Des mères en colère devant la Préfecture de Lyon

Une cinquantaine de femmes se sont rassemblées devant les grilles
de la préfecture de Lyon ce matin. Ces mères de
famille voulaient interpeller, via la préfet de région, le préfet de
police de Paris à la suite de la manifestation du 24 mars. Voici la lettre lue :

"Monsieur
le Préfet,

Charlotte,
11 mois, Paul, 2 ans et demi, Cécile, 4 ans, Jade, 8 ans, Maxime, 18 mois,
Antoine 6 ans, Louis 10 ans, Vadim, 5 ans, Camille, 7 ans, Augustine, 7 ans,
Roch, 4 ans et demi, Lea, 11 ans, Arthur, 4 ans, Calixte, 8 ans, Thaïs, 5 ans
et demi, Marion, 21 mois, Samuel 6 ans et demi, Jules, 3 ans, Louise, 9 ans,
Estelle, 10 ans, Ethan, 4 ans, etc

Ceci,
Monsieur le Préfet, est la liste, trop longue et pourtant non exhaustive, des
enfants Lyonnais gazés le 24 mars dernier à Paris lors de la "Manif pour
Tous", parfois à bout portant…
Presque
10 jours se sont écoulés depuis ces faits et nous sommes là parce que, passé la
sidération, l'état de choc demeure !

Laissez-moi
vous dire qui nous sommes, Monsieur le Préfet. Nous sommes ce qu'il est convenu
d'appeler des "honnêtes citoyennes" : nous payons nos impôts, nous
n’avons pas de casiers judiciaires. A nos enfants, nous apprenons le respect
des personnes et des règles, l'importance de la parole donnée, l'amour du
travail bien fait. Nous nous efforçons d'en faire les hommes et les femmes de
demain, des citoyens conscients des responsabilités qu'ils auront dans la
société, souscrivant à leurs devoirs avant de revendiquer leurs droits. Vous l'avez
compris, Monsieur le Préfet, nous éduquons nos enfants dans le respect de
l'autorité et de l'ordre qui fondent le Bien Commun. Cet ordre et cette
autorité que vous représentez… ou que vous êtes sensé représenter.

Savez-vous,
Monsieur le Préfet, que lorsque nous passions devant un commissariat de Police
ou une caserne de Gendarmerie, à nos petits parfois intimidés par la superbe
des forces de l'Ordre, nous avions l'habitude de dire : "rassure-toi mon
enfant, ces hommes sont là pour nous protéger; entre nous et l'injustice, entre
nous et le mal, ils dressent un mur ! ".

Je
le dis au passé, Monsieur le Préfet, car les choses ont changé le 24 mars
dernier… Ce jour-là, vous avez fait de ces propos, tenus jusqu’alors avec
confiance devant nos enfants, un mensonge. Oui, ce jour-là, vous nous avez fait
mentir. Et ce jour-là, vous avez discrédité à nos yeux et aux leurs la
légitimité de votre pouvoir car vous en avez abusé.

Nous
sommes en colère, Monsieur le Préfet ! Comment ne le serions-nous pas quand nos
enfants ont été traités avec une extrême violence, quand vous avez disqualifié
notre parole de mère, quand vous avez foulé en un instant toutes les valeurs
selon lesquelles nous les éduquons ?

Monsieur
le Préfet, allons-nous devoir apprendre à nos enfants que la loi ne protège pas
toujours, que la force publique est parfois abusive et que la résistance peut
devenir la condition de la Liberté?
Nous
attendons de vous un mot, un geste qui rétablisse la confiance : nos enfants
ont été gazés alors qu'ils participaient à la Manif pour tous, une
manifestation pacifique et bon-enfant pour le retrait d'une loi dangereuse
pour notre société et leur avenir d’enfants. Dites-leur votre regret,
présentez-leur vos excuses et promettez-leur de faire remonter leur
incompréhension au sommet de l’Etat que vous représentez.

Monsieur
le Préfet, en vous en prenant à nos petits, vous
avez fait de nous des Lionnes prêtes à tout pour les défendre. Faites savoir à
qui de droit qu’on n'attise pas impunément la colère des mères !"

Prochain rendez-vous des mères en colère : jeudi. Mais ni l'heure ni le lieu ne sont pour l'instant communiqués.

17 réflexions au sujet de « Des mères en colère devant la Préfecture de Lyon »

  1. jejomau

    Mais cà ne sert à rien !!!!!!!!!!!!!! Les Français ont au pouvoir de la RACAILLE . Cette racaille HAIT les Français et leur pays. Ils sont SOCIALISTES. Et ils servent les LGBT !
    Mais il faudra quoi pour comprendre ?

