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Culture de mort : Avortement

Des gynécologues contre “l’intégrisme musulman” à l’hôpital

Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a dénoncé aujourd’hui l’intégrisme musulman qui sévit dans les hôpitaux de France :

"Deux gynécologues-obstétriciens qui donnaient leurs soins à des femmes
musulmanes qui mettaient au monde leur enfant
ont été agressés
physiquement et blessés
, dans leur service hospitalier, par les maris
de ces patientes,
au motif qu’en tant que médecins hommes ils ne
devaient pas examiner leurs femmes. Ces confrères ont porté plainte
pour coups et blessures et bien sûr nous sommes solidaires de ces
médecins (…)
Les gynécologues-obstétriciens hommes devront-ils désormais être
protégés par la police pour exercer leur métier? Devront-ils
disparaître comme les professeurs de philosophie? (…)
Un patron de l’assistance publique de Paris a été agressé physiquement par le mari d’une patiente il y a un mois environ".

Cette violence est évidemment inadmissible et condamnable. L’association des gynécoloques rajoute :

"Nous voulons attirer l’attention des pouvoirs publics, des médias ainsi
que des gens impliqués dans la communication religieuse, nous voulons
un respect de la laïcité et du droit des médecins
".

Les musulmans veulent le respect de leur religion et du droit des hommes et des femmes à la suivre…
Et le communiqué va trop loin quand on y lit :

"Nous défendrons la liberté des femmes à se déterminer sur la
contraception, l’avortement, la stérilisation sans l’avis de leur mari
".

Comment parler de liberté d’un membre du couple pour le fruit d’un acte qui se vit à deux?
Sur ce sujet précis, on ne peut que se désolidariser des médecins et rejoindre la colère des musulmans, sans cautionner les réactions violentes : la transmission de la vie concerne à parts égales le mari et la femme, le père et la mère. Faut-il rappeler que l’enfant n’est pas le fruit de la femme, mais des deux parents?  La contraception, l’avortement et la stérilisation impliquent les deux parents de l’enfant empêché de vivre ou assassiné et pas seulement la femme ou l’homme. N’enlevons sa responsabilité à personne et reconnaissons à chacun sa place.

Lahire

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6 commentaires

  1. déprimant !

  2. j’aime beaucoup la façon dont vous divisez votre réaction
    il n’est jamais agréable,pour un homme,de faire examiner sa femme par un autre homme
    même si nous savons que le regard médical n’a rien (en principe) de personnel
    c’est un peu comme la peur en avion: on sait qu’il y a trés peu d’accidents, mais celui qui a peur a du mal à se raisonner
    d’autre part, la médecine ne peut exister et se pratiquer que si l’on oblitère complètement le côté sexuel
    par contre, vous vous désolidarisez des mêmes médecins lorsqu’ils déclarent prétendre exercer une influence (c’est-à-dire un pouvoir) sur la femme,et l’opposer à son mari (ce qui est ,en réalité, ce que le mari craint lors de l’examen)
    quelle fine analyse vous faites!
    ô combien humaine et proche des réalités de la vie quotidienne!
    décidément, vous continuez à me surprendre

  3. l’avortement, la contraception et la stérilisation sont en effet, comme vous l’affirmez ,autant du ressort de la femme que de l’homme
    cela dit (je ne sais pas s’il y a des musulmans qui lisent ce blog)la récupération du discours et la tentative de scission du couple, dans ses rapports les plus intimes, peuvent venir autant de médecins hommes que de médecins femmes
    d’où la vanité de leurs craintes initiales

  4. je vous félicite de diviser votre réaction en 2 temps
    – soutien aux médecins dans l’exercice de leur métier
    -défense du couple en ne dévalorisant pas le rôle de l’homme dans l’existence du couple

  5. Oui je vous félicite aussi pour votre analyse.
    D’autant plus que même si l’islam a des côtés désagréables, ce n’est pas par l’islam que l’avortement et ses plus de 200000 morts/an sont arrivés en France.
    Le terrorisme ou la barbarie islamistes en France ont pour le moment fait nettement moins de morts que l’avortement.

  6. Cette affaire illustre en quelque sorte les propos du pape dans son discours de Regensburg.
    D’un côté une crainte irrationelle, superstitieuse, de l’autre un libéralisme éthique qui laisse la décision à l’arbitraire, tout aussi irrationnel, de la mère.
    La solution est bien dans l’union de la foi et de la raison, telle que la prône notre pape à la suite, selon lui, d’une tradition plurimillénaire.

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