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France : Société

Demain, hommage national à nos soldats morts en Afghanistan

Auparavant, le chef des Armées, Nicolas Sarkozy, a accueilli les corps des 7 militaires français tués en Afghanistan la semaine dernière au cours d'une cérémonie plongée dans l'intimité des familles :

"Les corps des sept soldats français tués la semaine dernière en Afghanistan ont été rapatriés ce lundi en France, où Nicolas Sarkozy s'est rendu à l'aéroport d'Orly pour leur rendre hommage.

Des honneurs funèbres militaires leur ont été rendus lors d'une cérémonie qui s'est déroulée dans la plus stricte intimité en compagnie des proches des victimes, du chef de l'Etat, du Premier ministre François Fillon et du ministre de la Défense Gérard Longuet".

Demain mardi, le chef de l'Etat présidera la cérémonie aux Invalides. Et la presse se rattrape :

"TF1 et France 2 retransmettront mardi en direct des Invalides la cérémonie d’hommage national aux soldats tombés en Afghanistan. TF1 a bouleversé ses programmes, pour proposer une émission spéciale en direct des Invalides dès 10H20, présentée par Jacques Legros, avec Michel Scott. France 2 prendra l'antenne en direct à 10H30 pour retransmettre l'événement, avec une émission spéciale de la rédaction présentée par Marie Drucker et Pierre Servent".

Nous avons trop souvent souligné le silence national autour de nos morts, de la mort de ces soldats qui donnent leur vie pour autrui. Nous avions rappelé aussi qu'il n'y avait pas de plus grande preuve d'amour que cela. Nous avions joint notre voix à ceux qui ont été choqués par le traitement médiatique autour de retours d'Afghanistan (ici et )… Nous pourrions mégoter sur l'absence de cortège, de place pour les quidam et le peuple de France dans le programme de ces cérémonies.

Mais, ce serait indécent : il y a 5 jours, rien n'était prévu et l'idée même d'un hommage national – qu'il reste à définir quand même – n'avait effleuré l'esprit de pas grand monde. Alors quand on regarde ce qui se prépare en si peu de temps pour cet évènement, même en période pré-électorale, deux mots suffisent avant que le silence de circonstance ne retombe : chapeau et merci à Nicolas Sarkozy et à tous ceux qui ont rendu cela possible.

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