  2. petokask

    @admin:
    Je me permets de poster ici une suggestion. Pourquoi ne pas mettre en page d’accueil de votre blog un agenda avec toutes les dates de “tournée” des ministres ou du président? Ça serait très pratique…

  3. free

    Surtout dites nous bien si le préfet a répondu car si ce n’était pas le cas, c’est qu’il ne faut plus faire confiance aux forces de l’ordre. Car ce serait la preuve que ces dernières, gangrénées par la FM***, sont au service de la protection des criminels, des violeurs, des terroristes, des verreux etc… etc…
    Le préfet a t’il répondu ?

  4. Walktsin

    Hier je regardais des enfants jouaient qui étaient avec nous, ils ont dit on joue à la police et aux manifestants, les policiers étaient les méchants … Ca m’a fait sourire à chaud, mais à froid ca fait peur …

  5. Sylvie

    Si demain, un petit garçon ou une petite fille âgée d’au moins 8-10 ans, se faisait enlever par un pédophile, à la sortie de l’école ou en allant faire du sport avec ses camarades, je demande aux familles qui ont vues leurs enfants gazés, le 24 mars (et que ceux-ci en sont les victimes des pédophiles), de ne plus faire confiance à la police, à la gendarmerie et à la justice pour les retrouver.
    Faites-vous justice vous-mêmes et avec les voisins, les amis, les proches, la famille retrouvez le criminel, jugez-le vous-même et ne le remettez pas aux forces de l’ordre. Enfermez-le dans un cul de basse-fosse ou dans les douves d’un château, mais surtout ne le remettez pas à la police, ni à la gendarmerie. Ils ont gazé vos enfants et vous-mêmes, ne leur faites plus confiance.
    Faites la grève de l’autorité.
    De plus, si vous emmenez vos enfants et que vous passez devant une gendarmerie ou un commissariat faites-les cracher dessus ou demandez-leur de ne plus respecter les forces de l’ordre car ils ont gazé leurs petits camarades d’école à la manifpourtous.
    Que les familles quand elles verront leurs enfants se faire racketter par des voyous à la sortie des lycées évitent d’aller se plaindre à la police ou à la gendarmerie.
    Ne plus porter plainte, ne plus fréquenter les agents de la force publique et là, ils comprendront le mal qu’ils ont fait.

  6. Saint-Plaix

    Là c’est du plus haut comique!
    Savez-vous qui est le préfet du Rhône et autres lieux?
    Jean François Carenco, l’homme lige de Borloo, ex directeur de cabinet dudit…
    Recasé là en urgence lors de la démission de Borloo…
    Un homme dont les convictions affirmées s’accordent d’abord avec la position qu’il occupe et qui n’a qu’un objectif: durer en Hollandie, comme il a su le faire en Sarkozie…
    Il a réussi à devenir l’auxiliaire précieux du maire socialiste Gérard Collomb… qui pleure tous les jours à l’Elysée pour que Paris ne rappelle pas son précieux Carenco…que la population supporte de moins en moins vu son arrogance…
    Cela en est au point que Collomb risque de perdre sa mairie de Lyon l’année prochaine!
    http://terrefuture.blog.free.fr/index.php?post%2F2013%2F02%2F13%2FItin%C3%A9raire-lyonnais%E2%80%A6-d%E2%80%99un-%22salaud%22-sartrien
    Alors vous pensez bien que Collomb ne va pas aller soutenir les manifestants contre les agissements du pouvoir en place auquel il veut faire allégeance!
    Il ne cherche qu’à lui donner des gages ce petit..

  7. Dritani

    C’est le même marteau qui frappe mais on lui a raccourci le manche, disait Napoléon, lors de la création des préfectures. Le préfet c’est l’Etat. Les doléances des Lyonnes sont plus que légitimes.

  8. Philippe

    Pourquoi ne pas fabriquer et dresser une stèle ou quoi que ce soit équivalent en mémoire des enfants gazés par l’ordre de Manuel Gaz ?
    Demandons à toutes les mères qui ont eu un enfant gazé, le prénom et l’age de l’enfant.
    Puis faire une cérémonie sur les Champs ou place de l’étoile, le 24 avril à 16 heures, puis le 24 mai, le 24 juin, le 24 juillet …
    Quand on voit les réactions outrées des socialistes quand on parle d’enfants gazés, ce serait un grand moment.

  9. PK

    @ Judith,
    Il est certain que tous les flics n’ont pas agi comme les voyous du 24…
    Il n’empêche qu’aujourd’hui, dans le doute, un flic, n’est pas potentiellement notre ami… donc on se protège par précaution.
    D’autre part, très peu – à part un ou deux témoignage ici sur le SB – ont réagi pour dénoncer cette ignominie… et donc qui ne dit rien consent !
    Alors, oui, certains flics sont sans doute bien mais on aimerait les entendre se désolidariser de ces sal… du 24 ! Pour le moins…

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