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France : Société

Diane de Poitiers : un crime de la Révolution dite française réparé

Le premier d'une longue liste?

Lu ici :

Ddp "215 ans après la profanation de son cercueil par des révolutionnaires
en 1795, la dépouille de la duchesse Diane de Poitiers, favorite du roi
Henri II, a regagné samedi la chapelle sépulcrale du château d'Anet
(Eure-et-Loir).

Le petit cercueil de Diane de Poitiers et des deux
enfants qui étaient originellement enterrés avec elle, a quitté le
cimetière communal transporté sur une voiture attelée par deux chevaux.

Le
défilé, composé d'élus et de personnes vêtues de costumes traditionnels
de l'époque, a traversé les rues de la ville, précédé de deux cavaliers
de la garde républicaine et de la famille du propriétaire du château,
Jean de Yturbe et ses invités, dont la Duchesse de Kent, sous les
applaudissements des habitants.

L'historien Franck Ferrand a
dénoncé dans son éloge funèbre, "un crime qu'il nous appartient de
réparer, commis par des révolutionnaires qui se définissaient comme
patriotes".

Le recteur de la cathédrale de Chartres, le père
Dominique Aubert, a ensuite présidé la cérémonie dans la chapelle du
château et prié pour "la reconduction de l'âme" de Diane de Poitiers,
puis l'a confiée à Notre-Dame de Chartres.

Le cercueil, noir à
l'extérieur, souligné d'un liseré or, avec dessus les croissants de son
emblème, a été reposé plusieurs mètres sous terre dans le caveau profané
en 1795.

La mise en bière avait été effectuée il y a deux
semaines à Garches (Hauts-de-Seine).

Après sa mort en 1566 à 66
ans, Diane de Poitiers, symbole de la beauté française de la
Renaissance, avait été embaumée et inhumée dans la chapelle du château
d'Anet, dans un tombeau construit par ses deux filles.

"Deux
siècles plus tard, des révolutionnaires sont arrivés de Dreux, ont
pénétré dans la chapelle et ont ouvert le sarcophage. Au contact de
l'air, les corps sont partis en poudre. Les révolutionnaires ont pris
peur"
, a raconté à l'AFP Jean de Yturbe.

Après leur départ,
"choquées, deux femmes du village rassemblèrent les restes d'ossements
et les transportèrent dans une sorte de brouette vers la fosse commune,
qui se trouve aujourd'hui dans le cimetière juste à côté de l'église" de
la petite ville de 3.000 habitants, a-t-il ajouté".

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12 commentaires

  1. Par la garde républicaine, quelle ironie…
    Utiliser le mot révolutionnaire pour les massacres et puis passer au mot républicain ensuite, ils n’ont pas changé ces démagos, ils ne savent pas demander pardon

  2. Que 3 cadavres honteusement déterrés par les révolutionnaires soient réenterrés à leur place: tant mieux.
    Mais faire tout ce tapage pour la favorite du roi Henri II je trouve cela malséant et grotesque.
    Elle a quand même détourné le roi de son devoir conjugual; ça se fait à deux ce genre de choses. N’en faisons pas des tonnes non plus.

  3. La Russie après 70 ans et quelques a reconnu les crimes de sa révolution bolchevique …la France, à doses homeopatiques,plus de deux siècles plus tard, commence à se dire que peut-être sa Révolution avait parfois, laissé la nature humaine (sic) se montrer sous des jours que peu de bêtes féroces nous envient !
    il nous reste beaucoup d’efforts à faire pour être à la hauteur !
    commençons par proteger la Basilique St Denis et que notre repentance se fasse là ou elle a lieu d’être !

  4. A quoi riment ces soldats portant la fraise, en armure et hallebardes ? ce n’est pas un uniforme français actuel ?
    Cette restitution était donc un acte folklorique bien avant que d’être un acte historique, religieux, ou même humain.
    C’est une odieuse instrumentalisation de cadavres (ou partie de cadavre) dans un but de divertissement.
    [Ne vous arrêtez pas à la photo, lisez le texte et l’article en lien et vous verrez que ce que vous “qualifiez” de folklore n’est que la partie immergée d’un évènement plus profond. Et quand bien même ce n’est pas (encore) parfait, faut-il pour autant tout critiquer? Qu’est-il fait ailleurs en France? Dans votre région? Par vous?
    Lahire]

  5. La duchesse de Kent, l’épouse du grand maître de la Grande Loge d’Angleterre, voilà d’authentiques contre-révolutionnaires mettant à l’honneur la royale dépravation avec l’aide de bons élus républicains. Vive la France.

  6. Rien contre, mais il serait plus urgent de réparer la nécropole de la basilique de St Denis.

  7. Imaginez demain, le président de la République venir en Vendée inaugurer un monument à la mémoire des 600 000 victimes du génocide vendéen… Des gardes républicains à cheval suivant un cortège de Vendéens habillés comme en 1793, avec en tête Philippe de Villiers, le préfet, les autorités militaires, les maires des petites communes, les prêtres, l’évêque de Luçon, les élus locaux, les ministres… et la foule des anonymes venus des environs assister à l’inauguration. Imaginez le président faire un discours indiquant que la République reconnait ses erreurs du passé et que pour cela elle a décidé de se réconcilier pour toujours avec la Vendée. Que les Vendéens avaient raison de s’être soulevés et d’avoir défendu becs et ongles la liberté de conscience.
    Imaginons, encore un instant que notre président aille sur le territoire de ce que fut l’insurrection vendéenne pour évoquer le martyrologue de son peuple, eh bien, ce jour-là, la France aura changé de régime et sera redevenue une res publica qui respectera l’opinion de son peuple…
    Cela viendra peut-être avant la fin du siècle et je ne serais peut-être plus là, pour voir la reconnaissance du génocide vendéen…. A moins que,… !

