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L'Eglise : Benoît XVI

Deus caritas est : réactions des uns, action pour les autres

Benoît XVI avait souligné que Jean-Paul II avait beaucoup écrit, remettant en lumière toute la doctrine de l’Eglise pour la société d’aujourd’hui. On pouvait en déduire que Benoît XVI ne prendrait pas sa plume aussi vite. Et pourtant "Deus caritas est" paraît huit mois après le début de son pontificat. Surprise à l’annonce de cette encyclique, mais plus du tout à sa lecture!

En effet, pour faire très simple, la première partie pose la sémantique et les principes de l’Amour catholique et la seconde, la mise en oeuvre de l’Amour sus-défini, les devoirs qu’il impose et le style de l’action catholique, de chaque action catholique. Une façon pour Benoît XVI de fixer le cadre de l’action catholique (l’amour) pour que s’épanouisse toute la doctrine rappelée par son prédecesseur.

Beaucoup l’ont compris ainsi. Et cependant, les réactions connues sont intéressantes .
Ne souhaitant pas transmettre l’intégralité du message d’action du Saint-Père, certains se sont bornés à parler seulement de la première partie :
Odon Vallet, qui critique la traduction et ne parle que de sexualité. Qu’il ne retranscrive pas la vérité, n’a rien de surprenant : quand il défend le Da Vinci Code en disant qu’il est possible que Marie fut une mère célibataire et que "les événements de l’Evangile ne sont pas des événements historiques", il ne peut pas en même temps être ouvert au message de "Deus caritas est", ou, s’il l’a vraiment compris, il préfère ne pas le dévoiler.
Hans Küng, lui, regrette que l’Eglise ne fasse pas preuve de plus de charité envers les hommes et les femmes qui utilisent des moyens contraceptifs, les divorcés-remariés, les dignitaires religieux protestants et anglicans et les contestataires. Comme toujours, Küng ressort, même hors sujet, ses revendications ineptes. En effet, il ne peut y avoir de charité hors de la Vérité. Et l’Eglise annonce la Vérité dans la charité et par charité.

On se doit de citer aussi la réaction positive de Monseigneur Lustiger, l’interview de Jean-Marie Mayeur, professeur à Paris IV, les propos discutables du directeur du CCFD, qui n’a pas compris l’esprit et qui se réjouit de pouvoir oeuvrer "sans être forcément dans la démarche de conversion" et l’article d’Olivier Figueras, paru dans Présent ce matin.

La presse va bientôt se taire sur le sujet : trop de choses dérangent dans cette encyclique.
Pour nous, il doit en être autrement : Benoît XVI nous appelle à l’action et à poser nos actes de manière catholique. Cette encyclique, qui reste à méditer, pose l’esprit et le mode de l’action. Après l’avoir saisie par le coeur et comprise (au moins en partie!) par la raison, on pourrait plagier  une grande figure de la Résistance en se demandant : "Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait?"

Lahire

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