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Donald Trump : réflexions pour éviter la gueule de bois

L'élection Donald Trump comme président des Etats-Unis est souvent interprêtée comme une bonne nouvelle parce que sa posture anti-mondialiste ouvre un large éventail de possibilités quant à l'évolution de la géopolitique mondiale. Nous partageons pour partie cet optimisme, fréquemment mis en relief par des analyses fouillées sur de nombreux sites, parmi lequel dedefensa, qui a récemment relaté le discours sans nuance du potentiel ambassadeur US auprès de l'UE, sur les intentions de destruction de l'UE qu'il prête à "son" président. C'est à lire ici.

Toutefois il s'agit de raison garder pour ne pas trop déchanter si l'avenir venait à ne pas confirmer celles des intentions de Trump qui nous paraissent bonnes pour la France et les nations éprises de liberté dans notre vieille Europe, comme ailleurs.

Ainsi le choix de ne pas inclure l'Arabie Saoudite parmi les pays dont les ressortissants ne sont momentanément pas admis aux Etats-Unis est symptomatique, si ce n'est d'une continuité par rapport à l'administration précédente, du moins d'un choix de remettre à plus tard les solutions radicales concernant les relations avec ce pays producteur et exportateur de pétrole de terroristes islamistes. Le JT de TV libertés du mardi 31 janvier y consacre son premier titre (à partir de 11 minutes).

Enfin, pour mettre tous ces éléments en perspective, nous reproduisons ci-dessous la dernière analyse, très intéressante selon nous, de stratediplo.

Un éléphant, ça schtroumpfe énormément. Le nouveau président états-unien, que la presse française en espérance d'interruption de processus démocratique a qualifié pendant deux mois de "président élu" pour éviter de le nommer "futur président", peut être appelé à jouer un rôle historique. Comme il l'a dit, cette fois il ne s'agissait pas d'une alternance formelle entre les deux étiquettes de la nomenklatura politico-financière, mais d'une véritable passation de responsabilité au peuple. La nomenklatura a eu le génie de se retirer maintenant, et le peuple a accepté d'assumer la responsabilité de la conduite passée. Les Etats-Unis sont un bolide sans frein ni direction lancé à toute allure vers un mur, et à quelques mètres de ce mur, alors qu'il ne reste que le temps de décider très vite si on va consacrer la dernière seconde et demie à se signer ou à éjecter le bébé par la fenêtre, le gouvernement réel a, préméditamment ou pas, passé le volant. Si le gouvernement fédéral a vraiment un pouvoir, c'est désormais à peine celui du choix des détails ultimes de l'effondrement économique.

On s'interroge néanmoins sur la possibilité d'un retournement de la politique internationale des Etats-Unis face à l'islam, en l'occurrence d'un renversement de la politique de soutien et promotion de l'islam qu'ils ont pratiquée depuis un tiers de siècle en Asie, Europe, Afrique et Océanie. Ce revirement-là n'est pas impossible. En vérité ce choix stratégique de l'islam était arbitraire et n'était déterminé par aucune fatalité ou contingence incontournable. Qu'il s'agisse de soumettre leurs ennemis ou de miner leurs rivaux, les Etats-Unis auraient très bien pu choisir un autre vecteur ou une autre idéologie, voire conclure simplement des alliances de circonstance. De toute évidence lorsque le futur président Donald Trump a commencé à parler de se donner les moyens de gagner les guerres que l'on entreprend, et de résoudre la question syrienne, il n'appartenait pas encore au cénacle et ignorait de quel côté se battent les Etats-Unis en Syrie (et ailleurs) et quelle est la question syrienne, n'en connaissant alors que le discours paravent. Mais il semble maintenant avoir été informé de la véritable stratégie et de l'engagement du pays qu'il dirige, et après avoir rapidement pensé à changer de bord et combattre désormais les milices islamistes supplétives des Etats-Unis, il pense peut-être maintenant à tout simplement retirer les troupes états-uniennes et cesser de soutenir la guérilla, ce qui suffirait à l'asphyxier et permettrait à la Russie d'aider la Syrie à achever le nettoyage et commencer la reconstruction. Ce grand retournement stratégique serait inattendu, mais il n'est pas impossible puisqu'il ne coûterait rien aux Etats-Unis.

