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France : Politique en France

D’ex-FN forment un groupe CNIP dans le Grand Est

En décembre 2015, le Front national, emmené par Florian Philippot, avait fait élire 46 conseillers régionaux dans le Grand Est. 11 sont partis pour constituer le groupe Les Patriotes. 7 viennent de partir, dont six qui constituent le groupe « CNIP-Divers droite ». Minute précise :

V_dxC9Rh_400x400"Viennent donc de partir, pour rejoindre le CNIP, outre Jordan Grosse-Cruciani, qui est devenu président du groupe (« On m’a quasiment désigné volontaire ! », s’amuse-t-il), Hervé Hoff, Corinne Kaufmann, Fabienne Cudel et Thierry Gourlot (Laurence Burg ayant choisi de rester « divers droite »). Thierry Gourlot, qui avait adhéré au Front national en 1978, qui avait été membre de son bureau politique, qui avait longtemps présidé son groupe au conseil régional de Lorraine, bref, qui était un militant et cadre historique, a expliqué comme tous son départ dans une lettre, citant Nietzsche (« Il vaut mieux encore rompre le mariage que de se courber et mentir ») etajoutant:«Il y a un moment où l’ on se doit de dire stop, afin de garder l’estime de soi. »

Pourquoi partir ? Les raisons sont multiples – le fameux débat, la ligne politique, le si pesant caporalisme, l’abandon du nom Front national et on en passe –, elles pourraient tenir en une formule : « de l’air ». Assez des ordres venus d’en haut. Assez de l’absence de collégialité. Assez des directives nationales qui ne tiennent aucun compte des spécificités locales. Assez des mots d’ordre édictés dans un bureau de Nanterre. Assez de cette obsédante présidentielle qui parasite tous les combats locaux. Assez de ce sectarisme partisan qui a valu à certains de se faire tancer – et punir – pour avoir refusé de mettre fin à leur activité associative qui n’avait pas l’heur de plaire au FN. « Laissez-nous vivre ! », auraient-ils hurlé, si le slogan n’avait pas été préempté par d’autres.

Et pourquoi rejoindre le CNIP plutôt que Debout la France par exemple ? […] parce que, au CNIP, qui est le plus ancien parti de la droite française, libéral et conservateur on était, libéral et conservateur on demeure. Et avec toujours ce mot d’ordre : « Pas d’ennemi à droite. » Et c’est tout le problème… du Front national. […]"

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