  8. Je suis toujours surprise, lorsqu’une nouvelle me parait positive, de constater que les commentaires sont systématiquement négatifs; il y a toujours quelquechose qui ne vous convient pas, amis lecteurs du SB. que cete femme, quelqu’aient été ses fautes, ait vu sa sépulture profanée, et soit enfin réintégrée dignement et religieusement dans son caveau me semble un acte positif; je n’ai vu nulle part qu’elle était canonisée!!!

  9. J’y étais et je peux vous assurer que que le côté esthétique (que certains disent folklorique) du défilé était destiné à aider à sa médiatisation pour les nombreux curieux.
    Quant aux relations entre le roi Henri II et la duchesse de Valentinois, F.Ferrand a bien remis les pendules à l’heure en montrant la faiblesse des arguments de type révolutionnaires toujours prêts a salir (cf. les accusations contre la reine Marie Antoinette). Les allégations du seul Brantome ne font pas foi pour valider la thèse d’une ex-gouvernante, lubrique, détournant le roi très chrétien (de 19 ans son cadet) de son devoir.

  10. Désolée, il ne suffit pas que cela flatte mes opinions pour que je trouve cela juste.
    Les victimes (les morts comme les vivants, d’alors) de la révolution Française méritent que leur mémoire ne sombre pas dans la folklorisation et l’évènementiel.
    Peu me chaut qu’il y ait eu plus de monde et de médias à y assister grâce aux costumes. Deux choses comptent seulement : une digne sépulture, et la reconnaissance par la République de ses torts (massacres, exécutions sommaires, crimes de toutes sortes…).
    Mais faire de tout drame un élément de la civilisation du spectacle ou du divertissement consumériste, non. Diane de Poitiers comme les martyrs de la révolutions Française ont droit à ce que leur mémoire et leur sacrifice soit autrement respecté.
    Et avant qu’on me le reproche : non, ce n’est pas la même chose au Puy du Fou. Là-bas ce sont des acteurs qui sont mis en scène pour évoquer une mémoire, pas des cadavres que l’on inhume.

  11. Sans canoniser les personnalités, on ne peut que se réjouir que les violations de tombes de la Révolution française soient ainsi effacées chaque fois que c’est possible:
    – il y a une quarantaine d’années, le crâne et quelques reliques de Richelieu ont été déposés sous son tombeau à la Sorbonne;
    – il y a cinq ans c’était le coeur de Louis XVII authentifié, à Saint Denis;
    – il y a deux ou trois les ossements d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII, étaient replacés sous son tombeau;
    – il y a trois ans c’était le corps du dernier archevêque de Narbonne, mort à Londres en exil sous la Révolution et retrouvé par hasard lors des travaux de la gare TGV, qui était ramené en France et inhumé dans la cathédrale de Narbonne.
    Je remarque que les autorités locales, ou des associations privées,sont actives en ce domaine; le gouvernement central ignore le plus souvent superbement ces cérémonies (même s’il donne son autorisation administrative quand elle est nécessaire).
    Mais il y a encore du travail: le musée municipal de Pontoise ne veut pas lâcher les reliques royales provenant des profanations de Saint Denis qui sont en sa possession…

  12. Bel événement où la France républicaine se réapproprie enfin ici à Anet quelques unes des grandes heures de la royauté.
    Il n’était que temps et ce afin que la France puisse enfin assumer progressivement l’intégralité de son glorieux passé.
    Il est opportun de rappeler ici le mot indépassable de Marc Bloch – qui résume en cette période d’interrogation douloureuse sur notre identité et de dessaisissement partielle de cette dernière notamment la dimension résolument chrétienne de nos origines, ce que doit être une pensée résolument française et d’inspiration gaulliste.
    « Il est deux catégories de Français qui ne comprendront jamais l’histoire de France, ceux qui refusent de vibrer au souvenir du sacre de Reims ; ceux qui lisent sans émotion le récit de la fête de la Fédération. »
    Citation extraite de « L’étrange défaite » (1940) le dernier ouvrage de marc Bloch
    Grâces gaulliennes soit donc rendues à Olivier Marleix, maire d’Anet pour avoir su rapprocher et réconcilier deux moments de notre histoire dans la spectaculaire reinhumation religieuse des restes motels de l’infortunée Diane de Poitiers
    Osons comme gaullistes aller plus loin encore dans le long chemin vers une repentance fondée et n’hésitons plus à reconnaitre dans les massacres de nos compatriotes vendéen une tentative heureusement demeurée inachevée de génocide… Cette reconnaissance apparait nécessaire comme apparait indispensable que soit retiré de l’arc de triomphe le nom de l’infâme Général Thureau qui à la tête de ses colonnes infernales souilla la jeune république de tant d’atroces massacres.

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