution française est-elle en train de naître ?
    Jusqu’il y a peu, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien avançait avec de grandes précautions, évitant tant que possible des réactions dans la population qui échappait à son contrôle, et qui auraient pu compromettre le succès de sa marche vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant, ces précautions semblent avoir été mises de côté : à mesure qu’une marée conservatrice se manifeste de toutes parts, les forces révolutionnaires semblent avoir décidé de passer en force sans considérer l’opinion publique, cherchant à s’imposer via la reconnaissance de faits déjà établis.
    C’est ce que l’on observe dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou l’Urugay, dont les gouvernements et parlement implémentent des lois et politiques antichrétiennes chaque fois plus despotiques, surtout en ce qui concerne la famille – centre névralgique de la révolution culturelle – mais aussi concernant l’axiome de la propriété privée, les “négociations de paix” avec les FARC de Colombie, etc.
    Et ils le font en dépit du ressenti des majorités et même du simple état de droit.
    ======================================

  5. ¿ Como puede ser NO ENTIENDES ESPAÑOL ?
    ¡ Que lastima !
    Se parece que yo hablo entiendo léo y escribo EspaÑol.
    Pero como siempre no puedo escribir aquì porque mis rispestuas son BORRADAS .
    ¿ como se encuentra ? http://la-liga-cristiana.blogspot.fr/ En Español
    y tambien
    http://la-lega-cristiana.blogspot.fr/ In Italiano
    Pagina principal en Francés ahorada (Mayo 2013
    http://laliguechretienne.wordpress.com/) LA LIGUE CHRÉTIENNE.WORDPRESS.COM
    Por los cristiano es difficil décir bromas y vivir de mentiras, pero parece que los amos, ellos le gusan mentiras, bromas, romper los hombres y destruir civilizacion.
    Son las espumas del caos. Somos la ondas y noss hacemos nuestras veredas caminando dentro de la VERDAD.
    ¡ NADA MAS !
    ¡ SI CLARO, QUE PUEDE BORRAR ESSO PEQUEÑO ARTICULO, ANDA HOMBRE !
    post qui sera encore censuré, bien sûr.
    Pépin le censuré

  6. Merci de tous vos articles et de vos mises à jour incessantes. Bravo ! Vous demandiez la traduction de l’article complet paru sur le blog péruvien Tradicion y Accion. Je viens de la faire et je peux vous l’envoyer, mais je ne crois pas pouvoir la mettre en commentaire (je ne suis pas une grande pro). C’est un peu long (6 pages) et la mise en page disparaîtrait sans doute. À quelle adresse mél puis-je vous l’envoyer ?
    De tout coeur avec vous.
    Véronique Pommeret

