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France : Société

Droit de grève : que dit l’Eglise?

Tout simplement ceci (Compendium de la Doctrine sociale de l’Église) :

"La doctrine sociale
reconnaît la légitimité de la grève « quand elle se
présente comme un recours inévitable, sinon nécessaire, en vue d’un bénéfice
proportionné »
, après que toutes les autres modalités de
dépassement du conflit se soient révélées inefficaces
.

La grève,
une des conquêtes les plus difficiles de l’associationnisme syndical, peut être
qualifiée de refus collectif et concerté, de la part des travailleurs,
d’accomplir leurs prestations, afin d’obtenir, grâce à la pression ainsi exercée
sur les employeurs, sur l’État et sur l’opinion publique, de meilleures
conditions de travail et de leur situation sociale.

La grève, pour autant
qu’elle apparaisse « comme une sorte d’ultimatum », doit toujours
être une méthode pacifique
de revendication et de lutte pour ses droits; elle
devient « moralement inacceptable lorsqu’elle s’accompagne de violences ou
encore si on lui assigne des objectifs non directement liés aux conditions de
travail ou contraires au bien commun
»".

Toute la difficulté est là, et particulièrement en ces jours : Où se situe le Bien commun?

Lahire

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5 commentaires

  1. Gaudium et Spes donne une définition du bien commun :
    “le bien commun, c’est-à dire cet ensemble de conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée.” § 26, 1 et 26, 3
    Citation extraite du site jesusmarie.com
    http://www.jesusmarie.com/concile_vatican_II_constitution_gaudium_et_spes.htm
    Il poursuit et semble affiner sa définition :
    “Cet ordre doit sans cesse se développer, avoir pour base la vérité, s’édifier sur la justice, et être vivifié par l’amour; il doit trouver dans la liberté un équilibre toujours plus humain.”
    “Vérité”, “justice”, “amour” sont les conditions morales éminentes qui forment le fondement et l’essentiel du bien commun.
    Il doit en résulter des conditions matérielles justes pour chaque personne.
    A noter que je crois bien avoir lu que saint Pie X ne trouvait la grève légitime en aucun cas.
    Dans le cas des grèves des transports, la suspicion légitime qui pèse sur les syndicats (affaire de l’argent liquide) et la gêne extraordinaire apportée à la population, ne peuvent faire croire que la grève ait des fondements moraux valables.

  2. Ceux qui sont au service du bien commun (“services publics”) doivent-ils avoir le droit de grève? Personnellement, je ne le pense pas.
    On ne le permet pas pour les militaires ni les policiers, pourquoi le permettre pour les transports publics ou l’énergie?
    Tout employé de l’état devrait se considérer comme étant au service du bien commun et de la nation. Ainsi, on ne devrait jamais voir certains d’entre eux refusant de collaborer avec (par exemple) la police.

  3. à Bogomir
    Vous avez entièrement raison : tout employé de l’ETAT devrait se considérer comme étant au sevice du bien commun et de la nation….
    Cela me rappelle une phrase qui m’avait fait bondir (et hurler de colère je crois), un
    e phrase entendue lors d’un JT (j’ai oublié sur quelle chaîne) il y a déjà fort longtemps, dans la bouche d’une déléguée CGT : “nous, les fonctionnaires, sommes au service du GOUVERNEMENT…”, lequel à l’époque était “de gauche” ; cette déclaration était un appel à NE PAS faire grève, afin de ne pas gêner l’action d’un gouvernement ami…
    Il est évident que pour cette dame, le bien commun, la nation et…l’honnêteté intellectuelle étaient lettre morte.

  4. à Bogomir
    Vous avez entièrement raison : tout employé de l’ETAT devrait se considérer comme étant au sevice du bien commun et de la nation….
    Cela me rappelle une phrase qui m’avait fait bondir (et hurler de colère je crois), un
    e phrase entendue lors d’un JT (j’ai oublié sur quelle chaîne) il y a déjà fort longtemps, dans la bouche d’une déléguée CGT : “nous, les fonctionnaires, sommes au service du GOUVERNEMENT…”, lequel à l’époque était “de gauche” ; cette déclaration était un appel à NE PAS faire grève, afin de ne pas gêner l’action d’un gouvernement ami…
    Il est évident que pour cette dame, le bien commun, la nation et…l’honnêteté intellectuelle étaient lettre morte.

  5. Vous croyez peut être que l’on change les choses en restant assis dans son fauteuil. Car, à ce train la, l’esclavage sera bientôt rétabli. Beaucoup de monde se plaint de la situation actuelle mais ils ne font rien. N’oublions pas que ce sont des grêvistes qui vous ont obtenus les congés payés ainsi que de ne pas travailler le week end etc… . Si vous êtes en train de tout perdre à qui la faute. Ne reprochons donc rien à ceux qui se battent pour conserver leurs avantages.

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