De même le nouveau gouvernement peut interrompre les préparatifs de guerre contre la Russie. Il ne pourra pas éviter la guerre, mais il peut en changer la cible, comme le gouvernement précédent l'a fait il y a quelques années en remplaçant l'Iran par la Russie, pour les raisons stratégiques que l'on a déjà évoquées, liées au dollar par deux facteurs. D'une part part ils connaissent l'état des réserves pétrolières de l'Arabie Séoudite et savent à quel moment celle-ci ne jouera plus qu'un rôle mineur (puis nul) dans la détermination du prix du pétrole et de la devise de fixation de ce prix.


Pour mémoire, après la défaite des pays arabes face à Israël les Etats-Unis ont conclu des accords militaires avec l'Arabie (et ses dépendances du Golfe) à la condition qu'elle vende son pétrole en dollars et oblige l'OPEP à fixer le prix dans cette devise, puis ils ont mis fin à la convertibilité du dollar en or ce qui a poussé les pays arabes à relever drastiquement leurs prix et a ainsi fait exploser la demande mondiale de dollars (et accessoirement handicapé les économies européennes alors rivales de l'économie états-unienne), donc le besoin du monde d'exporter massivement aux Etats-Unis pour obtenir ces dollars à peine secs de l'imprimante débridée. D'autre part les Etats-Unis se sont mordus les doigts d'avoir inconsidérément interdit à l'Iran de commercer en dollars, ce qui l'a amené à se faire payer en euros, en or et surtout en yuans, propulsant ce dernier au rang de monnaie d'échange internationale dont les détenteurs ont désormais d'autres utilisations que chinoises, et ils ont donc fini par prier l'Iran d'accepter la levée des "sanctions" (contraires au droit international) qu'ils lui avaient imposées, en suppliant même si lourdement que l'Iran a fait monter les enchères et n'a rien eu à abandonner. C'est la raison pour laquelle les Etats-Unis ont soudain changé de camp, soutenant maintenant les Perses contre les Arabes et pouvant même changer d'alliés dans la confrontation chiite-sunnite qu'ils ont envcouragée depuis les années 90. Et c'est pour cela aussi qu'ils se sont trouvés un nouvel ennemi, la Russie, avant même de contribuer au coup d'état uniopéen de février 2014 en Ukraine. Les Etats-Unis, n'étant menacés par personne, ont le privilège de pouvoir choisir les ennemis qu'ils se désignent. On ne dit pas là que si les Etats-Unis déclaraient la paix à la Russie l'Union Européenne et l'OTAN leur emboîteraient le pas, car ces deux agglomérats d'acteurs ont des intérêts et des phobies distincts de ceux des Etats-Unis.

De toute façon la paix n'est pas une option durable à long terme. Lorsque le pouvoir financier états-unien démontrera au président que le seul moyen d'imposer au monde l'effacement total des dettes est la force majeure d'une guerre mondiale, ou lorsqu'il lui expliquera que sans l'assertion suprême d'une nouvelle utilisation des armes nucléaires le monde est prêt à renvoyer le dollar à sa vraie valeur, le président oubliera ses convictions personnelles pour assumer son devoir politique.

Et l'ultima ratio des Etats-Unis, c'est la B62 (version 11 ou 12), quel que soit leur président.

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Guillaume de Thieulloy
Directeur du Salon Beige

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6 commentaires

  1. Le shadow gouvernement qui avait pris le pouvoir le 11 septembre 2001 ne lâchera prise pas aussi facilement. De la liste des pays qu’il y avait à destabiliser (voir Wesley Clark),
    https://www.youtube.com/watch?v=9RC1Mepk_Sw
    il ne reste plus que l’Iran pour qu’enfin Israël se retrouve sans concurrent sérieux au Proche et Moyen Orient.
    Attendons-nous à voir dans les prochains mois des opérations false flag qui permettraient de provoquer une guerre contre l’Iran. Mais là Israël se retrouverait en première ligne. Et ce pays n’hésitera pas à se servir de ses armes nucléaires, même si François Hollande affirma du haut de son état d’incapable, que les Israéliens n’en avaient pas.
    https://www.youtube.com/watch?v=uBhS8WE8xfg
    Il est fort à parier que les mondialistes n’hésiteront pas à déclencher une troisième guerre mondiale par le biais de l’Iran pour qu’enfin Jérusalem devienne la capitale mondiale de ces gens.