  7. La Contre-Révolution Française est-elle en train de naître ?
    Il n’y a encore pas si longtemps, la Révolution (*) qui dévaste l’Occident chrétien avançait avec la plus grande prudence, évitant autant que possible des réactions dans la population qui échappassent à son contrôle et pussent compromettre le succès de sa marche vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais aujourd’hui, cette prudence semble être dépassée : à mesure qu’une marée conservatrice se consolide un peu partout, les forces révolutionnaires ont, semble-t-il, décidé de piétiner impitoyablement l’opinion publique, cherchant à s’imposer par le principe du fait accompli.
    C’est ce que nous voyons dans des pays comme le Vénézuela, l’Argentine, la Colombie ou l’Uruguai, où les gouvernements et leurs parlements mettent en place des lois et politiques anti-chrétiennes de plus en plus despotiques, surtout en matière familiale – banque centrale de l’actuelle révolution culturelle –, mais aussi dans des domaines tels que l’atteinte à la propriété privée, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ceci se fait par-dessus l’opinion des majorités et l’état de droit lui-même.
    Socialistes, les « victorieux » … vaincus
    Le cas le plus assourdissant de ce renversement a eu lieu fin avril en France, lors de l’étude d’un projet de loi de « mariage » entre personnes de même sexe, impulsé par le gouvernement socialiste. Les sondages révélaient qu’une majorité de Français refusait cette absurde parodie de mariage. Et les mobilisations de protestation impressionnantes à Paris les 13 janvier et 24 mars derniers (cette dernière, qui rassembla 1.4 millions de personnes, fut la plus grande manifestation publique de l’histoire de France) ainsi que dans beaucoup d’autres villes, furent l’illustration visible de cette tendance.
    Conscient de son manque de soutien populaire, et pour éviter que la bronca populaire envers ce projet ne grandisse jusqu’à devenir hors de contrôle, le gouvernement socialiste et l’Assemblée Nationale (le parlement), dominée par la gauche, décidèrent avec cynisme d’avancer la date du vote parlementaire, prévu pour la fin mai. Ainsi, le projet fut voté le 23 avril et approuvé, devant la protestation d’une foule estimée à 200000 personnes.
    Pendant que les parlementaires de gauche célébraient ce vote en criant frénétiquement « Egalité ! Egalité ! » sous des applaudissements rythmés, un groupe de jeunes gens dans les galeries interrompit le sabbat révolutionnaire déployant une banderole blanche avec écrit « Référendum ». Le président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui, ordonna alors avec fureur : « Sortez-moi ces ennemis de la démocratie (sic !), ils n’ont pas le droit d’être ici !» [1]. Comme on le voit, la « démocratie » socialiste consiste à faire taire ceux qui demandent réellement la démocratie.
    Cette claque assenée au sentiment populaire, par pure et aveugle obstination idéologique, a coûté cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur « victoire »… vaincus. La cote du gouvernement Hollande s’étiole de manière “inexorable”: en avril, elle est tombée sous les 25%, « l’indice le plus bas jamais atteint par un président de la Vème République », tandis que le rejet de sa politique a atteint les 74% [2] [3].
    Un phénomène d’opinion nouveau et historique
    Ces chiffres ne renseignent pas seulement sur une conjoncture politique. Ils correspondent à un nouveau et extraordinaire phénomène d’opinion, qui touche le fond des esprits et s’étend à toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre aspects inédits : 1) une racine idéologico-réligieuse ; 2) ses protagonistes sont des jeunes, aussi bien des couples que des célibataires homme ou femme ; 3) sa stratégie est innovante et efficace ; 4) elle a un caractère irréversible. Dans les semaines précédant le vote du projet, de multiples manifestations de désapprobation eurent lieu dans des villes de toute la France, les plus importantes étant celles – déjà citées – de Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, jour de la fête des mères en France, et rassemblera probablement encore plus de monde.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les villes principales étaient la scène de constantes manifestations-éclair de petits groupes, qui déconcertaient la police. La stratégie consistait en ce que, en différents points de la ville, des groupes de vingt jeunes interrompaient la circulation pendant quelques minutes, entonnant allègrement des slogans espiègles comme celui-ci, adressé à Hollande : « Touche pas au mariage/Occupe-toi du chômage !». A l’arrivée des policiers, le groupe se séparait rapidement puis se reformait immédiatement ailleurs grâce aux téléphones portables. Certains groupes, à vélo, convergeaient en un endroit pré-déterminé – par exemple le pont des Invalides –, s’asseyaient sur la route en formant une barrière avec leur bicyclettes, et lançaient leurs slogans et chants puis partaient, parfois sous les applaudissements des automobilistes. La police se trouvant débordée par ce « jeu de cache-cache » de divers groupes agissant simultanément à Paris, les ministre de l’Intérieur Manuel Valls ordonna de les disperser avec des gaz lacrymogènes à tout prix. Représailles inutiles : ses ordres tournèrent rapidement au ridicule, et on se mit à le surnommer « Manuel Gaz ».
    En matières stratégies innovantes, il faut souligner l’organisation des « comités de réception » réservés au président Hollande et à ses ministres. A tous les événements publics auxquels ceux-ci assistaient, des groupes de jeunes les recevaient avec des chants, des huées et des slogans très bien choisis – la gracieuse et fulgurante verve française étant forcément au rendez-vous –, au point que le mandataire et ses ministres, humiliés et apeurés, se virent dans l’obligation d’annuler plusieurs de leurs apparitions publiques.
    Des « sit-in » de protestation de nuit sont également organisés: veilles avec bougies, chants religieux ou patriotiques et récitation du rosaire, ont lieu pendant quelques heures en des sites symboliques comme les jardins du Luxembourg ou le Louvre. Ces actions se poursuivent à ce jour, bien que souvent durement réprimées par les CRS (troupe d’assaut). Cette répression s’est soldée par des centaines de manifestants arrêtés quotidiennement, blessés pour certains d’entre eux (dont des prêtres et des enfants), pour le seul fait de protester pacifiquement. Indigné par ces abus, Tugdual Derville, l’un des principaux porte-paroles des manifestations, osa demander : « Combien de voitures incendiées ? Combien de vitrines brisées ? Aucune ! ». La police elle-même commença à exprimer son malaise : certains agents allèrent même jusqu’à féliciter les étudiants pour leur courage, s’excusant de les arrêter et se plaignant d’être utilisés à des fins politiques. « Nous avons honte de faire ce que nous sommes en train de faire » [4].
    Autre stratégie publicitaire, le « balcon pour tous », appliqué en différentes villes : sur les balcons de bâtiments résidentiels sont accrochées des banderoles semblables à celle que les manifestants portent dans la rue. Voir par exemple [5], une image spectaculaire.
    Il faut citer l’extraordinaire impétuosité d’une population se sentant maltraitée par un pouvoir politique qui, à moins d’un an de mandat accompli, s’est séparé si rapidement et si drastiquement des citoyens, ignorant leurs attentes et leurs requêtes. Un bon « sismographe » pour mesurer cet état de résistance, c’est ce fait que 15000 maires (oui, vous lisez bien, 15000 !!!) ont déclaré leur refus formel de célébrer dans leur juridiction des « mariages » civils entre personnes de même sexe. Même le journal « Le Monde », affidé au gouvernement, conseille, à qui veut savoir où le pays va, de taper sur un moteur de recherche ces deux mots : « Hollande, démission » [6]. Le commentaire le plus répandu est que la gauche a perdu la jeunesse, la rue, le peuple… et la tête.
    Les catholiques à la tête de la « droitisation » de la société
    Bien que cette loi odieuse ait déjà été approuvée, la population ne s’avoue pas vaincue et les protestations redoublent. Encore aujourd ‘hui, alors que les étudiants veillants (participants des veilles de protestation) sont entrés en période d’examens, leurs mères les remplacent. On les appelle les « mères veilleuses », que tous comprennent par un jeu de mots « merveilleuses » [7].
    La participation de familles lors des manifestations indique que la société tout entière se sent impliquée, et que le Français moyen s’est déplacé du centre vers la droite : nous nous trouvons devant « l’émergence d’une génération conservatrice, fière de ses valeurs, ravie de les diffuser avec bruit dans la rue… Des groupes de familles jeunes, en majorité catholiques, affluent, accompagnées de bandes de jeunes gens heureux de manifester » [8]. Ils représentent des catégories non contestataires par le passé, mais qui maintenant « découvrent le parfum particulier de l’insurrection » [9].
    Sur ce front, la présence catholique est déterminante. Et ceci a une portée incalculable. Le site « Boulevard Voltaire » trace le profil des contestataires : « Ces résistants sont … catholiques !… Ils commencent à comprendre l’échec d’un libéralisme devenu fou ; ils veulent créer autre chose, et ne pas christianiser le socialisme. Ce sont des familles, et surtout des jeunes » qui « sont sortis dans la rue pour dire « Ca suffit » aux destructeurs de la société » [10]. Un autre site ajoute ; ce sont des personnes « de haut niveau spirituel et dogmatique, sûres de leur foi et de leur sang où coulent 1500 ans de France, conscients de leurs devoirs que cet héritage comporte » [11]. Un des jeunes « veilleurs » explique pourquoi ils sont là : « nous sommes la lumière et le sel du monde : nous sommes des catholiques français et rien ne pourra nous faire vaciller » [12].
    Le journal de l’épiscopat français, « La Croix » – qui a pris une position ambiguë et concessive par ailleurs – s’inquiète de la polarisation créée : il explique que pour la gauche, « revenir en arrière est impossible, ce serait se renier elle-même » ; et comme les catholiques forment la « majorité hostile au projet », la vigueur de sa résistance fait que l’on parle même de « menace de « guerre civile » ». Commentaire impensable il n’y a pas si longtemps encore [13].
    Un « réveil » contre-révolutionnaire, peut-être irréversible
    Dans de prochains articles, nous donnerons d’autres aspects de ce phénomène d’opinion passionnant, qui tient son fer de lance en France (et que les medias péruviens de désinformation dissimulent comme il le peuvent). Le chroniqueur Ivan Rioufol le définit ainsi :
    « La gauche se frotte les yeux ! Elle a été dépossédée de ce qui lui était le plus cher ! Elle n’a pas vu venir, en effet, la nouvelle indignation populaire. Elle, qui a tant adulé la jeunesse, découvre stupéfaite ces indignés qui lui tournent le dos : des milliers de jeunes défient le pouvoir en place, rejetant son projet de « mariage » et d’adoption par les couples homosexuels. (…)
    « D’autre part, la gauche ne comprend rien » de ce qui se passe : « Elle voit seulement les manifestants comme des « extrémistes », « ultras », « exaltés », « homophobes » (…) Cette diabolisation grossière met de côté l’essentiel : ce qui arrive est le réveil d’une jeunesse… qui suit un chemin opposé à l’héritage de la vieille société qui touche à sa fin : celle des adeptes de mai 1968 et de leur idéologie relativiste et « politiquement correcte » ».
    De cet héritage révolutionnaire, ces jeunes « rejettent tout, à commencer par ce mépris de la famille, de la nation, de la culture. Cela fait plusieurs années que les sondages d’opinions ont identifié ce nouveau profil de la jeunesse, qui s’inscrit dans une réaction à 40 années de désastres idéologiques : elle veut, à partir de maintenant, écrire une nouvelle Histoire » [14]. Le cycle de la Révolution Française s’est achevé, et la « nouvelle histoire » qui commence à s’écrire semble être un événement qui lui est exactement contraire, la naissance d’une Contre-Révolution Française, avec cette capacité de propagation formidable due à l’irradiation culturelle que la France conserve jusqu’à aujourd’hui.
    Si ces résistants agissent avec conviction et persévérance, on peut attendre de ce mouvement ce qu’indique Plinio Corrêa de Oliveira : « Lorsque les hommes acceptent de coopérer avec la grâce de Dieu, les merveilles de l’Histoire s’opèrent : la conversion de l’Empire Romain, la création du Moyen âge, la reconquête de l’Espagne à partir de Covadonga, tous ces événements sont le fruit des grandes résurrections d’âme dont les peuples sont capables. Résurrections invincibles, car il n’est rien qui ne puisse vaincre un peuple vertueux et qui aime vraiment Dieu. » [15].
    —-
    (*)Nous employons le terme « Révolution » dans le sens que donne le Professeur Plinio Corrêa de Oliveira dans son essai Revolution et contre-révolution du processus historique de destruction de l’Occident chrétien, voir
    http://www.pliniocorreadeoliveira.info/RevolucionyContra-Revolucion_2005.pdf
    [1] http://www.lifesitenews.com/news/france-passes-gay-marriage
    [2] http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-cote-de-popularite-de-hollande-poursuit-son-inexorable-chute_1232729.html
    [3] http://www.franceinfo.fr/politique/francois-hollande-au-plus-bas-dans-les-sondages-960481-2013-04-21
    [4] http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article124
    [5] http://www.facebook.com/pages/Balcon-Pour-Tous/573556362675102?ref=stream
    [6] http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/30/le-web-se-dechaine-contre-hollandouille-ier_3150860_823448.html
    [7] http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/248-merveilleuses-meres-veilleuses
    [8] http://www.abc.es/internacional/20130421/abci-manifestacion-anti-matrimonio-gay-francia-201304211856.html
    [9] http://www.mairespourlenfance.fr/les-meres-veilleuses-une-merveille-saluee-par-les-maires-pour-lenfance
    [10] http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/le-peuple-catholique-sest-leve-et-il-a-de-beaux-restes,18934
    [11] http://www.gloria.tv/?media=428401&postings
    [12] http://www.ndf.fr/poing-de-vue/19-04-2013/une-soiree-en-hollandie
    [13] BRUNO FRAPPAT, Sommes-nous devenus fous? (“¿Nos hemos vuelto locos?”), “La Croix” 19-4-2013
    [14] http://video.lefigaro.fr/figaro/video/rioufol-la-jeunesse-veut-ecrire-une-nouvelle-histoire/2310117112001/
    [15] PLINIO CORRÊA DE OLIVEIRA, Revolución y Contra Revolución, Ed. Tradición y Acción por un Perú Mayor, Lima 2005, Parte II, Cap. IX, 3

  8. Première partie (j’y vais progressivement pour être sûr que personne ne fait le même travail en même temps) :
    Jusqu’à récemment, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien avancait avec précautions et cherchait à éviter autant que possible les réactions de la population qui pourraient échapper à leur contrôle et compromettre le succès de cette avancée vers l’utopie égalitariste et anarchique.
    Mais maintenant, il semblerait qu’on ait oublié cette précaution : au fur et à mesure que cette marée conservatrice se consolide de toutes parts, les forces révolutionnaires semblent avoir choisi de piétiner sans égards l’opinion publique, cherchant à s’imposer par le fait accompli.
    C’est ce que l’on voit dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou l’Uruguay, où les gouvernements et les parlements mettent en place des lois et des politiques de plus en plus despotiques, surtout en matière de politique familiale – le point de mire de la révolution culturelle actuelle – mais aussi sur des terrains comme la lutte contre la propriété privée, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ils le font en méprisant l’avis des majorités et de l’état de droit lui-même.

