Des juristes d'une quinzaine de pays mettent en garde les parlementaires

Des juristes de plusieurs pays ont adressé aux parlementaires français un texte plein de références aux conventions internationales, dont voici un extrait :

"Nous, juristes du monde, appelons contre le danger de réification des
enfants à adopter.
Depuis la Déclaration de Genève de 1924 sur les
droits de l'enfant jusqu’à la Convention de New York relative aux droits
de l'enfant du 20 novembre 1989 et la Convention de La Haye sur la
protection des enfants et la coopération en matière d'adoption
internationale du 29 mai 1993, le droit universellement consensuel
repose sur trois fondamentaux convergents : d'une part, la famille est
formée d’une mère et d’un père, d'autre part, l’enfant a droit à
une famille, enfin, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être garanti
par la société.
[…]

L'humanité
ne procède pas de la génération spontanée ni du clonage des êtres
humains. L'humanité est une famille de familles.
La sauvegarde de
l'humanité passe donc par la protection de son origine, l'union d'une
femme et d'un homme, et de son cadre, la famille. […]

Une mère et un père, un droit fondamental pour l’enfant. La famille est pour l’enfant la condition de « l'épanouissement harmonieux de sa personnalité »
(principe 6 de la Déclaration des droits de l’enfant du 20 novembre
1959). Le lien de causalité que font ces textes entre le « besoin d’amour » de l’enfant et le fait de « grandir sous la responsabilité de ses parents »
est fondamental (principe 6 précité). Au-delà du droit de l’enfant à sa
famille naturelle, autant qu’il est possible, est consacré un droit de
l’enfant sans famille à une mère et un père adoptifs.

Ce
droit se traduit dans la Déclaration du 3 décembre 1986 sur les
principes sociaux et juridiques applicables à la protection et au
bien-être des enfants selon un enchaînement admirable qui mérite d’être
cité. Si l'enfant ne peut être élevé par ses parents naturels, il faut
envisager de le confier à une « autre famille de remplacement » (article 4), car « le but premier de l'adoption est de procurer une famille permanente à l'enfant que ses parents naturels ne peuvent prendre en charge » (article 13)." Lire la suite.

4 réflexions au sujet de « Des juristes d'une quinzaine de pays mettent en garde les parlementaires »

  1. BRION Jean.jpgerre

    Pour répondre à Jérome Comino.
    Deux pays ont légiféré positivement pour le mariage gay: Argentine et Uruguay. Et cela tout récemment.
    Dommage qu’il n’y ait pas l’avis de magistrats des pays ayant légiféré dans cette matière et parfois depuis quelques années.

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