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Valeurs chrétiennes : Education

Des crèches mais pas de maman

Un plan gouvernemental "petite enfance" présenté mardi prévoit d’ajouter 40000 places de crèche en 5 ans. Le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, a déclaré :

Bas "Mon ambition c’est que dans 5 ans, il y ait une solution de garde pour chaque enfant de moins de trois ans dans notre pays. Il y a actuellement 240000 enfants qui n’ont aucune solution de garde, […] sans compter les mères qui prennent un congé parental parce qu’elles n’ont pas de solution".

En lisant cette déclaration, on a l’impression qu’il faut remédier au fait que des femmes prennent un congé parental. Pauvres mamans obligées de s’occuper de leur enfant ! Vite, des crèches !! Ah, mais il n’y a pas que les crèches : le ministre compte aussi renforcer les conditions d’exercice du métier d’assistante maternelle, pour développer ce secteur. Tout est fait finalement pour séparer au plus tôt l’enfant de sa mère. Au fond, c’est un vieux principe collectiviste.

Michel Janva

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11 commentaires

  1. Et si tout cet argent servait plutôt à permettre aux femmes qui le voudraient de rester chez elles s’occuper de leur(s) enfants, une sorte de salaire maternel quoi, cela ferait certainement hurler le féministes. Car une femme au foyer est moins considérée en France qu’un RMIste…

  2. Comme d’hab, il est tout à fait noble de garder des enfants, tant que ce ne sont pas les siens…

  3. Vite Mesdames !! Formez vous à devenir assitantes maternelles officielles,(120h ce n’est pas grand choses)et puis proposez-vous dans les paroisses ou auprès de vos amies de la “Prière des Mères” ou des AFC. Comme ça des mamans obligées de travailler pourront confier leur petiots à une autre maman; catholique, bonne éducatrice, respectueuse de la vie de famille et de la Vie en général : “en de bonnes mains” quoi!
    Idem pour les mini-crèches. Il y a parmi nous des femmes qui ont absolument besoin de travailler, l’une aide l’autre. C’est un acte de charité très concret, et rémunéré à son juste prix.(C’est pas vraiment un moyen de faire fortune!!)

  4. claire , merci de votre excellente proposition ; des nounous catholiques , pourqoui de y avoir penser avant

  5. “des creches mais pas de maman” ? Votre analyse me semble bien caricaturale ! Arretons cette opposition maman qui travaille/maman à la maison si courante dans nos milieux.
    Oui, il faut des places de crèches, et des assistantes maternelles formées pour les mamans qui font le choix de travailler (ou qui sont obligées de travailler). Plutot que des “nounous” à domicile sans qualification ni encadrement, sorties d’on ne sait pas où…
    Ayant une assistante maternelle catholique, je ne peux que confirmer ce que dit Claire, et encourager des mamans à se lancer dans cette activité professionnelle qui se fait à la maison. Lancez vous, vous verrez, c’est une tres bonne solution pour la maman qui travaille à l’extérieur, et celle qui veut travailler à la maison. Un petit enfant de plus s’integre bien à la vie de la famille qui le garde.

  6. Je serais ravi de savoir quelle famille peut vivre avec un seul salaire ?
    J’ai pour ma part vécu à Paris avec un enfant et je ne vois pas comment j’aurais pu faire face aux charges si ma femme n’avait pas travaillé. Cela aurait été et est toujours impossible. Alors, oui, le salaire maternel est idéal.
    Mais il vous a peut-être échappé qu’une femme peut aussi vouloir travailler.
    Enfin, que préconisez-vous pour la reconversion professionnelle des mères aux foyer ?

  7. tout à fait d’accord avec alain21 ! arrêtez un peu vos caricatures… je suis une maman heureuse de 2 enfants, je travaille à mi-temps par choix et j’ai été bien contente d’avoir une place en crèche ! mieux vaut parfois que la maman s’absente un peu plutôt qu’elle reste à la maison et se transforme en femme acariatre. Encore une fois pas de schéma type et oui aux assistantes maternelles dignes de ce nom pour les mamans qui en ont besoin !

  8. @lost in translation
    peut être vous a-t-il échapé à vous qu’une femme peut aussi vouloir être mère au foyer, sans avoir à prendre un emploi parce qu’un salaire est insuffisant.