  9. Deuxième partie (il en reste 60%) :
    Le cas le plus frappant de passage en force est celui qui eût lieu fin avril, en France, où fut approuvé un projet de loi du gouvernement socialiste permettant le « mariage » entre personnes du même sexe. Les sondages révèlent qu’une majorité de français s’opposait à cette absurde parodie de mariage. Et les mobilisations impressionnantes qui eurent lieu à Paris à l’encontre du projet de loi les 13 janvier et 24 mai dernier (la dernière, réunissant 1,4 millions de personnes, étant la plus grande manifestation de l’histoire de France), et en de nombreuses autres villes, furent l’image visible de cette tendance.
    Conscient du manque de soutien citoyen, et afin d’éviter que la contestation populaire ne crût au point de devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée Nationale (le Parlement) dominé par la gauche, prirent la décision d’avancer d’un mois le vote parlementaire, prévu pour fin mai. En conséquence, le projet fut voté et approuvé le 23 avril, devant un foule d’opposants estimée à 200 000 personnes.
    Alors que les parlementaires de gauche fêtaient le vote en criant frénétiquement « Egalité ! Egalité ! » en rythmant le tout par des applaudissements, un groupe de jeunes interrompit le Sabbat révolutionnaire en déployant depuis la galerie une banderole blanche où était écrit le mot « Référendum ». Le président de l’assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui, ordonna alors « Sortez-moi ces excités, les ennemis de la démocratie n’ont rien à faire ici ! ». Comme on le voit, la « démocratie » socialiste consiste à faire taire ceux qui cherchent une vraie démocratie.
    Cette claque donnée à la volonté du peuple, par pure et aveugle obstination idéologique, a coûté cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur victoire … vaincus. Le soutien au gouvernement de Hollande s’amenuise de manière « inexorable » : en avril dernier, il est tombé à 25%, l’indice le plus bas jamais atteint par un président de la Vème République, alors que le rejet de sa gestion a grimpé jusqu’à 74%.

  10. Allez, avec ça on en est presque à la moitié… L’autre moitié sera pour plus tard… ou quelqu’un d’autre. L’article est passionnant en tous cas, c’est un plaisir à traduire ! Bonne soirée,
    Augustin
    Un phénomène d’opinion nouveau et historique.
    Ces chiffres ne sont pas le moins du monde le reflet d’une conjoncture politique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion nouveau et extraordinaire, qui touche profondément les esprits et s’étend dans toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, qui présente quatre caractéristiques inédites : 1) cet état a une racine idéologico-religieuse 2) ses acteurs principaux sont jeunes, mariés ou célibataires des deux sexes. 3) sa stratégie est novatrice et efficace 4) il a un caractère irréversible.
    Au cours des semaines précédant le vote du projet de loi, de nombreuses manifestations d’opposition eurent lieu dans des villes de toute la France, les plus importantes étant les manifestations parisiennes précédemment évoquées. La prochaine aura lieu le 26 mai, jour de la fête des mères en France, et elle réunira peut-être encore plus de monde.
    En même temps qu’avaient lieu ces manifestations, les rues de Paris et des principales villes de France connaissaient des manifestations-éclairs, organisées par de petits groupes, qui troublaient la police. La stratégie était la suivante : en des points différents de la ville, de petits groupes d’une vingtaine de jeunes interrompaient le trafic pendant quelques minutes, en reprenant en chœur des refrains malicieux comme celui-ci, visant le président Hollande : « Touche pas au mariage / occupe-toi du chômage ». Lorsque la police arrivait, ils se séparaient rapidement et réapparaissaient ailleurs, utilisant leur smartphone pour se coordonner. Certains de ces groupes étaient des cyclistes, qui convergeaient vers un point prédéterminé – par exemple le pont des Invalides – puis s’asseyaient sur la piste, formaient une barrière avec leur vélos, lançaient leurs slogans et leurs chants et partaient rapidement, souvent applaudis par les automobilistes.

  11. La traduction est longue. Voici le début. Je ne suis pas traductrice mais je pense que l’esprit est respecté.
    La contre révolution française est-elle en train de naître ?
    Jusqu’à il y a peu, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien avançait avec prudence, évitant autant que possible les réactions dans la population qui échapperaient à son contrôle et pourraient compromettre le succès de son avancée vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant cette prudence paraît dépassée : au fur et à mesure qu’une marée conservatrice s’affermit de toutes parts, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour fouler aux pieds sans ménagement l’opinion publique, cherchant à s’imposer par voie de fait.
    C’est ce qu’on peut voir dans des pays comme le Vénézuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou l’Uruguay où les gouvernements et les parlements promeuvent des lois et des politiques anti-chrétiennes toujours plus despotiques, principalement en matière de famille – cible privilégiée de l’actuelle révolution culturelle- mais aussi dans des domaines comme la limitation de la propriété privée, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ils le font au mépris de leurs majorités et de leur propre état de droit.
    Socialistes, les « victorieux »… vaincus
    L’exemple le plus criant de ce retournement a eu lieu fin avril en France, avec l’approbation d’un projet législatif de « mariage » entre personnes de même sexe, promu par le gouvernement socialiste. Les sondages révèlent qu’une majorité de Français rejette cette absurde parodie matrimoniale. Et les impressionnantes mobilisations de protestation qui ont eu lieu les 13 janvier et 14 mars derniers à Paris (cette dernière a regroupé 1, 4 millions de personnes et a été la plus importante manifestation publique de l’histoire de France) et dans bien d’autres villes, ont été la marque visible de cette tendance.
    Conscient de son manque d’appui citoyen, et pour éviter que l’opposition populaire au projet augmente au point de devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée Nationale (Parlement) dominée par la gauche ont opté cyniquement pour faire avancer d’un mois le vote parlementaire, prévu pour fin mai. Ainsi le 23 avril le projet de loi a été voté et approuvé face à la protestation d’une foule estimée à 200 000 personnes.
    Alors que les parlementaires de la gauche fêtaient le vote criant frénétiquement « égalité ! égalité !» avec des applaudissements rythmés, depuis les galeries un groupe de jeunes a interrompu le sabbat révolutionnaire déployant une banderole blanche portant le mot « référendum ». Alors le président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui, a ordonné à hauts cris : « Sortez-moi d’ici ces ennemis de la démocratie (sic), ils n’ont pas le droit d’être ici. » Comme on le voit la « démocratie » socialiste consiste à faire taire ceux qui réclament une véritable démocratie.
    Cet affront au sentiment populaire, par pure et aveugle obstination idéologique, a coûté cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur « victoire »…vaincus. L’approbation du gouvernement Hollande s’effondre de manière « inexorable » : en avril elle est tombée jusqu’à 25%, « l’indice le plus bas jamais atteint par un président durant la Vème République », pendant que le rejet de sa gestion s’est élevé jusqu’à 74%. [2] [3].
    Un phénomène d’opinion nouveau et historique
    Ces chiffres n’indiquent pas seulement une conjoncture politique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion nouveau et extraordinaire, qui prend sa source au plus profond des esprits et s’étend dans toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre modalités inédites : 1)une racine idéologico-religieuse ; 2) ses protagonistes sont jeunes, aussi bien personnes mariées que célibataires des deux sexes ; 3) leur stratégie est innovatrice et efficace ; 4) elle a un caractère irréversible.
    Dans les semaines précédant l’approbation du projet de loi, d’innombrables manifestations d’opposition ont eu lieu dans les villes de la France entière, les plus importantes étant celles déjà citées de Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, jour de la fête des mères en France, et vraisemblablement elle réunira encore davantage de monde.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les principales villes du pays étaient le centre de constantes manifestations-éclair de groupes réduits, qui déconcertaient la police. Leur stratégie : en différents points de la ville, des groupes d’une vingtaine de jeunes interrompaient la circulation quelques minutes, criant en chœur allégrement des slogans comme celui-ci, adressé au président Hollande : « Touche pas au mariage/occupe-toi du chômage » . À l’arrivée de la police ils se dispersaient promptement et réapparaissent immédiatement en un autre endroit, fixé sur-le-champ au moyen des smart phones. Certains de ces groupes étaient constitués de cyclistes, qui convergeaient en un lieu convenu, par exemple le pont des Invalides. Ils s’asseyaient sur la piste en formant une barrière avec leurs bicyclettes, lançaient slogans et chants, et partaient ensuite, parfois applaudis par les automobilistes.
    Avec la police débordée par ce « jeu de cache-cache » de différents groupes agissant au même moment dans Paris, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a ordonné de les disperser avec du gaz lacrymogène à profusion. Représailles inutiles : rapidement son ordre a été ridiculisé et on s’est mis à l’appeler « Manuel Gaz ».
    En matière de stratégies novatrices, il convient de souligner les « comités de réception » bien organisés du Président Hollande et de ses ministres. A tous les événements publics auxquels ils assistaient, ils étaient reçus par des groupes de jeunes avec chants, huées et slogans très bien choisis, – l’humour et la vivacité de l’esprit français ne pouvait être absent-, au point que le président et ses ministres, humiliés et terrorisés, se sont vus obligés d’annuler diverses apparitions publiques.
    Il y a eu aussi des « sit-in » de protestations nocturnes : des veillées avec des bougies, des chants religieux ou patriotiques et une récitation du Rosaire (ndt il y en a eu effectivement même si ce n’était pas forcément général et ostentatoire), réalisé durant des heures dans des lieux symboliques comme les jardins du Luxembourg ou du Louvre. De telles actions continuent jusqu’à aujourd’hui, bien qu’en de nombreux cas, elles sont durement réprimées par la CRS (troupes d’assaut – ndt c’est l’explication donnée par l’auteur ! Pas forcément fausse par rapport à ce qui a pu être vu !). Le solde de cette répression a été des centaines de manifestants arrêtés journellement, plusieurs parmi eux blessés (même des prêtres et des enfants), seulement pour avoir protesté pacifiquement. Indigné par cet abus, Tugdual Derville, un des principaux porte-paroles des protestations, a déclaré comme un défi : « Combien d’autos brûlées ? Combien de vitres brisées ? Aucune ! ». La police elle-même a commencé à exprimer son malaise : quelques uns mêmes ont eu le courage de féliciter les étudiants pour leur vaillance, ils regrettaient de les arrêter, et se plaignaient d’être utilisés politiquement : « Nous avons honte de faire ce que nous sommes en train de faire » [4]
    Une autre stratégie publicitaire est celle dite du « balcon pour tous », appliqué dans plusieurs villes : sur les balcons des résidences pendent une multitude de banderoles et de drapeaux semblables à ceux que les manifestants portent dans les rues. Voir par exemple [5], formant un spectacle qui attire le regard.
    Il serait trop long de faire référence à l’extraordinaire élan d’une population qui se sent maltraitée par un pouvoir politique qui, alors qu’il n’est assumé que depuis moins d’un an, a divorcé si rapidement et drastiquement des citoyens, ignorant ses attentes et ses réclamations. Un bon « sismographe » pour mesurer cet état de résistance est que 15 000 maires (oui, oui, comme vous lisez : 15 000 !) ont déjà déclaré leur refus formel de célébrer dans leurs juridictions des « mariages » civils entre personnes du même sexe. Le journal « Le Monde » lui-même, lié au gouvernement, commente que celui qui veut savoir où va le pays n’a que deux mots à inscrire dans un moteur de recherche : « Hollande, démission » [6]. Le commentaire le plus diffusé est : la gauche a perdu la jeunesse, elle a perdu la rue, elle a perdu le peuple…et elle a perdu la boussole.