  2. IL faut arrêter de se prendre le chou avec Donald Trump, ave les valeurs américaines ou quoique ce soit d’autre.
    Les américains ont très compris de quoi il retournait. Tout est dans ce qui suit ci-dessous :
    la dette fédérale USA atteint quasiment 20 000 milliards de dollars et la dette de l’État fédéral représente 107% du PIB !!!
    BREF : les USA sont en faillite.
    Alors c’est simple, ou Trump arrive à redresser la machine… ou le chaos que le Moyen-Orient a connu va s’étendre au monde entier très rapidement.
    Voilà.

  3. L’expression “président élu” n’a pas été inventée pour Donald Trump mais est traditionnellement utilisée pour désigner le futur président entre l’élection et la prise de fonction. Evitons donc les procès d’intention adressés à la presse.

  4. On nous a expliqué que les USA avaient bâti l’UE au nom des intérêts américains. Maintenant on nous dit que Trump veut détruire l’UE au nom des intérêts américains… ????
    En réalité, l’UE est une excuse à beaucoup de choses purement françaises.
    L’ultima ratio, c’est le B 52.

  5. “…le choix de ne pas inclure l’Arabie Saoudite parmi les pays dont les ressortissants ne sont momentanément pas admis aux Etats-Unis est symptomatique…”
    Effectivement, d’ailleurs les prophéties de feu Kim Clemente dictées en 2007 sont étonnantes et ne cachent pas leur côté pro-Israël :
    https://ww2.micahtek.com/nexolive/clients/kcc/nDonations_kcc1.cfm?CFID=65831359&CFTOKEN=21115450
    https://www.youtube.com/watch?v=pp7OBPYwLWs
    “Trump sera comme une trompette et Bill Gate s’ouvrira financièrement à l’église (laquelle ?). Je n’oublierai pas ce qui est arrivé le 11 septembre 2001 ni le protecteur de New York à ce moment. Maintenant c’est toute la nation qu’il protègera. Il viendra un jour où l’homme que je placerai au pouvoir chuchotera mon nom et sera guidé par la puissance de l’Esprit. Il deviendra peu après un homme de prières, sans toutefois être un religieux. Il aura la réputation d’être quelqu’un de sang chaud. Il bâtira des murs de protection qui relanceront rapidement l’économie du pays. Il sera aux commandes durant deux périodes.”
    Pas étonnant que des rabbins prennent Trump pour un héros messianique. Il y a 700 ans, dans le Sepher ha-Zohar (Livre de la Splendeur) qui est l’œuvre maîtresse de la Kabbale, des juifs orthodoxes voyaient leur Mashia se faire connaître à partir de l’année 5773 (2012-13). Curieusement, Trump alla en Israël en 2012 pour aider Netanyahu du parti du Likoud à se faire élire. Etrange quand on sait que son chauffeur par exemple fut accusé d’être un violeur de petites filles :
    http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4512792,00.html
    Et que Netanyahu lui-même, lors d’un« voyage d’affaires à New York le 8 novembre 2010, était allé à West Greenwich Village assister à une performance sado-maso très hard et de type homo.
    Mais pour les juifs, le Messie doit être un homme de pouvoir (contrairement à Jésus) capable de prendre la défense d’Israël. Justement, Trump le leur promit. D’où l’appel fait par les rabbins à tous les juifs de la terre de revenir en Israël. Reste que si Trump est le Messie, il devra réinstaller le Temple de Jérusalem. C’est ce qui fait penser à certains d’entre eux qu’il ne serait que celui qui annonce sa venue. Comme St Jean-Baptiste le fut pour Jésus. Car le Mashia doit impérativement descendre du roi David. Une chose est certaine, aussi bien du côté juif que chrétien, nous sommes bien arrivé à la fin des temps. Reste que du côté chrétien, cette seconde venue d’un Messie ne peut être que celle de l’Antichrist.

  6. Donald Trump défend comme sa mission lui impose les intérêts des Etats-Unis, intérêts forcément en opposition aux intérêts européens.
    Comme nous avons des larves à la tête de l’Europe et des états européens, à l’exception de quelques rares chefs d’état, nous ne sommes pas prêts de nous relever.
    Les dernières déclarations ubuesques de ce qui nous sert de président sont là pour le prouver.
    J’aimerai être présent le jour ou Trump va rencontrer Hollande.
    La nouille va se recroqueviller face au T bone.

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