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Marche pour la Vie

Discours de Benoît Sévillia à la Marche pour la vie, pour les Eveilleurs d’Espérance

C2yN-LXW8AA1wNMCela dure depuis 40 ans. 

En 1968, ils avaient vingt ans.

Ils voulaient « jouir sans entrave », ils voulaient « disposer librement de leur corps », ils voulaient « interdire d’interdire ».

Quelques années plus tard, ils pensaient quitter la nuit pour entrer dans la lumière en touchant à ce que l’homme et la femme détiennent de plus sacré, le pouvoir de donner la vie.

Ils imposaient à des politiques apeurés, à une Eglise paralysée, à des Français déboussolés cette idée que mettre fin à la vie naissante en cas de détresse pouvait être un principe acceptable.

Quelques décennies plus tard, ils avaient déjà cinquante ans mais ils ne pouvaient s’arrêter là.

Ils supprimaient la condition de détresse parce qu’elle entravait encore trop leur soif de liberté.

Ils faisaient d’un acte – qu’ils qualifiaient de drame – un droit fondamental, en s’arrangeant de cette contradiction inouïe.

Les mêmes encore, à la veille de leurs soixante ans, s’attaquaient  à une de nos institutions les plus précieuses, le mariage, et s’arrogeaient le pouvoir de priver certains enfants du droit fondamental d’avoir un père et une mère. 

C2ySBbjXgAAqghaEn 2013, une génération – qu’ils n’avaient pas vu naitre – s’est levée afin de clamer son désarroi et sa colère.

Elle s’est levée afin de s’opposer à cette nouvelle révolution venant briser ses derniers attachements vitaux, qui structurent l’homme depuis la nuit des temps.

Cette génération a grandi sur les décombres d’une société dépressive,  ayant perdu tous ses repères et qui se meurt de son vide moral et spirituel.

Cette génération ne supporte plus le renoncement toujours plus grand de son personnel politique, otage de la sacro-sainte pensée unique.

Cette génération ne se résigne pas à ce que 220.000 victimes innocentes disparaissent chaque année dans l’indifférence générale.

Cette génération libre, décomplexée et désormais engagée porte un nom, les éveilleurs d’espérance. Elle a investi les réseaux sociaux et maitrise les nouveaux moyens de communication digitale.

Ils ne pensaient pas que les éveilleurs d’espérance se rappelleraient des  mots de Soljenitsyne “La violence trouve son seul refuge dans le mensonge, et le mensonge son seul soutien dans la violence. Tout homme qui a choisi la violence comme moyen doit inexorablement choisir le mensonge comme règle.”

Nous sommes en 2017, ils ont quatre fois vingt ans et s’apprêtent à quitter la scène. 

Juste avant, ils veulent apposer leur dernière signature en intimant à cette génération de se taire afin qu’elle ne fasse pas tomber ce mur du mensonge qu’ils ont construit depuis quarante ans, sous peine de poursuites pénales.

Chers amis, 

Vous êtes les éveilleurs d’espérance ! Nous sommes tous des éveilleurs d’espérance !

Nous ne pouvons plus taire cette vérité que l’avortement est la suppression d’une vie humaine !

Nous ne pouvons renoncer à remettre en cause le droit à l’avortement parce que nous avons compris qu’il avait ouvert la voie à toutes les autres transgressions !

De la procréation médicalement assistée à la gestation pour autrui, elles reposent sur le même fil conducteur, le mépris de l’enfant à naître. 

Ils pourront nous conspuer, nous moquer, nous menacer de nous arrêter, nous ne cesserons de clamer cette vérité que la vie est sacrée.

De clamer cette vérité que la vie des plus fragiles, des bébés dans le sein de leurs mères aux malades agonisants, fait aimer, fait chanter et rire, et fait pleurer. 

Bernanos disait  « On ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts et d’une longue patience. Pour rencontrer l’espérance, il faut être allé au-delà du désespoir. Quand on va jusqu’au bout de la nuit, on rencontre une autre aurore. »

L’aurore est encore loin mais votre présence si nombreuse est le signe que si la victoire de la vérité prendra du temps, elle est déjà certaine.

Les principes non-négociables n’ont jamais été si attaqués. Aidez le Salon beige à contre-attaquer et à promouvoir la culture de vie !

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