  12. La Contre-Révolution française est-elle née ?
    Alejandro Ezcurra Naón
    Jeudi 9 mai 2013
    Jusqu’à récemment, la Révolution (*) qui dévaste l’Occident chrétien avançait avec une extrême prudence, en évitant les réactions possibles de la population qui échappent à son contrôle, et pourraient compromettre la réussite de leur marche vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant, cette prudence semble s’essouffler : alors qu’une marée conservatrice s’installe partout, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour le passage en force, faisant fi de l’opinion publique, cherchant à s’imposer par la voie des faits. [ndt : je ne pense pas que “la voie des faits consommés” soit une bonne traduction mais plus on se rapporche de l’original moins on trahit l’idée]
    C’est ce que nous voyons dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou en Uruguay, où les gouvernements et les parlements mettent en œuvre des lois et des politiques anti-chrétiennes de plus en plus despotiques, en particulier dans la famille – cible principale de l’actuelle révolution culturelle- mais aussi dans des domaines tels que la suppression de la propriété privée, les «pourparlers de paix» avec les FARC en Colombie, et ainsi de suite. Et ils le font en passant par dessus les sentiments de la majorité et l’État de droit lui-même.
    Socialistes, les «victorieux» … vaincus
    Le cas le plus frappant de cette violence a eu lieu fin de Avril en France, lors de l’approbation d’un projet de loi de «mariage» entre personnes de même sexe, déclenchée par le gouvernement socialiste. Les enquêtes révélaient que la majorité des Français rejette cette parodie absurde de mariage. Et les impressionnantes démonstrations de protestation à Paris le 13 Janvier et le 24 Mars dernier (cette dernière totalisait 1,4 million de personnes et a été la plus grande manifestation publique de l’histoire de France) et dans de nombreuses autres villes ont fait l’ image visible de cette tendance.
    Les massives manifestations le 23 mars: la plus grande manifestation dans l’histoire de France.
    Conscient de son manque de soutien public, et afin d’empêcher que le rejet populaire du projet grandisse pour devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée nationale (Parlement) dominés par une gauche cynique a choisi d’avancer d’un mois le vote parlementaire prévu pour la fin mai. Ainsi, le 23 Avril le projet de loi a été voté et approuvé, après un tollé de la part d’une foule estimée à 200.000 personnes.
    Alors que les députés de gauche célébraient le vote en criant frénétiquement “Égalité ! Egalité !” avec des applaudissements rythmés, depuis les galeries un groupe de jeunes a interrompu le sabbat révolutionnaire arborant un drapeau blanc avec le mot « référendum ». Ensuite, le Président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, loi de son calme a ordonné à haute voix: «Sortez d’ici les ennemis de la démocratie (sic), ils n’ont pas le droit d’être ici!” [1]. Comme on le voit, la «démocratie» socialiste consiste à faire taire ceux qui réclament la démocratie réelle.
    Cette gifle au sentiment populaire, par pur et aveugle entêtement idéologique, lui a coûté cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur «victoire» … vaincus. L’approbation du gouvernement Hollande plonge de façon «inexorable»: en Avril elle est tombé à 25%, «le taux le plus bas jamais enregistré pour un président de la Ve République”, alors que le le rejet de sa gestion a grimpé à 74% [2 ] [3].
    Un phénomène nouveau et historique de l’opinion
    Ces chiffres n’indiquent pas seulement une situation politique. Ils correspondent à un nouveau phénomène remarquable de l’opinion, qui réside dans le fond des esprits et s’étend sur toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre notes inédites: 1) une racine idéologico-religieuse ; 2) les acteurs sont des jeunes, des deux sexes, célibataires ou mariés ; 3) leur stratégie est innovatrice, et efficace ; 4) elle a un caractère irréversible.
    Dans les semaines qui ont précédé l’approbation du projet, des manifestations multiples de rejet ont eu lieu dans des villes à toute travers la France, la plus importante étant celles mentionnées dans Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, la Fête des Mères en France, et il y aura peut-être même encore plus de monde.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les grandes villes ont été le théâtre démonstrations éclairs par de petits groupes constants qui déconcertaient la police. La stratégie consistaient à ce que, dans différents points de la ville, des groupes de vingt jeunes ont interrompu le trafic pendant plusieurs minutes, en chantant gaiement des textes pétillants comme celui adressé au président Hollande: “Touche pas au mariage, / occupes toi du Chômage [en français dans le texte]” . A l’arrivée de la police ils se dispersaient rapidement et réapparaisseint immédiatement à un autre point, stratégie à l’organissation par portable/internet. Certains de ces groupes étaient des cyclistes, qui convergeaient vers un endroit prédéterminé, par exemple le pont des Invalides, assis sur la piste formant une barrière avec leurs vélos, lançant leurs proclamations et des chants et qui repartaient rapidement, parfois applaudis par automobilistes.
    Avec la police dépassée par ce «jeu de cache cache» de plusieurs groupes agissant simultanément à Paris, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ordonna de les disperser avec des gaz lacrymogènes. Représailles inutile : rapidement son ordre a été ridiculisé, et a fait qu’on le nomme “Manuel Gaz”.

