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Identité nationale : débat détourné ou volontairement orienté? 1/2

Le débat sur l'identité nationale fait décidément beaucoup parler, mais bien peu réfléchir, il faut  le reconnaître. Mais là n'est pas son but : la mode est au verbiage relativiste. En revanche, vous l'auriez remarqué, les interventions publiques sont de plus en plus orientées essentiellement vers l'islam d'un côté (ici) politique comme de l'autre. Pas la religion catholique qui baptisa définitivement la France sur les fonts baptismaux de Reims en 496 faisant d'elle la fille aînée de l'Église. Non, l'islamSurprenant? Peut-être pas. Quelques rappels sur notre réflexion :

L'identité ne se construit pas par l'instinct, ne se définit pas au sens où elle ne se décide pas, elle se découvre comme héritage du père;

La Nation est un mot qu'il convient de préciser : Jean-Paul II exhortait les hommes à défendre la Nation, qui "conserve son identité" en "s'appuyant sur sa culture". Paradoxalement, c'est bien au cri de "vive la Nation!" que les gardes nationaux ont cherché à supprimer l'essence même de notre pays ancrée dans la culture chrétienne et commis le pire des génocides contre les catholiques en France, à commencer par le Lyonnais, le Marseillais, la Vendée, sans oublier évidemment la Vallée du Rhône, la région des martyres de Valenciennes, etc. Ces mêmes "nationaux" parlaient de patrie aussi et de manière tout aussi incompréhensible :

"Mais leur patrie à eux, qu'est-ce que c'est ? Vous le comprenez, vous ?… Ils l'ont dans le cerveau; nous l'avons sous les pieds" disait Charette à ses officiers.

Leur identité n'est pas la notre, leur nation n'est pas la notre.

Alors qu'est ce que "l'identité nationale"? Qui a défini les termes d'un débat tronqué? Personne. Alors, pourquoi accepter et animer un débat avec des dés pipés? On assiste en tout cas aujourd'hui en France à un soi-disant face-à-face d'un peuple contre une religion. Celui-ci est habilement récupéré par l'État.

La Religion, que d'aucuns ont nommée l'infâme à écraser, dérange encore aujourd'hui et reste l'objectif final de la Révolution dite française. Mais l'attaquer de face comme de 1789 à 1905 serait aujourd'hui mal perçu. Il faut être plus insidieux comme ces dernières années. Mener une diversion en faisant croire que l'islam est une victime d'une "identité nationale" oppressive permet de chercher avec lui un compromis certes conjoncturel et justifié et de lui imposer quelques restrictions, mais au prix de concessions et de l'abandon de pans énormes de notre culture chrétienne et de notre liberté de pratique.

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2 commentaires

  1. il est certain que la place de l’Islam va se retrouver grandie au sortir de ce débat pipé sur “l’identité nationale”
    Ce débat n’a aucun sens, mais il a au moins ce but, en tout cas une conséquence
    Débattre de l’identité nationale c’est sous-entendre que la France n’existe pas
    Il est donc nécessaire de la définir
    Or la France a une géographie: elle n’est pas n’importe quel lieu dans le monde, mais un endroit bien précis, même si l’annulation de ses frontières,progressivement, a pour but de la faire disparaître dans le grand marché mondial
    Ensuite et surtout la France a une Histoire qui,en effet, commence avec CLOVIS, qu’on le veuille ou non
    La France va de Clovis à Nicolas Sarkozy, incluant Saint Louis, François 1er, Henri IV, louis XIV, Napoléon 1er et III, les Révolutions, et les Républiques, jusqu’à De Gaule et François Mitterand
    Que sera la France de demain?
    Y a t’il une France d’après-Sarkozy? C’est cela que l’on brûle de savoir
    La réponse pour bientôt …

  2. Attention à bien manipuler des notions clés pour le débat : définition ou pas définition ?
    L’identité se définit bien (et aussi se décrit) dans les circonstances historiques et géographiques qui font une nation, comme dans les principes philosophiques et théologiques qui guident la vie sociale dans ces circonstances… Sans être trop technique sur les éléments des définitions (cf. “Raisonner en vérité” de B. Couillaud), il est important de dire, et qu’il y a bien définition, car sinon tout devient subjectif. Il y a bien aussi une forme de construction, car l’agir vertueux des personnes façonne de siècle en siècle une nation.

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