  9. “mieux vaut parfois que la maman s’absente un peu plutôt qu’elle reste à la maison et se transforme en femme acariatre”
    Pardonnez-moi, Matoch, mais ce type de phrase est du genre même qui, à mes yeux, soulève beaucoup de questions sur la qualité des relations conjugales de ceux et celles qui les émettent : je suis encore célibataire (et sans doute à ce titre encore idéaliste me direz-vous!), mais j’ai du mal à imaginer qu’une femme ne soit pas prête à TOUT sacrifier pour ses enfants, quand on sait à quel point la formation de leur personnalité, qui passe par mille riens, est dépendante de la présence maternelle (même si je suis bien sûr convaincue qu’en cas de stricte nécessité, la Providence supplée – mais on a, je le crains trop vite fait bien souvent à voir la stricte nécessité où elle n’est pas si réellement).
    Je ne vois pas quel travail peut-être enthousiasmant au point de sacrifier cette formation des enfants, QUE NULLE AUTRE QUE LA MERE n’a par la nature et plus encore par grâce d’état faculté d’assurer dans toute sa plénitude.
    Je m’interroge aussi beaucoup sur ce que représente aux yeux de ces femmes le père de leur enfant, et, juste conséquence, ce qu’elles risquent fort de représenter aux yeux de leur époux…
    Et pour toutes celles et ceux que je vois déjà s’insurger d’une telle remise en cause, je dirais que j’ai un métier particulièrement passionnant, qui est à mes yeux incomparablement plus qu’un métier, et je ne verrai pas quel intérêt je pourrais avoir, pour moi-même ou pour le bien commun de la société, à me marrier si je n’avais l’assurance de pouvoir transposer cet absolu du don de soi dans le cadre familial…
    Et pour moi, l’homme qui ne le désirerait pas, tout simplement ne me mériterait pas!

  10. réponse à “chercheur masqué” et à marie : je vois que vous ne lisez pas bien… j’avais pourtant exprès pesé mes mots : je n’ai absolument pas parlé des mamans qui désirent rester au foyer (j’avais bien écrit “par choix”), bien sûr qu’il faudrait une reconnaissance sociale (et donc financière) pour celles qui veulent rester au foyer mais qui ne peuvent pas financièrement. Mais en revanche, laissez à celles qui ressentent le besoin de s’évader (psychologiquement, socialement, intellectuellement) la liberté de travailler sans leur coller une étiquette “mauvaises mères”…!
    marie, je pensais à peu près comme vous avant de me marier et d’avoir des enfants… oui votre vision est idéaliste ! ce que je vous propose, c’est de passer 1 mois 24h/24 à remplacer une maman au foyer auprès de ses petits et vous comprendrez vite ! bien sûr il en existe qui s’épanouissent au foyer et tant mieux, qu’elle y restent et soient prises en compte par la société. D’autres éprouvent le besoin de travailler pour s’épanouir, cela ne veut pas dire pour autant qu’elles ne s’occupent pas de leurs enfants. J’ai choisi le mi-temps parce que justement c’était cette solution qui s’avérait être la plus équilibrée pour moi, mon mari et mes enfants ! la maman sacrifiée totalement pour ses enfants oui mais si c’est contre son gré tout le monde en pâtira ! alors arrêtons peut-être de ne voir qu’un schéma unique valide…

  11. Ce qui est condamnable de la part de ces politiques issues des Lumières , qu’elles se prétendent “de droite” ou “de gauche” c’est qu’elle sont à sens unique : elles ne veulent pas voir d’autre “humanisme” que celui qui consiste soit à subventionner le fait abominable que l’on arrache les enfants au ventre de leurs mères avant qu’ils ne soient nés , soit , dans le meilleur des cas qu’ on les éloigne au plus tôt de celles-ci.La vrai liberté consisterait au minimum de permettre aux Mamans de choisir. Encourager l’éducation naturelle au foyer prioritairement par la Maman qui dispose de toutes le qualités naturelles pour cela serait l’idéal pour l’harmonie dans la cité.Cela nous dispenserait en outre des grotesques numéros de cirques de napoléons en culottes courtes qui prétendent “rétablir l’ordre” en France sur des bases aussi pourries.

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