  13. suite :
    Des “sit-in” nocturnes de prostation s’organisent aussi : des veillées aux chandelles, avec des chants religieux ou patriotiques et la récitation du chapelet, faites pour quelques heures dans des lieux symboliques comme le jardin du Luxembourg ou du Louvre. De telles actions continuent à ce jour, bien que dans de nombreux cas elles sont durement réprimées par les CRS (troupes d’assaut). Le bilan de cette répression a été l’arrestation quotidiennes de centaines de manifestants, beaucoup d’entre eux blessés (y compris les prêtres et les enfants), uniquement pour avoir protesté pacifiquement. Outré par de tels abus, Tugdual Derville, l’une des principales voix de protestations, a déclaré : «Combien de voitures brûlées? Combien de verre brisé? Aucun “. Même la police a commencé à exprimer leur colère: certains effectis ont même osé féliciter les étudiants pour leur courage, ils déplorent les arrestations, se plaignant d’être utilisé politiquement: “Nous nous sentons gênés de faire ce que nous faisons» [4].

  14. le texte a été traduit en français, il y a quelques jours, sur benoitetmoi

  15. Ces numéros n’indiquent pas une conjoncture économique
    Lire ces nombres: par rapport aux % donnés plus haut d’approbation ou refus de la politique de Hollande et du président en particulier.

  16. Bonjour,voici la traduction complète de l’article :
    Jusqu’à récemment, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien a procédé avec une extrême prudence, en évitant les réactions possibles que la population échappant à leur contrôle, et pourrait compromettre la réussite de leur mars vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant, que la prudence semble s’essouffler: comme une marée conservateur s’installe partout, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour la course fi de l’opinion publique, en cherchant à imposer par la voie des faits.
    C’est ce que nous voyons dans des pays comme le Venezuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou en Uruguay, où les gouvernements et les parlements des lois et des politiques mises en œuvre non chrétiennes de plus en plus despotique, en particulier dans la famille de révolution courant culturel blanche centrale les questions, mais aussi dans des domaines tels que la suppression de la propriété privée, les «pourparlers de paix» avec les FARC en Colombie, et ainsi de suite. Et ils ne contournant les sentiments de la majorité et de l’État de droit lui-même.
    Socialistes, le «victorieux» … up
    Le cas le plus frappant de cette violence a eu lieu à la fin de Avril en France, avec l’approbation d’un projet de loi de «mariage» entre personnes de même sexe, entraînée par le gouvernement socialiste. L’enquête a révélé que la majorité des Français rejette ce mariage de parodie absurde. Et les impressionnantes démonstrations de protestation qui s’est tenue à Paris le 13 Janvier et le 24 Mars dernier (cette dernière a ajouté 1,4 million de personnes et a été la plus grande manifestation publique de l’histoire de France) et de nombreuses autres villes ont fait l’ image visible de cette tendance.
    Conscient de son manque de soutien public, et d’empêcher le rejet populaire du projet a grandi pour devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée nationale (Parlement) dominé par la gauche cyniquement choisi d’avancer d’un mois le vote parlementaire prévue pour la fin mai. Ainsi, le 23 Avril le projet de loi a été voté et approuvé, après un tollé de la part d’une foule estimée à 200.000 personnes.
    Alors que les députés de gauche frénétiquement en criant célébré l’égalité de vote “! Égalité “avec applaudissements rythmés par les galeries un groupe de jeunes a interrompu le sabbat révolutionnaire arborant un drapeau blanc avec le mot« référendum ». Ensuite, le Président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, à côté de lui-même ordonné à haute voix: «Sortez d’ici les ennemis de la démocratie, ils n’ont pas le droit d’être ici!”. Comme on le voit, la «démocratie» est socialiste taire ceux qui réclament la démocratie réelle.
    Cette gifle au sentiment populaire, par entêtement idéologique aveugle pur lui a coûté cher à la gauche. Les socialistes quittent leur «victoire» … vaincus. L’approbation du gouvernement Hollande plonge dans un «inexorable»: en Avril est tombé à 25%, «le taux le plus bas jamais enregistré pour un président de la Ve République”, tout en rejetant sa gestion a grimpé à 74% .
    Un phénomène nouveau et historique de l’opinion
    Ces chiffres indiquent non seulement une situation politique. Ils correspondent à un nouveau phénomène remarquable de l’opinion, qui joue dans le fond des esprits et s’étend sur toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre notes inédites: 1) un idelológico racine religieuse 2) les protagonistes sont des jeunes, hommes et femmes, 3, mariés ou non) leur stratégie est innovatrice, efficace, et est irréversible.
    Dans les semaines qui ont précédé l’approbation du projet, des manifestations massives de rejet ont eu lieu dans des villes à travers la France, la plus importante étant celles mentionnées dans Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, la Fête des Mères en France, et peut-être même plus de gens se rassemblent.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les grandes villes ont été le théâtre de centre-foudre démonstrations petits groupes constants qui a déconcerté la police. La stratégie était que, à différents points de la ville, des blocs de vingt jeunes ont interrompu le trafic pendant plusieurs minutes, en chantant gaiement ces pétillant comme une adressée au président Hollande: “Touche pas au mariage, / occupes toi du Chômage” (“Ne touchez pas le mariage, prendre soin de chômage»). Lorsque la police est arrivée rapidement et dispersé immédiatement réapparu à un autre point, combiné à la volée par cellule internet. Certains de ces groupes étaient les cyclistes, qui ont convergé à un endroit prédéterminé, par exemple le pont des Invalides, assis sur la piste formant une barrière avec leurs vélos, jetant ses proclamations et des chants et partit rapidement, parfois applaudi par automobilistes.
    Avec la police dépassés par ce «jeu caché» de plusieurs groupes de travail simultanément à Paris, ministre de l’Intérieur Manuel Valls disperser avec des gaz lacrymogènes commandé à la pièce. Représailles rush inutile votre commande a été ridiculisé, et courut à appeler “Manuel de gaz”.
    En termes de nouvelles stratégies, comprendre les «comités d’accueil» bien organisés président Hollande et ses ministres. Dans toutes ces manifestations publiques ont assisté, ont été reçus par des groupes de jeunes avec des chants, slogans huées et bien choisis, l’étincelle française drôle et brillant ne pouvait pas être absent, au point que le président et ses ministres, humilié et effrayé , ont été contraints d’annuler plusieurs apparitions publiques.
    Également réalisé “sit-in” nuit de protestation: des veillées aux chandelles, des chansons et la récitation du chapelet religieux ou patriotique, faite pour quelques heures dans des lieux symboliques comme le jardin du Luxembourg et du Louvre. De telles actions continuent à ce jour, bien que dans de nombreux cas sont durement réprimées par les CRS (troupes d’assaut). Le bilan de cette répression a été arrêté des centaines de manifestants quotidiennes, beaucoup d’entre eux blessés (y compris les prêtres et les enfants), uniquement pour avoir protesté pacifiquement. Outré par de tels abus, Tugdual Derville, l’une des principales voix de protestations, a contesté: «Combien de voitures brûlées? Combien de verre brisé? None “. Même la police a commencé à exprimer leur colère: une certaine efficacité même osé féliciter les élèves pour leur courage, a déploré l’arrestation, se plaignant d’être utilisé politiquement: “Nous nous sentons gênés de demander ce que nous faisons».
    Une autre stratégie de marketing est appelé «balcon pour tous», adoptée dans plusieurs villes: dans les balcons des maisons accrocher une multitude de bandes et des drapeaux égales aux manifestants transporté dans les rues Voir par exemple, formant une superbe écran.
    Il serait longue à raconter l’extraordinaire élan d’une population qui se sent frappée par le pouvoir politique, moins d’un an après la prise, divorcé aussi rapidement et de façon spectaculaire la part des citoyens, ignorant leurs attentes et exigences. Un bon «sismographe» pour mesurer l’état de la résistance est le fait que 15 000 maires (oui, comme nous le lisons – 15 000) ont déjà déclaré leur refus formel de tenir dans leurs juridictions «mariages» conclu un partenariat civil du même sexe. Le même journal “Le Monde”, proche du gouvernement, a déclaré que toute personne qui veut savoir où le pays est assez pour le mettre dans un moteur de recherche Internet deux mots: “Hollande démission». Le commentaire le plus répandu est laissé jeunesse perdue, perdue dans la rue, a perdu le peuple … et a perdu la boussole.
    Catholiques, à la tête de la «droite» de la société
    Bien que la loi infâme a été approuvé, les gens n’abandonneront pas et redoublé protestations. Même maintenant, quand les étudiants veillants (participants aux veillées de protestation) ont conclu la période d’essai, leur propre mère représentés à la manifestation. Ils sont appelés “Mères Veilleuses” (mères Veille), jeu de mots que le public devient “merveilleuses” (merveilleux).
    La participation des familles à des manifestations indique que la société dans son ensemble se sent impliqué en eux, et que le Français moyen est passé du centre vers la droite: nous sommes à «l’émergence d’une génération conservatrice fiers de leurs valeurs, ce qui est Hanté leur diffusion à haute voix dans la rue … Groupes abondent les jeunes familles, pour la plupart catholiques, accompagnés par des bandes de jeunes protestation heureux ». Ce sont les secteurs les manifestants jamais avant, mais maintenant «découvrir le parfum particulier de l’insurrection».
    Sur ce front, la présence catholique est cruciale. Et cela a une étendue incalculable. Le site “Boulevard Voltaire” retrace les grandes lignes des manifestants: «Ce sont durs … Catholiques! … Ils commencent à comprendre l’échec du libéralisme devenu fou, ils cherchent à créer quelque chose d’autre, et christianiser pas le socialisme. Ce sont des familles, et notamment des jeunes »qui« ont pris les rues pour dire «assez» pour les destroyers de la société ». Un autre site très complet: sont des gens “de la haute spirituel et dogmatique, en sécurité dans leur foi et leur sang qui courent 1500 années en France, et conscient des devoirs qui contient ce patrimoine». L’un des jeunes «éveillés», explique pourquoi ils sont là: «nous sommes le sel et la lumière du monde: nous sommes catholiques français et rien ne peut nous secouer».
    Le magazine de l’épiscopat français, “La Croix” qui a pris une position ambiguë dans l’affaire et concessive alarme-polarisation est créé: explique que pour la gauche, “est de retour impossible, serait se priver» et que Les catholiques constituent la «majorité hostile au projet”, la force de leur résistance fait vous parlez même «menace d’une« guerre civile ».” Commenter impensable jusqu’à il n’ya pas longtemps.
    Un «réveiller» contre, peut-être irréversible
    En plus tard articles montrent d’autres aspects de ce phénomène fascinant de l’opinion, qui a son fer de lance en France (et la désinformation des médias péruviens, car ils peuvent cacher). Donc, ce qui définit le célèbre journaliste Ivan Rioufol:
    «L’œil gauche est frotté. Elle a été dépouillée de ce qui était le plus cher!. Elle n’a pas vu venir, en fait, le nouvel outrage. Elle a deux jeunes flatté, découvrez, stupéfait, ces indignés qui redonnent: des milliers de jeunes défient le pouvoir en place, en rejetant son projet de «mariage» et l’adoption pour les homosexuels. (…)
    “D’un autre côté, la gauche ne comprend pas” ce qui se passe: «Elle regarde juste les manifestants à« extrémiste »,« ultra »,« exalté »,« homophobe »(…) Cette diabolisation néglige grossier essentiel: ce qui est à venir est l’éveil d’un jeune … suivant une direction opposée à l’héritage de l’ancienne société qui arrive à son terme: celle des partisans de mai 1968, et de son idéologie relativiste du «politiquement correct».
    De cet héritage révolutionnaire, ces jeunes «tout rejet, à commencer par son mépris pour la famille, la nation, la culture. Il ya plusieurs années, les sondages d’opinion ont identifié ce nouveau profil de la jeunesse, qui fait partie d’une réaction à 40 ans de catastrophe idéologique: elle veut, à partir de maintenant, écrire une nouvelle histoire “.
    Le cycle de la Révolution française a été épuisé, et la «nouvelle histoire» qui commence à écrire un événement semble être l’exact opposé, la naissance d’une contre-révolution française, avec un énorme potentiel de propagation à cause de l’influence culturelle que la France a conservé jusqu’à aujourd’hui.
    Si ceux acte résistant avec conviction et persévérance, on peut s’attendre à ce que ce mouvement pointant Plinio Corrêa de Oliveira: «Quand les hommes ont décidé de coopérer avec la grâce de Dieu, sont des merveilles de l’histoire afin exploités: la conversion de l’Empire Romano, est la formation du Moyen Age, est la reconquête de l’Espagne de Covadonga, sont tous les événements qui se produisent à la suite des grandes résurrections de l’âme que les gens sont aussi sensibles. Résurrections invincibles, car il n’ya rien à battre un peuple vertueux qui aiment vraiment Dieu ».

