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L'Eglise : Vie de l'Eglise

Divorcée et remariée, Béatrice Bourges témoigne

Béatrice Bourges, ex-porte parole de La Manif pour tous et cofondatrice du Printemps français témoigne de sa vie, dans un livre publié avant le synode. Extrait de la recension de Présent :

B"[…] [E]n l’occurrence il s’agit d’une femme abandonnée par son mari et qui se retrouve seule avec ses deux enfants, elle qui avait donné sa parole pour la vie. Il lui a été dur, dans le malheur, de constater les limites de la nature humaine avec ses faiblesses, entraînant paroles blessantes et réactions égoïstes ou profiteuses ; mais elle a aussi découvert, heureusement, la solidité de certaines amitiés.

C’est alors que Béatrice Bourges se révolte contre l’Eglise et pense en avoir fini avec elle pour toujours. Puis elle tisse un nouveau lien et se remarie civilement, ce qui l’en éloigne encore plus, pense-t-elle avec justesse. Mais elle ne peut se résoudre à vivre ainsi et retrouve le chemin, non seulement de la foi mais de la pratique car elle assiste à nouveau à la messe, tout en acceptant l’impossibilité d’approcher de la confession comme de la communion. Certaines pages apparaissent touchantes dans leur naïveté car elles expriment, dans la recherche de l’amour de Dieu, ce que beaucoup ressentent mais n’osent pas avouer.

Ce témoignage reste particulièrement beau en ce que son auteur accepte les règles de l’Eglise et, surtout, arrive à y trouver un soutien. Béatrice Bourges n’y voit plus une sanction, mais un sacrifice offert : « Finalement ces règles, au lieu de m’enchaîner, me libéraient. » En cela, le livre vient à point à la veille du Synode sur la Famille, alors qu’il est question d’assouplir les lois catholiques sur le mariage. « C’est l’exigence de l’Eglise qui m’avait permis de parcourir ce cheminement intérieur » (p. 129), puis plus loin, toujours parlant de l’Eglise : « Je l’avais crue intransigeante, en réalité, elle était éducatrice. »

L’ouvrage est préfacé par Mgr Aillet, qui sait trouver le ton juste du pasteur des âmes, et se termine sur le mot « espérance », permise car Béatrice Bourges, au terme de son long et douloureux chemin, a vu revivre sa foi.

Nombreux sont ceux qui doivent absolument le lire, et cette liste n’est pas exhaustive : les hommes d’Eglise, les divorcés remariés ou non, les jeunes qui se préparent au mariage, les personnes qui se permettent des jugements cassants, afin qu’elles comprennent que ce sujet douloureux demande d’éviter un ton péremptoire, tous ceux enfin qui ont la grande chance d’avoir accès aux sacrements et ne la mesurent pas toujours, afin qu’ils sentent la valeur de cette possibilité et sachent offrir des communions à l’intention des personnes qui n’y ont pas accès."

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