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Homosexualité : revendication du lobby gay

Désobéissance civile et objection de conscience

La page de formation d'Ichtus :

"L’Etat qui gouverne la France aujourd’hui édicte certaines lois, contraires au droit naturel et à la loi divine, auxquelles il est impossible de se soumettre. L’objection de conscience devient alors à la fois un moyen et un devoir. Mais l’objection de conscience n’est pas la désobéissance civile.

Extrait du Permanences n°439.

Une société marquée par le subjectivisme et le relativisme, refusant l’existence d’un bien ou d’un mal objectifs, ne peut envisager qu’il puisse y avoir une justification à la désobéissance à la loi positive, elle ne peut avoir une vue cohérente du rôle et des droits de la conscience.

D’une part, elle fait de celle-ci une référence autonome, donnant à la sincérité et à l’authenticité la place de la vérité l’autonomie seule paraît digne de l’homme à Rousseau comme à Kant.

Et d’autre part, elle tend, paradoxalement, à imposer un ordre arbitraire, émanation d’une soi-disant conscience collective, privée de transcendance et qui devient tyrannique.

Deux questions, distinctes bien que très liées, se posent : celle, très générale, de l’obéissance à la loi et donc de l’attitude face à la loi injuste, et celle du rôle de la conscience qui préside à l’application de principes fondamentaux à des cas particuliers.

L’obéissance à la loi

La loi naturelle s’impose à tous les actes humains, mais ses préceptes, étant très généraux, manquent de détermination. La société ne peut vivre et prospérer que par le moyen de prescriptions nombreuses et précises : ce sont les lois positives. La loi positive est donc « une ordination de la raison, découlant de la libre volonté du législateur et se surajoutant à la loi naturelle pour en déterminer l’application » [1]. Pour être légitime, la loi positive doit être conforme à la loi naturelle ou ne la violer en rien. Elle doit être ordonnée au bien commun de la société et non au bien d’un groupe ou d’un parti. Elle ne doit pas excéder le pouvoir du législateur et n’ordonner rien que de possible.

La légitimité n’est donc pas liée rigidement à l’auteur de la loi « Une loi bonne peut être portée par qui n’est pas bon » écrit saint Augustin. C’est la teneur de la loi qui importe. Le Catéchisme de l’Eglise catholique précise même « Si l’autorité politique, débordant sa compétence opprime les citoyens, que ceux-ci ne refusent pas ce qui est objectivement demandé par le bien commun » [2].

Le raisonnement qui fonde l’autorité fonde également l’obéissance. La vie sociale étant nécessaire pour le vrai bien humain, la véritable autorité crée chez les subordonnés le devoir d’obéir, devoir moral dû non pas en raison des qualités de celui qui détient cette autorité, ni même du degré de confiance qu’il inspire, mais en raison de la fonction qu’il exerce.

Loi injuste et désobéissance

Dans son livre Socrate contre Antigone [3], Thierry de VingtHanaps, abordant la question de l’attitude face à une loi injuste, commence par distinguer schématiquement deux types de lois : les lois de principes communs et les lois de principes propres.

Les lois de principes communs ont une valeur universelle, elles découlent de la loi naturelle à la manière de conclusions (épargner les prisonniers désarmés, ne pas condamner l’accusé sans l’écouter…). Ce sont des lois que tout esprit droit serait capable d’établir. Elles tiennent de la loi naturelle une partie de leur pouvoir ; on obéit au chef comme de surcroît. On est dans le domaine de la justice. Le devoir moral d’obéissance est évident.

Les lois de principes propres dérivent de la loi naturelle pour déterminer des modalités d’application (définition de taxes, détermination des peines…). On doit exiger de ces lois qu’elles ne soient pas un obstacle à l’application de la loi naturelle. L’efficacité est ici le critère principal. On est dans le domaine de la prudence. On obéit à l’autorité parce qu’elle est l’autorité et cette obéissance est due notamment à ce qui peut sembler moralement insignifiant" (suite).

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5 commentaires

  1. C’est un peu compliqué.

  2. Lumineux, même si la distinction entre participation formelle et matérielle reste fumeuse.
    Mais, concrètement, que faisons-nous ?

  3. Merci 🙂
    Les cours d’Ichtus sont toujours très intéressants

  4. « insignifiant » est bien le dernier mot de cet extrait indigeste, d’un texte apparemment mal-taillé et indigne d’un mémoire universitaire.
    je note en passant qu’après cette douche hypnotique, que l’on doit obeir. fort bien, obeissons !
    (ton d’objurgation !)
    que le lecteur obéissant aille donc se renseigner sur l’expérience de Milgram et se faire une obéissante opinion sur le comportement humain en situation inédite, lorsque la raison est mise de côté.
    et puis qu’il prenne ses responsabilités d’adulte responsable face à un attentat contre l’humain sans précédant.
    les palinodies sont de sorties, lorsque la couardise se veut vertu. que les taiseux se taisent.
    une autorité qui se détruit elle-même en commandant l’ignoble, est par là même discréditée.
    cela veut dire quelle a perdu tout crédit. toute possibilité d’être crue.
    c’est exactement ce qui arrive à l’expert en ichtyologie qui vient de redécouvrir le cœlacanthe.
    il y a un temps pour la contemplation et un temps pour l’action, l’homme prudent est un actif, la prudence n’est pas une vertu théorétique.
    vous voulez la destruction de la famille et la « déconstruction » de la filiation, oui ou non ?
    le reste c’est de la comédie.

  5. Quelqu’un (hispanophone) pourrait-il nous faire une étude sur les textes de la « Philosophie de la Résistance » du Bienheureux Joseph Anaclet Gonzáles Flores, juriste catholique martyr Cristeros ?
    http://samuelephrem.over-blog.com/article-anacleto-gonzales-flores-116057538.html
    Philosophie de la Résistance non-violente, assez proche de celle du Mahatma Gandhi (qui, à son époque, avait une cinquantaine d’années).

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