  17. Traduction de la première partie de l’article (la suite à venir) :
    Un événement fascinant, au retentissement mondial.
    La Contre-révolution française est-elle en train de naître ?
    Il y a peu de temps encore, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien avançait avec force prudence, évitant autant que possible dans la population les réactions qui pussent échapper à son contrôle et compromettre le succès de sa marche vers une utopie égalitaire et anarchique.
    Mais dorénavant, cette prudence paraît être restée en retrait : à mesure qu’une vague conservatrice se lève de toutes parts, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour un renversement sans égards de l’opinion publique, cherchant à s’imposer par la voie des faits accomplis.
    C’est ce que nous voyons dans des pays comme le Vénézuela, le Brésil, la Colombie ou l’Uruguay, dans lesquels gouvernements et parlements produisent des lois et des politiques antichrétiennes chaque fois plus despotiques, surtout en matière de famille – principale cible de l’actuelle révolution culturelle –, mais aussi en des domaines tels que l’atteinte à la propriété privé, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ils le font en passant au-dessus du sentiment des peuples et de leur propre état de droit.
    Socialistes, les « vainqueurs »… vaincus
    Le cas le plus marquant de cette bousculade eut lieu à la fin du mois d’avril en France, lors de l’acceptation d’un projet de loi portant sur le « mariage » entre personnes de même sexe, présenté par le gouvernement socialiste. Les enquêtes révèlent qu’une majorité de Français refuse cette absurde parodie matrimoniale. Et les impressionnantes mobilisations de protestation réalisées à Paris le 13 janvier et le 24 mars derniers (cette dernière rassembla 1, 4 million de personnes, et fut la plus grande manifestation publique de l’histoire de France) et dans de nombreuses autres villes, furent la face visible de cette tendance.
    Conscients de leur manque d’appui dans l’opinion, et pour éviter que le refus populaire au projet croisse jusqu’à devenir ingérable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée Nationale (Parlement) dominée par la gauche choisirent cyniquement d’avancer d’un mois le vote parlementaire, originellement prévu pour la fin du mois de mai. Ainsi, le 23 avril, le projet fut voté et approuvé, face à la protestation d’une foule estimé à deux cent mille personnes.
    Pendant que les parlementaires de la gauche fêtaient le vote en criant frénétiquement « égalité ! égalité ! » avec des applaudissements rythmés, depuis les gradins, un groupe de jeunes interrompis le sabbat révolutionnaire en déroulant une banderole blanche avec le mot « Référendeum ». Alors le Président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui, ordonna à grands cris : « Sortez d’ici ces ennemis de la démocratie [sic], ils n’ont pas le droit d’être ici ! » Comme on le voit, la « démocratie » socialiste consiste à faire taire ceux qui demandent une vraie démocratie.
    Cette gifle infligée au sentiment populaire, par pure et aveugle obstination idéologique, coûta cher à la gauche. Les socialistes gagnent leur « victoire » … en vaincus. Le soutien au gouvernement de Hollande chute de manière « inexorable », en avril il est tombé de 25 %, « le taux le plus bas jamais atteint par un président sous la Ve République », alors que la déception quant à sa gestion augmenta jusqu’à 74 %.
    Un phénomène d’opinion nouveau et historique
    Ces chiffres n’indiquent pas une simple conjoncture politique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion, nouveau et extraordinaire, qui touche profondément les esprits et se répand partout en France. C’est un état de résistance active face à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre points inédits : 1) Une origine idéologico–religieuse. 2) Ses acteurs sont jeunes, aussi bien en couple que célibataires, des deux sexes. 3) Sa stratégie est innovatrice et efficace. 4) Il a un caractère irréversible.
    Au cours des semaines précédant l’acceptation du projet, de multiples manifestations de contestation se tinrent dans toutes les villes de France, étant les plus importantes celles déjà mentionnées à Paris. La prochaine sera le 26 mai, jour de la Fête des Mères en France, et elle rassemblera probablement encore plus de monde.
    En marge de ces démonstrations, les rues de Paris et des principales villes du territoire étaient la scène de constantes manifestations-éclairs, conduites par des groupes réduits, qui déconcertaient la police. La stratégie consistait en ce que, à différents endroits de la ville, des groupes d’une vingtaine de jeunes interrompissent la circulation pendant quelques minutes, entonnant allègrement des slogans incisifs comme celui-ci dirigé vers le président Hollande : « Touche pas au mariage, / occupe-toi du chômage ». À l’arrivée de la police, ces jeunes se dispersaient rapidement et réapparaissaient immédiatement ailleurs, informés de la marche à suivre par téléphone portable et internet. Certains de ces groupes étaient composés de cyclistes, qui convergeaient vers un lieu prédéterminé – le pont des Invalides, par exemple –, s’asseyaient par terre en formant une barrière avec leurs bicyclettes, lançaient leurs slogans et chants, et repartaient ensuite, quelquefois applaudis par les automobilistes.
    Avec une police débordée par ce « jeu de cache-cache » mené par plusieurs groupes agissant simultanément à Paris, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ordonna de les disperser d’arrache-pied avec du gaz lacrymogène. Répression inutile : rapidement, son ordre fut ridiculisé, et il fut depuis surnommé « Manuel Gaz ».

  18. Voici la traduction dans son intégralité. Je ne suis pas traductrice mais je pense que l’esprit est respecté.
    La contre révolution française est-elle en train de naître ?
    Jusqu’à il y a peu, la Révolution qui dévaste l’Occident chrétien procédait avec une extrême prudence, évitant autant que possible les réactions dans la population qui échapperaient à son contrôle et pourraient compromettre le succès de son avancée vers l’utopie égalitaire et anarchique.
    Mais maintenant cette prudence paraît dépassée : au fur et à mesure qu’une marée conservatrice s’affermit de toutes parts, les forces révolutionnaires semblent avoir opté pour fouler aux pieds sans ménagement l’opinion publique, cherchant à s’imposer par voie de fait.
    C’est ce qu’on peut voir dans des pays comme le Vénézuela, l’Argentine, le Brésil, la Colombie ou l’Uruguay où les gouvernements et les parlements promeuvent des lois et des politiques anti-chrétiennes toujours plus despotiques, principalement en matière de famille – cible privilégiée de l’actuelle révolution culturelle- mais aussi dans des domaines comme la limitation de la propriété privée, les « négociations de paix » avec les FARC en Colombie, etc. Et ils le font au mépris de leurs majorités et de leur propre état de droit.
    Socialistes, les « victorieux »… vaincus
    L’exemple le plus criant de ce retournement a eu lieu fin avril en France, avec l’approbation d’un projet législatif de « mariage » entre personnes de même sexe, promu par le gouvernement socialiste. Les sondages révèlent qu’une majorité de Français rejette cette absurde parodie matrimoniale. Et les impressionnantes mobilisations de protestation qui ont eu lieu les 13 janvier et 14 mars derniers à Paris (cette dernière a regroupé 1, 4 millions de personnes et a été la plus importante manifestation publique de l’histoire de France) et dans bien d’autres villes, ont été le signe visible de cette tendance.
    Conscient de son manque d’appui citoyen, et pour éviter que l’opposition populaire au projet augmente au point de devenir incontrôlable, le gouvernement socialiste et l’Assemblée Nationale (Parlement) dominée par la gauche ont opté cyniquement pour faire avancer d’un mois le vote parlementaire, prévu pour fin mai. Ainsi le 23 avril le projet de loi a été voté et approuvé face à la protestation d’une foule estimée à 200 000 personnes.
    Alors que les parlementaires de la gauche fêtaient le vote, criant frénétiquement « égalité ! égalité !» avec des applaudissements rythmés, depuis les galeries un groupe de jeunes a interrompu le sabbat révolutionnaire déployant une banderole blanche portant le mot « référendum ». Alors le président de l’Assemblée, le socialiste Claude Bartolone, hors de lui, a ordonné à hauts cris : « Sortez-moi d’ici ces ennemis de la démocratie (sic), ils n’ont pas le droit d’être ici. » Comme on le voit la « démocratie » socialiste consiste à faire taire ceux qui réclament une véritable démocratie.
    Cette claque à la conscience populaire, par pure et aveugle obstination idéologique, a coûté cher à la gauche. Les socialistes sortent de leur « victoire »…vaincus. Le nombre d’opinions favorables au gouvernement Hollande s’effondre de manière « inexorable » : en avril elle est tombée jusqu’à 25%, « l’indice le plus bas jamais atteint par un président durant la Vème République », pendant que le rejet de sa gestion s’est élevé jusqu’à 74%. [2] [3].
    Un phénomène d’opinion nouveau et historique
    Ces chiffres ne sont pas seulement des indicateurs d’une conjoncture politique. Ils correspondent à un phénomène d’opinion nouveau et extraordinaire, qui résonne au plus profond des esprits et s’étend dans toute la France. C’est un état de résistance active à l’offensive révolutionnaire, présentant quatre modalités inédites : 1) une racine idéologico-religieuse ; 2) ses protagonistes sont jeunes, aussi bien personnes mariées que célibataires des deux sexes ; 3) leur stratégie est innovatrice et efficace ; 4) elle a un caractère irréversible.
    Dans les semaines précédant l’approbation du projet de loi, d’innombrables manifestations d’opposition ont eu lieu dans des villes de toute la France, les plus importantes étant celles déjà citées de Paris. La prochaine aura lieu le 26 mai, jour de la fête des mères en France, et vraisemblablement elle réunira encore davantage de monde.
    Parallèlement à ces manifestations, les rues de Paris et les principales villes du pays étaient le centre de constantes manifestations-éclair de groupes réduits, qui déconcertaient la police. Leur stratégie : en différents points de la ville, des groupes d’une vingtaine de jeunes interrompaient la circulation quelques minutes, criant en chœur allégrement des slogans comme celui-ci, adressé au président Hollande : « Touche pas au mariage/occupe-toi du chômage » . À l’arrivée de la police ils se dispersaient promptement et réapparaissent immédiatement en un autre endroit, fixé sur-le-champ au moyen des smart phones. Certains de ces groupes étaient constitués de cyclistes qui convergeaient en un lieu convenu, comme le pont des Invalides. Ils s’asseyaient sur la chaussée en formant une barrière avec leurs bicyclettes, lançaient slogans et chants, et partaient ensuite, parfois applaudis par les automobilistes.
    Avec la police débordée par ce « jeu de cache-cache » de différents groupes agissant au même moment dans Paris, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a ordonné de les disperser avec du gaz lacrymogène à profusion. Représailles inutiles : rapidement son ordre a été ridiculisé et on s’est mis à l’appeler « Manuel Gaz ».
    En matière de stratégies novatrices, il convient de souligner les « comités de réception » bien organisés du Président Hollande et de ses ministres. À tous les événements publics auxquels ils assistaient, ils étaient reçus par des groupes de jeunes avec chants, huées et slogans très bien choisis, – l’humour et la vivacité de l’esprit français ne pouvait être absents-, au point que le président et ses ministres, humiliés et terrorisés, se sont vus obligés d’annuler diverses apparitions publiques.
    On a aussi organisé des « sit-in » de protestations nocturnes : veillées avec des bougies, chants religieux ou patriotiques et une récitation du chapelet, qui ont eu lieu durant des heures dans des lieux symboliques comme les jardins du Luxembourg ou du Louvre. De telles actions se poursuivent encore aujourd’hui, bien qu’elles soient, dans de nombreux cas, durement réprimées par les CRS (troupe d’assaut). Résultat de cette répression : des centaines de manifestants arrêtés journellement, plusieurs d’entre eux blessés (y compris des prêtres et des enfants), seulement pour avoir protesté pacifiquement. Indigné par cet abus, Tugdual Derville, un des principaux porte-paroles de l’opposition (au projet de loi), a déclaré avec défit : « Combien d’autos brûlées ? Combien de vitres brisées ? Aucune ! ». La police elle-même a commencé à exprimer son malaise : quelques-uns de ses membres sont même allés jusqu’à féliciter les étudiants pour leur courage. Ils regrettaient de les arrêter, et se plaignaient d’être utilisés politiquement : « Nous avons honte de faire ce que nous faisons » [4]
    Une autre stratégie publicitaire est celle dite le « balcon pour tous », mise en œuvre dans plusieurs villes : sur les balcons des résidences pendent une multitude de banderoles et de drapeaux semblables à ceux que les manifestants portent dans les rues, formant un spectacle qui attire le regard. Voir par exemple [5],.
    Il serait trop long rapporter l’extraordinaire élan d’une population qui se sent maltraitée par un pouvoir politique qui, alors qu’il n’ assume la charge (du pays) que depuis moins d’un an, a divorcé si rapidement et drastiquement des citoyens, ignorant leurs attentes et leurs revendications. Un bon « sismographe » pour mesurer cet état de résistance sont les 15 000 maires (oui, oui, vous lisez bien : 15 000 !) qui ont déjà déclaré leur refus formel de célébrer dans leurs juridictions des « mariages » civils entre personnes de même sexe. Le journal « Le Monde » lui-même, lié au gouvernement, commente que celui qui veut savoir où va le pays n’a que deux mots à saisir dans un moteur de recherche : « Hollande, démission » [6]. Le commentaire le plus diffusé est : la gauche a perdu la jeunesse, elle a perdu la rue, elle a perdu le peuple…et elle a perdu la boule.
    Les catholiques, en tête de la « droitisation » de la société
    Même si cette loi abominable a déjà été votée, la population ne se donne pas pour vaincue et les protestations redoublent. Même maintenant, alors que les étudiants veilleurs (participants des veillées de protestation), sont entrés en période d’examens, leurs propres mères les remplacent dans la protestation. On les appelle les « mères veilleuses » (mères qui veillent), terme que, par un jeu de mot, les gens transforment en « merveilleuses » (formidables)[7]
    La participation des familles dans les manifestations d’opposition indique que la société comme un tout se sent partie prenante dans celles-ci, et que le Français moyen s’est déplacé du centre vers la droite : nous sommes devant « l’émergence d’une génération conservatrice fière de ses valeurs, qui est enchantée de les diffuser bruyamment dans la rue… Les groupes de familles jeunes, catholiques dans leur majorité, accompagnées de bandes de jeunes enchantés de protester, abondent » [8]. Ce sont des secteurs qui jamais auparavant n’ont été contestataires mais qui maintenant « découvrent le parfum singulier de l’insurrection » [9]
    Sur ce front, la présence catholique est déterminante. Et cela a une portée considérable. Le site « Boulevard Voltaire » trace le profil des contestataires : « Ces résistants sont… catholiques ! … Ils commencent à comprendre l’échec d’un libéralisme devenu fou ; ils cherchent à créer autre chose, et non pas à christianiser le socialisme. Il s’agit de familles, et surtout de jeunes » qui « sont sortis dans la rue pour dire « ça suffit » aux destructeurs de la société [10]. Un autre site complète : ce sont des gens « d’un haut niveau spirituel et dogmatique, sûrs de leur foi et de leur sang grâce auxquels se sont écoulés 1500 ans de France et conscients des devoirs de cet héritage » [11]. Un des jeunes veilleurs explique pourquoi ils sont là : « Nous sommes la lumière et le sel du monde : nous sommes des catholiques français et rien ne pourra nous faire vaciller » [12].
    La revue de l’Épiscopat français, « La Croix » -qui a pris une position ambiguë et concessive sur ce cas précis- s’alarme de la polarisation créée : elle explique que pour la gauche « reculer est impossible, ce serait se renier soi-même » ; et comme les catholiques constituent la « majorité hostile au projet », la vigueur de leur résistance fait qu’on parle de « menace d’une guerre civile ». Commentaire impensable jusqu’à il y a peu [13]
    Un « réveil » contre-révolutionnaire, peut-être irréversible
    Dans des articles postérieurs nous avons montré d’autres aspects de ce passionnant phénomène d’opinion, qui a son fer de lance en France (et que les médias péruviens de désinformation cachent tant qu’ils peuvent). C’est ainsi que le définit le journaliste bien connu Ivan Rioufol :
    « La gauche se frotte les yeux. Elle a été dépouillée de ce qui lui était le plus cher ! Elle n’a pas vu venir, en effet, la nouvelle indignation populaire. Elle, qui a tant adulé la jeunesse, découvre, stupéfaite, ces indignés qui lui tournent le dos : des milliers de jeunes défient le pouvoir établi, rejetant son projet de « mariage » et d’adoption pour les homosexuels.(…)
    « D’un autre côté, la gauche ne comprend rien” à ce qui se passe. Elle ne voit dans les manifestants que des « extrémistes », des « ultras », des exaltés », des « homophobes » (…)
    Cette grossière diabolisation laisse de côté l’essentiel : ce qui est en train d’arriver c’est le réveil d’une jeunesse… qui suit un sentiment opposé à l’héritage de la vieille société qui touche à sa fin : celle des adeptes de mai 68, et de leur idéologie relativiste du “politiquement correct ».
    D’un tel legs révolutionnaire, ces jeunes « rejettent tout, en commençant par son mépris de la famille, de la nation, de la culture. Cela fait déjà des années que les sondages d’opinion ont identifié ce nouveau profil de la jeunesse, qui s’inscrit en réaction à 40 ans de désastres idéologiques : elle veut, à partir de maintenant, écrire une nouvelle histoire » [14]
    Le cycle de la Révolution Française est terminé, et la « nouvelle histoire », qui commence à s’écrire, semble être un événement exactement opposé : la naissance d’une Contre-Révolution Française, avec un potentiel de propagation formidable dû au rayonnement culturel que la France conserve jusqu’à aujourd’hui.
    Si ces résistants agissent avec conviction et persévérance, on peut espérer de ce mouvement ce que souligne Plinio Corrêa de Oliveira: « Quand les hommes se décident à coopérer avec la grâce de Dieu, ainsi s’opèrent les merveilles de l’histoire : c’est la conversion de l’Empire Romain, c’est la formation du Moyen Âge, c’est la reconquête de l’Espagne à partir de Covadonga, ce sont tous ces événements qui arrivent comme fruits des grandes résurrections de l’âme dont les peuples sont aussi capables. Des résurrections invincibles car il n’y a rien qui puisse mettre en déroute un peuple vertueux et qui aime vraiment Dieu » [15]
    (*) Nous employons le terme “Révolution” dans le sens que lui donne le prof. Plinio Corrêa de Oliveria dans son essai Révolution et Contre-Révolution , du processus historique de destruction de l’Occident chrétien- voir http://www.pliniocorreadeoliveira.info/RevolucionyContra-Revolucion_2005.pdf
    [1] http://www.lifesitenews.com/news/france-passes-gay-marriage
    [2] http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-cote-de-popularite-de-hollande-poursuit-son-inexorable-chute_1232729.html
    [3] http://www.franceinfo.fr/politique/francois-hollande-au-plus-bas-dans-les-sondages-960481-2013-04-21
    [4] http://www.nonaumariagehomo.fr/spip.php?article124
    [5] http://www.facebook.com/pages/Balcon-Pour-Tous/573556362675102?ref=stream
    [6] http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/03/30/le-web-se-dechaine-contre-hollandouille-ier_3150860_823448.html
    [7] http://www.lamanifpourtous.fr/fr/toutes-les-actualites/248-merveilleuses-meres-veilleuses
    [8] http://www.abc.es/internacional/20130421/abci-manifestacion-anti-matrimonio-gay-francia-201304211856.html
    [9] http://www.mairespourlenfance.fr/les-meres-veilleuses-une-merveille-saluee-par-les-maires-pour-lenfance
    [10] http://www.bvoltaire.fr/francoisteutsch/le-peuple-catholique-sest-leve-et-il-a-de-beaux-restes,18934
    [11] http://www.gloria.tv/?media=428401&postings
    [12] http://www.ndf.fr/poing-de-vue/19-04-2013/une-soiree-en-hollandie
    [13] BRUNO FRAPPAT, Sommes-nous devenus fous? (“¿Nos hemos vuelto locos?”), “La Croix” 19-4-2013
    [14] http://video.lefigaro.fr/figaro/video/rioufol-la-jeunesse-veut-ecrire-une-nouvelle-histoire/2310117112001/
    [15] PLINIO CORRÊA DE OLIVEIRA, Revolución y Contra Revolución, Ed. Tradición y Acción por un Perú Mayor, Lima 2005, Parte II, Cap. IX, 3

  19. Quand on considère tout cela, on peut penser à Jean-Paul II qui a initié les JMJ et son successeur Benoit XVI qui a poursuivi cette oeuvre.
    Parfois on s’est demandé : mais après les quelques jours de ferveur, que reste-t’il ? Certains ont parlé de vocations.
    Avec ce mouvement en France, bientôt imité dans d’autres pays, on voit clairement les fruits des JMJ (y compris les jeunes qui ne pratiquent pas du tout, voire qui ne sont même pas baptisés).
    La France commence à redevenir la Fille ainée de l’Eglise.

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